« On m'a remercié », a rappelé Cassidy jeudi, deux jours après avoir été embauché comme entraîneur par les Golden Knights, lui qui avait été congédié par les Bruins de Boston le 6 juin.
« Je ne suis pas là pour chercher à me venger, a-t-il affirmé. Je veux simplement me prouver à moi-même que je suis capable de faire le travail et de gagner, mais surtout de gagner en séries. Alors il y a un peu de ça.
« Ce n'est pas quelque chose qui va me consumer chaque jour, loin de là. Lorsque vous passez si près de remporter la Coupe, ça vous trotte toujours dans la tête, et vous voulez terminer le travail. C'est assurément ma mentalité à ce stade de ma carrière. »
À LIRE AUSSI: Cassidy devient l'entraîneur-chef des Golden Knights
Cassidy remplace Peter DeBoer, congédié le 16 mai après que les Golden Knights (43-31-8) eurent conclu la saison à trois points des Predators de Nashville et de la deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries dans l'Association de l'Ouest.
Le pilote de 57 ans a compilé une fiche de 292-155-53 avec neuf verdicts nuls en 509 matchs dans la LNH au cours de huit saisons avec les Capitals de Washington et les Bruins.
Cassidy a maintenu une fiche de 245-108-46 avec Boston et un dossier de 36-37 en séries, incluant un revers en sept rencontres face aux Blues de St. Louis en finale de la Coupe Stanley en 2019.
Le directeur général de Vegas Kelly McCrimmon a expliqué que la constance des équipes dirigées par Cassidy sur les unités spéciales a joué un rôle dans son embauche. À ses cinq dernières saisons à Boston, l'infériorité numérique des Bruins a terminé à l'extérieur du top-10 de la LNH une seule fois (égalité au 16e rang en 2018-19), et idem pour le jeu de puissance (à égalité au 15e rang cette saison).
Les Golden Knights ont terminé au 21e échelon de la LNH en infériorité numérique (77,4 pour cent) et en 25e place en supériorité numérique (18,4 pour cent) cette saison.
« Il y a différentes équipes et différents entraîneurs qui, avec le bon personnel ou au cours de la bonne saison, affichent un très bon jeu de puissance ou une très bonne unité d'infériorité numérique, avec l'une des deux unités spéciales qui peut être largement meilleure que l'autre, a souligné McCrimmon. Dans le cas de Bruce, il a de manière constante dirigé de très, très bonnes unités d'infériorité numérique et de très, très bons jeux de puissance au cours d'une longue période. C'est très important pour nous.
« Ça a fait partie du processus décisionnel, ce que nous jugeons comme les forces de Bruce et la manière dont elles peuvent s'appliquer à notre équipe. »
Cassidy a discuté de ce qui a fonctionné pour lui du côté de l'avantage numérique.
« Habituellement, on voit au moins quatre attaquants et un défenseur sur le jeu de puissance, alors j'ai toujours senti que la grande partie du jeu devait passer par ces quatre attaquants, a-t-il expliqué. Ils sont plus à l'aise autour du filet, ils veulent avoir la rondelle près du filet, ce sont des joueurs de premier plan qui doivent avoir la rondelle autour du filet. Ça génère beaucoup d'offensive, et ça peut se transposer à 5-contre-5. C'est toujours la première chose que nous tentons de faire.
« Chaque jeu de puissance a ses options, alors nous voulons que nos options se trouvent le plus près possible du filet. Nous allons nous assurer de bâtir là-dessus, en fonction des forces de chacun. »
Il s'agit d'une deuxième association pour Cassidy avec le président des opérations hockey de Vegas George McPhee. En 2002, McPhee, qui était alors directeur général des Capitals, a embauché Cassidy comme entraîneur. Cassidy, qui a présenté un dossier de 47-47-7 avec neuf verdicts nuls avec Washington, a déclaré qu'il avait transmis un message à McPhee lors de sa plus récente embauche.
« J'ai dit à George que j'allais réussir cette fois, a-t-il révélé. Je n'ai que de bonnes choses à dire au sujet de George, j'ai beaucoup de respect pour ce qu'il a accompli dans la LNH, et surtout ici à Vegas. Je suis très enthousiaste. »