Quand ils ont commis des erreurs, Samuel Montembeault s’est chargé de les corriger. À son premier départ depuis qu’il a signé une prolongation de contrat de trois ans, le portier québécois s’est fait plaisir en effectuant deux brillants larcins aux dépens du pauvre Alex Wennberg au premier tiers.
« Sam nous a gardés dans le match, a souligné Monahan. C’est ce qu’il fait depuis le début de l’année. C’était plaisant de le revoir devant le filet, ça nous donne de la confiance. »
La foule l’a célébré à quelques reprises avec des « Let’s go Monty! » que l’on entendait résonner au Centre Bell pour la première fois. Un chant qui pourrait devenir une tradition dans les prochaines années, qui sait?
« J’ai vécu beaucoup d’émotions dans les derniers jours, a affirmé Montembeault. Je voulais mettre (la signature de mon contrat) derrière moi rapidement et prouver que je méritais mon contrat. […] J’ai entendu les chants, c’est toujours le fun. La foule était vraiment bruyante ce soir. »
Léger relâchement
Le gardien du CH a cédé à deux occasions sur les 33 tirs dirigés vers lui dans des situations plutôt complexes. La première, contre Jared McCann à 14:05 de la deuxième, est survenue au terme d’une très longue présence de 2:56, interrompue par un dégagement refusé, du quintette devant lui.
Puis, Vince Dunn l’a battu d’un boulet de la pointe lors d’un avantage numérique à 4:49 du dernier tiers, réduisant du même coup l’écart à 3-2. Peu habitués à protéger de grandes avances, les hommes de St-Louis ont paru nerveux à partir de ce moment et ont laissé le Kraken imposer son rythme en deuxième moitié.
« J’ai trouvé qu’on était en plein contrôle en première et en deuxième, a analysé St-Louis. Leur premier but où on s’est fait prendre dans notre territoire a changé un peu le momentum. En général, on a longtemps été en contrôle, et ça prend parfois des arrêts pour le garder. »
Il aura fallu attendre que Philipp Grubauer, auteur de 26 arrêts, déserte son filet au profit d’un sixième patineur en fin de rencontre pour qu’Anderson enfonce le dernier clou dans le cercueil des visiteurs avec un long tir en provenance de sa zone.
« Je me sens soulagé, c’est certain », a assuré le gros no 17.
Audition réussie pour Slafkovsky
Le pilote montréalais semble avoir choisi le bon moment pour tenter une nouvelle fois de réunir Juraj Slafkovsky au vieux couple formé par Nick Suzuki et Cole Caufield. L’expérience avait été tentée au début du mois de novembre, sans trop de succès. Il a presque tout fait oublier, lundi.
« Je me sens de mieux en mieux tous les matchs, a-t-il assuré. Il y a eu quelques embûches au début de la saison, mais je m’améliore avec le temps. »
Cette fois, le gros Slovaque joue avec suffisamment de confiance pour suivre les deux vedettes du club. Le trio a été l’un des plus menaçants du Tricolore tout au long de la soirée, et l’implication physique de Slafkovsky a bien servi ses deux nouveaux compagnons.
« Si tu ne bouges pas tes pieds, c’est dur d’utiliser ton corps, a ajouté St-Louis. Slaf anticipe très bien le jeu et il arrive à temps, alors il peut jouer de façon physique. Il a fait du bon travail dans cet aspect. »