Tavares dejected for TOR Dubas-Keefe column

TORONTO - Le directeur général des Maple Leafs de Toronto Kyle Dubas a rencontré le président de l'équipe Brendan Shanahan vers la fin de l'été afin de discuter de la possibilité de prolonger son contrat au-delà de la présente saison.

On lui a dit que ça n'allait pas se produire tout de suite. Que la décision allait suivre après la campagne, tout dépendant si les Maple Leafs remportent ou non une série éliminatoire de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 2004.
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Le sort de Dubas sera donc étroitement lié aux performances de la formation torontoise cette saison et le DG n'est pas le seul à se retrouver dans ce genre de situation. Ça pourrait également être le cas de l'entraîneur Sheldon Keefe et même de certains joueurs du noyau des Maple Leafs.
Dubas affirme que ça lui convient très bien.
« Ça ne me dérange pas du tout de passer au travers la saison, qu'on m'évalue en fonction de ce qui se passe cette saison et de vivre ensuite avec la décision qui sera prise, a déclaré Dubas, mercredi, à l'occasion de la première journée du camp d'entraînement. Je crois en notre groupe et je sais ce dont nous sommes capables.
« Dans cette organisation, nous parlons constamment de la nécessité de rendre des comptes. C'est la même chose en ce qui concerne le poste que j'occupe. Je m'attends évidemment à ce qu'on me juge en fonction des cinq années qu'ont duré mon contrat. J'ai reconnu clairement que nous n'avons pas fait le boulot à la fin de la dernière saison.
« J'aimerais mieux qu'on me juge à la toute fin de la durée de mon contrat, de toute manière. »
Les Maple Leafs ont été une des meilleures équipes en saison régulière depuis que Dubas a remplacé Lou Lamoriello au poste de DG, le 11 mai 2018. L'équipe affiche un dossier de 171-88-31, le cinquième dans la LNH durant cette période, et a participé aux séries à chacune des quatre saisons depuis, mais elle n'est jamais allée plus loin que le premier tour éliminatoire, s'inclinant à l'occasion d'un septième match à chaque fois.
La saison dernière, la formation torontoise a signé 54 victoires et récolté 115 points, deux sommets dans l'histoire de l'équipe, mais a été éliminée dès la première ronde des séries quand elle a subi la défaite à l'occasion des sixième et septième affrontements de la série contre le Lightning de Tampa Bay.
Keefe, qui a remplacé Mike Babcock au poste d'entraîneur le 20 novembre 2019 après le congédiement de ce dernier, en est à la première année d'un nouveau contrat de deux ans qu'il a accepté le 1er octobre 2021. L'entente sera échue à l'issue de la saison 2023-24, mais si Dubas ne survit pas à la présente campagne, l'avenir de Keefe sera précaire lui aussi; rarement les équipes conservent-elles les services de leur entraîneur si elles changent de directeur général.
« Le mot-clé est 'concentration', a noté Keefe. Il faut se concentrer sur l'objectif ultime, qui est de remporter la Coupe Stanley. C'est donc là-dessus, et seulement là-dessus, qu'on se concentre. »
« Notre but est de remporter quatre séries, pas seulement une », a dit Dubas.
Le passé des Maple Leafs nous rappelle que tout cela est bien plus facile à dire qu'à faire, surtout avec le groupe de joueurs actuel, qui n'est jamais allé au bout de son potentiel en séries.
Les attaquants Auston Matthews, Mitchell Marner et William Nylander, ainsi que le défenseur Morgan Rielly - tous des choix de repêchage des Maple Leafs - n'ont toujours pas remporté une seule série éliminatoire ensemble en six essais avec Toronto depuis 2017. Le joueur de centre John Tavares, qui a signé un contrat avec les Maple Leafs à titre de joueur autonome avant la saison 2018-19, a été impliqué dans les quatre dernières éliminations des séries. Ça n'empêche pas Dubas et Keefe de miser sur le fait que ce noyau est sur le point d'y aller d'une percée.
« Ils croient en nous, nous croyons en eux, a affirmé Marner. Maintenant, c'est à nous de montrer qu'ils ont raison de croire en nous. Nous avons une excellente équipe et nous croyons en nous. »
Outre le sort qui attend peut-être le DG et l'entraîneur, les spéculations vont bon train en ce qui concerne l'avenir de Matthews.
