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Byron avait le chiffre 20 en tête depuis longtemps

L'attaquant de petite taille du CH savait qu'il avait les aptitudes pour connaître du succès dans la LNH

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - Paul Byron est venu à un cheveu d'aller sévir sur les patinoires de la Suisse, il y a quelques années.

À l'été 2013, insatisfait de l'offre contractuelle que les Flames de Calgary lui ont faite, Byron, qui roulait sa bosse dans la Ligue américaine de hockey (LAH), a envisagé d'aller poursuivre sa carrière outre-mer.

« Pour un montant de 20 000 $ que le directeur général ne voulait pas m'accorder », a-t-il rappelé dimanche après avoir atteint le plateau des 20 buts pour la première fois dans la LNH. « Il m'avait dit : "L'offre est à prendre ou à laisser". »

La saison précédente, Byron n'avait disputé que quatre matchs dans l'uniforme des Flames de Calgary. Il s'était fracturé une main. 

« Ça n'avait pas été quatre matchs mémorables », a avoué l'Ontarien natif d'Ottawa, qui a été le choix de sixième tour (179e au total) des Sabres de Buffalo en 2007.

Il a finalement décidé d'avaler sa pilule et de rester en Amérique du Nord. 

« Ç'a été un gros été pour moi. La décision que j'ai prise allait influencer le déroulement de ma carrière. » 

Et comment?

En 2013-14, l'attaquant qui mesure cinq pieds huit pouces et qui pèse à peine 160 livres a connu une saison de 21 points en 47 matchs chez les Flames, avant d'enchaîner avec une récolte de 19 points en 57 rencontres.

Avant le début de la saison 2015-16, les Flames l'ont exposé au processus du « ballottage » et les Canadiens de Montréal l'ont réclamé. Les Flames doivent s'en mordre les doigts.

On connaît la suite. Sa carrière allait prendre son envol. À sa première saison dans l'uniforme des Canadiens, il a obtenu 18 points, incluant 11 buts, en 62 matchs.

Puis, il y a eu l'éclosion cette saison, à l'âge de 27 ans. Avec 10 matchs à jouer, il a déjà atteint des sommets personnels au chapitre des matchs (71), des buts évidemment (20), des passes (17) et des points (37).

« J'ai toujours cru que je pouvais marquer 20 buts en saison régulière, mais je me demandais si ça arriverait, a-t-il confié. J'avais le chiffre en tête. À ma deuxième saison dans la LAH, à Portland, j'avais réussi 26 buts. J'ai toujours su que j'avais les aptitudes pour connaître du succès dans la Ligue nationale. Je savais que ma vitesse pouvait être mon principal atout. Au cours des dernières saisons, l'amélioration constante de mon jeu en défense a contribué à ma progression à l'attaque. »

Il ne peut que constater que la décision des Canadiens de faire appel à ses services s'est avérée la meilleure chose qui pouvait lui arriver.

« Je voyais mon arrivée chez les Canadiens comme une autre occasion pour moi de faire mes preuves, pas comme ma dernière chance, a-t-il mentionné. J'étais familier avec le style que l'équipe préconisait ainsi que toute la prestigieuse histoire de l'organisation. Je me rapprochais de la maison et ma conjointe est francophone. Je voulais saisir au maximum la chance qui s'offrait à moi. »

Michel Therrien n'a pas hésité à lui faire confiance - il ne ratait pas l'occasion de faire l'éloge de sa grande combativité -- et Claude Julien continue dans la même voie depuis son arrivée en poste comme entraîneur.

« Il vient d'Ottawa, ça aide », a lancé à la blague Julien, qui est natif de la région d'Ottawa, quand on lui a demandé ce qu'il apprécie le plus de Byron, outre sa vitesse.

« Il n'est pas imposant physiquement, mais il n'a peur de rien, a-t-il renchéri sérieusement. Il va dans les coins de patinoire, il remporte les courses pour l'obtention de la rondelle. Dans le moment, il joue avec beaucoup de confiance et il marque des buts. N'importe quel marqueur [de 20 buts] dans la Ligue nationale est un très bon joueur.

« J'estime qu'il y a de la place dans la LNH pour des joueurs de petite taille comme lui. Il s'agit de bien les encadrer. Paul fait son chemin. » 

Peu importe avec qui il évolue, son trio paraît bien. Depuis quelques matchs, il complète l'unité de Tomas Plekanec et de Brendan Gallagher.

« J'aime jouer avec Brendan, c'est facile parce qu'il donne toujours l'effort. Nous avons une bonne cohésion ensemble. C'est la même chose avec "Pleky". Il possède une belle intelligence au jeu et il est toujours bien positionné. C'est un bon complément pour nous deux. »

Byron a dit qu'il va conserver précieusement la rondelle de son 20e but que Gallagher a ramassée pour lui.

L'ancien des Olympiques de Gatineau dans la LHJMQ a dit avoir maintenant hâte de livrer son premier match en séries éliminatoires dans le maillot tricolore.

« La saison dernière a été misérable pour nous, mais l'aspect positif c'est que nous sommes en bonne position de mériter une place en séries cette saison. J'ai hâte au premier match que nous jouerons au Centre Bell. L'atmosphère va être électrique. »

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