luke tuch chaumont

MONTRÉAL – Luke Tuch a reçu un cadeau de la part de Pascal Vincent. Un cadeau qu’il n’avait pas envisagé.

« Pascal m’a parlé après notre premier entraînement. Il m’a pris à l’écart pour m’expliquer qu’il voulait que je porte le « C » pour le tournoi des recrues. J’ai répondu : ‘’pour les deux matchs?’’ Il m’a dit oui. »

À son casier dans le vestiaire des Canadiens après ce revers de 4-1 contre les espoirs des Maple Leafs de Toronto, dimanche, au Centre Bell, Tuch avait encore le sourire dans le visage en racontant ce qu’il a ressenti en jouant ce rôle.

« C’était un moment incroyable, a dit l’ailier de 23 ans. Je suis vraiment reconnaissant, c’est un privilège de porter le « C ». Je ne sais pas si je le méritais, mais quand tu peux porter cette lettre sur un chandail des Canadiens de Montréal, c’est spécial.

« Je représentais plus que moi ou ma famille, je représentais la ville de Montréal. Même si c’était juste un match des recrues, je l’ai fait avec fierté. Ça représente beaucoup pour moi. Il y avait 21 000 partisans pour nos deux rencontres. »

Tuch, un choix de deuxième tour (47e) du CH en 2020, a agi comme capitaine pour les matchs contre les Jets de Winnipeg et les Maple Leafs, alors qu’Adam Engström et Owen Beck ont chacun hérité d’un « A ».

« Je n’ai pas demandé de garder le chandail, a lancé Tuch en riant. Je crois qu’ils retireront le « C » assez rapidement après nos deux défaites. »

S’il a décrit ses deux matchs comme des performances correctes de sa part, mais sans plus, Tuch gardera en tête un moment unique lors du premier match face aux Jets.

« C’était fou, surtout pour le match de samedi soir, a affirmé le numéro 88. Ils ont fait la vague pendant près de dix minutes. Nous avions de la misère à entendre les entraîneurs au banc. Ma mère m’en a parlé après la rencontre. Elle m’a demandé si je l’avais remarqué. Je ne pouvais pas l’ignorer. C’était vraiment cool. Je ne crois pas qu’il y ait un endroit dans la LNH où tu peux retrouver une telle ambiance pour une rencontre des recrues. Il y avait plus d’ambiance que dans plusieurs amphithéâtres pour un match de saison. »

Des liens avec Tim Connolly et Craig Rivet

En conférence de presse, Pascal Vincent a glissé quelques mots au sujet de Tuch.

« Luke est un joueur honnête, a affirmé l’entraîneur du Rocket de Laval. Il fait les choses simples. Il sait ce qu’il est. Il est plus vieux. Il est bon en échec avant, il fonce au filet et il bloque des tirs. Ça sonne simpliste, mais c’est difficile de le faire avec constance. C’est un travail important. Des joueurs comme lui sont importants en séries. Il est aussi très sérieux. »

À sa première saison complète l’an dernier à Laval, Tuch a obtenu 14 points (6 buts, 8 passes) en 44 matchs. Il avait joué quatre ans avec les Terriers de l’Université de Boston avant de se joindre au Rocket. Dans la NCAA, il a été capitaine adjoint à ses deux dernières saisons.

Tuch n’a pas à chercher trop loin dans son entourage s’il veut s’inspirer. Son grand frère, Alex, a déjà 536 matchs derrière la cravate dans la LNH avec les Golden Knights de Vegas et les Sabres de Buffalo. Luke, quant à lui, rêverait de jouer un premier match avec le CH.

« J’ai grandi à Syracuse, j’étais un partisan des Sabres dans mon enfance, a-t-il rappelé. Mon voisin était Tim Connolly, un ancien des Sabres. Je suivais sa carrière. J’ai aussi eu la chance de connaître Craig Rivet quand j’étais un peu plus vieux. Les gens m’ont souvent dit que le chandail des Canadiens était sacré. Quand je me suis fait repêcher par le CH, Craig m’a parlé de l’histoire de cette équipe et de toute son importance. »

Dans son adolescence, Tuch a joué pour l’équipe des moins de 16 ans des Sabres junior à Buffalo. À cette époque, il restait chez Andrew Peters, un autre ancien des Sabres. Peters faisait de la radio avec Rivet. C’est de cette façon qu’il entendait déjà à ce moment des histoires au sujet du Tricolore.