GUERIN BADGE DATE LIMITE

Il reste sept jours avant la date limite des transactions 2026 de la LNH, le 6 mars à 15 h (HE), et le LNH.com vous rapporte toutes les nouvelles importantes, les rumeurs et les analyses d'ici là.

Wild du Minnesota

Bill Guerin avait à l’esprit que la date limite des transactions approchait lorsqu’il était en Italie pour le tournoi de hockey masculin des Jeux de Milano Cortina, mais le DG des États-Unis et du Wild du Minnesota n’a pas négocié pour autant avec ses homologues de la LNH.

« On a eu des discussions informelles, mais en groupe. On n’a pas vraiment amorcé de négociations, a-t-il indiqué sur les ondes de la radio KFAN 100,3 au Minnesota jeudi. On était concentrés sur ce qui se passait devant nous. »

Guerin a déjà fait un grand coup cette saison en faisant l’acquisition de Quinn Hughes des Canucks de Vancouver en échange de Marco Rossi, Zeev Buium, Liam Ohgren et un choix de premier tour le 12 décembre dernier. Hughes a récolté 35 points (trois buts, 32 aides) en 27 matchs avec le Wild depuis la transaction.

L’équipe de Guerin (35-14-10) pointe au second rang du classement de la section Centrale, à cinq points de l’Avalanche du Colorado et du premier rang.

« On a du travail à faire. On a de grands objectifs et on va améliorer notre équipe si on en a l’occasion », a conclu le DG.

Mammoth de l’Utah

Le DG du Mammoth de l’Utah, Bill Armstrong, s’attend à voir le marché des transactions s’activer plus tardivement cette année en raison du grand nombre d’équipes encore dans la course aux séries.

« La prise d’information continue pour plusieurs équipes, a-t-il soulevé dans une entrevue avec LNH.com vendredi. Je crois que certaines d’entre elles pencheront vers le camp des vendeurs si elles perdent quatre matchs de suite dans la prochaine semaine. Ces équipes attendront aussi longtemps qu’elles le peuvent avant de prendre une décision. C’est pourquoi vous ne voyez pas beaucoup d’échanges depuis la reprise des activités.

« Tout le monde s’attendait à ce que les directeurs généraux aient discuté pendant les Olympiques et officialisent des échanges à la fin du gel, mais ce n’est pas ce qui s’est produit. Je crois que plusieurs équipes attendent de voir les résultats de leurs cinq prochains matchs. »

Armstrong a d’ailleurs affirmé qu’il n’allait pas convoiter de joueurs de location d’ici vendredi prochain.

Le Mammoth détient la première place de quatrième as dans l’Ouest, un point devant le Kraken de Seattle et le huitième rang.

Blackhawks de Chicago

Le vétéran défenseur Connor Murphy vit des émotions partagées à l’idée de la fin possible de son association avec les Blackhawks, qui pourraient l’échanger d’ici vendredi prochain.

« J’aimerais rester ici, mais j’aimerais aussi participer aux séries éliminatoires, a-t-il confié au Sun Times vendredi. Je ne peux vous donner de réponse claire quant à ce que je veux. Dans tous les cas, je serai déçu d’un aspect.

« Ça fait neuf ans que je pense à une participation aux séries avec les Blackhawks, à notre développement comme équipe et aux manières dont je peux être un meilleur leader, un meilleur coéquipier. C’est une drôle de situation. Il est intéressant de voir à quel point le côté business peut venir changer les plans. »

Murphy n’a participé aux séries qu’une fois avec Chicago. C’était en 2020, dans la bulle établie en raison de la pandémie de COVID-19. Les Blackhawks avaient été éliminés par les Golden Knights de Vegas au premier tour.

Chicago (22-27-9) accuse présentement 10 points de retard sur le Kraken de Seattle et le dernier rang donnant provisoirement accès aux séries dans l’Ouest.

Flames de Calgary

Nazem Kadri et Blake Coleman sont conscients qu’ils pourraient changer d’adresse.

Kadri, qui mène les Flames avec 39 points (10 buts, 29 passes) en 56 matchs, a révélé avoir discuté de sa situation avec le directeur général Craig Conroy.

