Je n'ai jamais été quelqu'un qui pense au futur comme ça donc, du coup, je me concentre sur la journée d'entraînement, la rencontre d'équipe et puis demain ce sera le match. Je n'ai pas le temps de trop m'exciter parce que je ne pense pas comme ça.
Face aux Sharks, mon rôle va être la même chose que contre les Kings. On a un trio qui veut jouer dans la zone offensive, mais qui va être utilisé beaucoup contre les grosses lignes en zone défensive. Du coup, ça ne me dérange pas. Tant qu'on fait le travail pour l'équipe et que ça repose nos premières lignes pour qu'elles puissent après faire le travail.
Si on se retrouve à jouer contre la quatrième ligne, ça va être une bataille et ça va être d'être la ligne qui crée le plus de momentum. Le but, ce n'est pas spécialement d'essayer de marquer à chaque présence, le but c'est de ramener de l'énergie à toute l'équipe.
L'ambiance au T-Mobile Arena risque d'être incroyable. Je suis persuadé que les partisans peuvent encore nous surprendre et élever ça d'un cran. C'est fou de voir à quel point ils ont réussi tout au long de l'année à graduellement monter et monter. Tu te dis là c'est déjà incroyable, ce sont les séries. Le match dans lequel nous avons joué cinq périodes, les gens étaient debout durant la moitié de la période.
Le plus cool dans cette patinoire, c'est que la quantité de gens qui sont sur leur portable est vraiment limitée parce qu'il y a tellement un spectacle incroyable, les gens aiment tellement, qu'ils ne sont pas sur leur portable. Du coup, ils font plus attention au jeu et ils sont plus vifs pour réagir. Puis après, c'est une ambiance de fou, ils font ça bien.
Si tu n'arrives pas à t'amuser quand t'es dans un endroit comme ici... La vie est belle en dehors de la glace et sur la glace, on a la chance de pouvoir s'entendre et de bien jouer ensemble. Si t'arrives pas à t'amuser maintenant, arrêtes le hockey sur glace!
À la fin de l'histoire, peu importe la carrière, on est tous des enfants qui, un jour, ont mis une paire de patins et pris une crosse et qui se sont dits : « Ça, c'est génial ». Ça s'arrête là. Trente ans plus tard, j'en suis toujours au même endroit : je mets mes patins, je prends ma crosse et je me dis « ça c'est génial ».