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LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes entre le 8 août et le 8 septembre. Aujourd'hui, trois enjeux à surveiller chez les Jets de Winnipeg.

1. Rick Bowness représente-t-il la nouvelle voix dont les Jets ont besoin?

Quand Paul Maurice a remis sa démission à titre d'entraîneur des Jets avec encore 53 matchs à jouer la saison dernière, il a soutenu que l'équipe avait besoin d'une nouvelle voix.
Arrive donc Rick Bowness, qui a été embauché le 4 juillet.
Le pilote de 67 ans, qui a été entraîneur par intérim des Jets en 1988-89, apporte énormément d'expérience à son deuxième mandat derrière le banc de Winnipeg. Et il sait exactement quelle identité les Jets chercheront à avoir cette saison.
« Quand tu es difficile à affronter, que tu patines, que tu mets de la pression, que tu restreins les espaces, que tu es dans le visage de ton adversaire, tu vas être supérieur à lui partout sur la glace, a dit Bowness. Il faut être créatif avec la rondelle, garder la possession de la rondelle le plus possible, et quand tu ne l'as pas, c'est le vieux cliché du hockey : enlève-leur du temps et de l'espace. Si tu fais tout ça, tu vas passer moins de temps dans ta zone, et tu vas être bien meilleur défensivement. »

2. Les Jets pourront-ils s'améliorer défensivement?

Les déboires en défensive des Jets persistent depuis un bon moment et la tendance s'est maintenue en 2021-22. Ils ont accordé 253 buts (20e dans la LNH) et 33,2 tirs par match (25e), et ont terminé au 29e échelon en infériorité numérique avec une efficacité de 75,0 pour cent.
Bowness est un entraîneur reconnu pour les stratégies défensives qu'il a développées au cours de ses 33 années d'expérience dans le 'coaching'. Les Stars de Dallas se sont classés au 13e rang pour les tirs accordés par match (31,0) et à égalité au 14e rang pour les buts contre par partie (2,98) avec Bowness aux commandes la saison dernière. En 2019-20, quand il a commencé la saison à titre d'adjoint avant d'être promu entraîneur-chef, les Stars ont maintenu la deuxième meilleure moyenne de buts accordés (2,52) dans la LNH.
« En discutant avec Rick et en écoutant ce qu'il a à dire, je sais que je n'ai pas à me demander s'il peut implanter certaines choses. Il va le faire, a affirmé le directeur général Kevin Cheveldayoff. Je l'ai constaté. J'ai vu ses équipes jouer. J'ai vu la structure et la compétitivité dans les différents moments. Tu ne mènes pas une équipe en finale de la Coupe Stanley seulement avec de la chance. »

3. Les Jets peuvent-ils profiter de leur fenêtre avant qu'il ne soit trop tard?

Les Jets possèdent un impressionnant noyau de joueurs. Connor Hellebuyck a remporté le trophée Vézina à titre de meilleur gardien de la LNH en 2019-20 et demeure un des meilleurs à sa position. Le top-6 en attaque inclut Kyle Connor, qui a établi des marques personnelles pour les buts (47) et les points (93) la saison dernière, Mark Scheifele (70 points en 2021-22), Pierre-Luc Dubois (28 buts), le capitaine Blake Wheeler (60 points) et Nikolaj Ehlers (28 buts).
Ajoutons à cela une brigade défensive talentueuse menée par Josh Morrissey, Nate Schmidt, Neal Pionk et Brendan Dillon, et les Jets devraient rivaliser pour une place en séries éliminatoires après avoir raté le tournoi printanier en terminant à huit points des Predators de Nashville et de la deuxième place de quatrième as dans l'Ouest en 2021-22. Mais ont-ils ce que ça prend pour aller jusqu'au bout?
Avec 12 joueurs qui verront leur contrat arriver à échéance en 2023 ou en 2024, incluant Hellebuyck, Wheeler, Scheifele et Dubois, Winnipeg se doit de gagner maintenant.
« Peu importe ce qui arrivera dans l'avenir, nous nous concentrons sur le moment présent, a commenté Cheveldayoff. Si tu tentes de regarder trop loin devant dans ce sport, tu vas te retrouver loin derrière. Nous nous concentrons sur le présent. Rick est ici, il est prêt à tout donner, et je pense que ce sera bénéfique pour notre organisation. »