L'athlète de 25 ans, qui a remporté le trophée Hart la saison dernière à titre de joueur le plus utile à son équipe dans la LNH après avoir marqué 60 buts, un record d'équipe, a encore deux saisons à faire à l'entente de cinq ans d'une valeur de 58,17 millions $ qu'il a acceptée le 5 février 2019. Son salaire annuel moyen (SAM) s'élève à 11,634 millions $.
Marner (SAM 10,903 millions $) et Tavares (SAM 11 millions $) sont tous deux sous contrat pour trois ans encore. Nylander (SAM 6,9 millions $) a encore deux années à faire.
« Nous allons avoir énormément de marge de manœuvre par rapport au plafond (salarial de la LNH) quand [les contrats de] Auston, Mitch, William et John seront tous échus, a indiqué Dubas. C'est à nous de mettre en place un milieu où les joueurs de premier plan voudront rester ici parce qu'ils savent qu'on peut les y pousser à atteindre leur plein potentiel et avoir une chance de gagner. »
Matthews comprend qu'on puisse s'intéresser à ce que l'avenir à long terme lui réserve, mais il fait remarquer qu'il ne pourrait pas signer un nouveau contrat, même s'il le voulait, avant 10 mois. Dans ce contexte, il a affirmé qu'il ne discutera pas publiquement de son statut contractuel d'ici la fin de la présente saison, bien qu'il ait assuré avoir un attachement particulier pour l'équipe et la ville.
« J'adore jouer à Toronto, a-t-il dit. C'est ici que je me sens chez moi depuis un bon moment maintenant. »
Il n'y a aucune incertitude quant aux performances que Matthews offrira sur la glace. La saison dernière, il est devenu le premier joueur né aux États-Unis dans l'histoire de la LNH à marquer 60 buts en une saison, et rien n'indique que le premier choix du repêchage 2016 de la LNH est sur le point de ralentir.
Marquer des buts ne représente pas un souci à Toronto, équipe qui a pris le deuxième rang dans la LNH la saison dernière avec une moyenne de 3,80 filets par rencontre, derrière les Panthers de la Floride (4,11). La formation est toutefois moins solide devant le filet.
Jack Campbell a affiché un dossier de 51-14-9 avec une moyenne de buts alloués par match de 2,50, un taux d'efficacité de ,916 et sept blanchissages en 77 matchs (75 départs) avec Toronto au cours des trois dernières saisons avant de signer un contrat de cinq ans avec les Oilers d'Edmonton, le 13 juillet. Le sort de l'équipe au poste de gardien de but repose maintenant sur les épaules de Matt Murray et Ilya Samsonov, qui ont tous deux connu des difficultés la saison dernière.
Murray a dû composer avec différentes blessures ces deux dernières saisons avec les Sénateurs d'Ottawa, et il a enregistré une fiche de 15-25-3 avec une moyenne de 3,23, un pourcentage d'arrêts de ,899 et trois jeux blancs en 47 rencontres (45 départs). Samsonov a connu des hauts et des bas avec les Capitals de Washington la saison dernière et il a complété la campagne avec un dossier de 23-12-5, une moyenne de 3,02, un taux d'arrêts de ,896 et trois blanchissages en 44 matchs (39 départs).
Murray, qui a joué pour les Greyhounds de Sault-Sainte-Marie dans la Ligue de hockey de l'Ontario de 2012 à 2014 quand Dubas était le DG et Keefe, l'entraîneur, a subi son examen médical mercredi et il s'est dit fin prêt à entreprendre la campagne. Keefe a indiqué que les deux gardiens obtiendront beaucoup de temps de jeu lors des matchs préparatoires.
« Les rapports entre partenaires au poste de gardien sont un élément crucial, a souligné Murray. Nous devons nous pousser l'un l'autre à faire le mieux possible et aussi se soucier du bien-être de l'autre. »
Pour leur part, les joueurs comprennent qu'un remaniement important pourrait avoir lieu si l'équipe s'effondre encore au printemps. Dans cette optique, on a demandé à Jake Muzzin si le temps était venu pour l'organisation des Maple Leafs de mettre fin aux belles paroles et de passer à l'action.
Le défenseur n'a eu besoin que de quelques mots pour résumer ce qui attend la formation torontoise cette saison :
« C'est le temps. »