« Nous avons eu des discussions à l’interne, a dit Kadri. Je vais garder pour moi la teneur des propos, mais oui, nous avons communiqué. C’est ce qui est bien : les lignes de communication sont ouvertes et chaque partie peut savoir où l’autre en est. »

Le joueur de centre de 35 ans aurait une liste de 13 équipes où il ne veut pas être échangé, selon Sportsnet. Il doit encore écouler trois saisons à son contrat de sept ans et 49 millions $ (salaire annuel moyen de 7 millions $) signé avec les Flames le 18 août 2022.

Coleman a lui aussi eu des discussions avec Conroy au sujet de son avenir.

« Ce qui est bien avec "Conny", c’est qu’il a déjà vécu cette situation (comme joueur), a-t-il dit. Il a été à ma place et il a déjà été dans un vestiaire. Il y a un grand respect mutuel et une compréhension de la situation des deux côtés. Je pense que les deux camps s’apprécient, mais c’est simplement la réalité de la situation dans laquelle nous sommes. »

Coleman s’est entraîné avec un chandail interdisant les contacts mercredi, une première depuis qu’il a subi une blessure au haut du corps dans la défaite de 4-1 contre les Bruins de Boston le 8 janvier. Il a amassé 21 points (13 buts, huit passes) en 44 matchs et il est le deuxième meilleur buteur des Flames, derrière Matt Coronato (14).

Ces deux joueurs apporteraient énormément d’expérience à une équipe qui les acquerrait. Kadri a gagné la Coupe Stanley avec l’Avalanche en 2022, tandis que Coleman a fait partie des éditions championnes du Lightning de Tampa Bay en 2020 et 2021.

Les Flames (23-27-6) ont 11 points de moins que le Kraken de Seattle et la deuxième place de quatrième as dans l’Ouest. Ils vont rendre visite aux Sharks de San Jose jeudi (22 h HE; SN1, NBCSCA).

Canucks de Vancouver

Tyler Myers a été rayé de la formation des Canucks mercredi avant leur défaite en prolongation de 3-2 contre les Jets de Winnipeg. L’équipe a annoncé qu’elle avait pris cette décision pour des « raisons de gestion de la formation ».

« J’ai appris hier soir que c’était une possibilité, puis on m’a dit après l’entraînement matinal que j’allais devoir me débrouiller sans lui, a expliqué l’entraîneur Adam Foote après la rencontre. C’est le moment de l’année où ce genre de chose survient, et il faut être prêt à ça. C’est ainsi que ça se passe. Ça vient avec la date limite des transactions (le 6 mars). Nous étions au courant que ç pouvait se produire, et c’est notre travail d’apporter des ajustements. »

Le défenseur de 36 ans écoule la deuxième année d’un contrat de trois saisons d’une valeur de 9 millions $ (moyenne annuelle de 3 millions $) signé avec les Canucks le 27 juin 2024.

Les Canucks (18-33-7) n’avaient pas encore annoncé de transaction impliquant Myers lorsque le match a pris fin, mais les joueurs de l’équipe de dernière place dans l’Association de l’Ouest savent très bien que des mouvements de personnel sont à prévoir d’ici la date limite.

« C’est ce moment de l’année où, pour les équipes qui se trouvent dans une situation comme la nôtre, des décisions sont prises par la direction, et c’est évidemment le cas ici, a noté l’attaquant Evander Kane. Il faut se concentrer sur la tâche à accomplir, et y aller une journée à la fois. Il ne reste plus beaucoup de temps d’ici la date limite, alors les choses peuvent débouler très rapidement, et les gars ne sont pas naïfs, ils connaissent la situation de l’équipe et de certains joueurs en particulier. Il faut être prêts mentalement. Nous devons agir en professionnels, et peu importe les rumeurs, jusqu’à ce que quelque chose se produise, il y a un travail à accomplir. »

L’attaquant Brock Boeser parlait lui aussi comme si une transaction impliquant Myers était inévitable.

« Il est une voix tellement importante dans notre vestiaire, a confié Boeser sur les ondes de Sportsnet. Il est un grand leader, et ça craint de le perdre. Il est tellement un bon gars, un gars qui est très bon avec les jeunes joueurs et pour tout le monde dans l’entourage de l’équipe. Personnellement, je crois qu’il mérite la chance de jouer pour une équipe qui peut gagner la Coupe, et j’espère simplement qu’il va choisir la bonne équipe.

« Nous savons ce qui va se produire, c’est la position dans laquelle nous nous trouvons. Ils vont échanger des joueurs et obtenir le plus gros retour possible. Alors oui, c’est triste, mais ça fait partie de notre réalité. »

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