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Bouchard: L'heure de vérité approche

Quatre équipes sont présentement aux prises avec des contrats importants qu'on tarde à conclure

par Olivier Bouchard @oli_bou / Chroniqueur LNH.com

Les camps d'entraînement commencent cette semaine. Ce qui n'empêche pas un peu plus d'une douzaine de jeunes joueurs, plusieurs d'entre eux des éléments de premier plan, d'être encore sans contrat. Les Islanders de New York viennent de mettre Ryan Strome sous contrat et Valeri Nichushkin a signé une entente de deux ans avec le club de l'Armée rouge dans la Ligue continentale de hockey; bref, les dossiers commencent à débouler.

Parmi ceux-ci, quatre équipes sont présentement aux prises avec des contrats importants qu'on tarde à conclure.

Lightning de Tampa Bay

Les cas de Nikita Kucherov et Nikita Nesterov sont épineux. Selon General Fanager, le Lightning a présentement un peu plus de 6,5 millions $ sous le plafond salarial. Aujourd'hui âgé de 23 ans, Kucherov vient d'obtenir 130 points en deux saisons. Vladimir Tarasenko, au moment de signer une entente de 7,5 millions $ par saison, arrivait à 24 ans et venait d'obtenir 116 points à ses deux saisons précédentes. Steve Yzerman est drôlement coincé et devra peut-être se résigner à donner un contrat à court terme à Kucherov.

Si les économies à court terme peuvent être substantielles, le coût à long terme, lui, pourrait être dramatique. Au terme de son prochain contrat, Kucherov serait alors admissible à l'arbitrage salarial et aux offres hostiles. De plus, une entente à long terme ne couvrirait alors plus que deux saisons d'autonomie restreinte, ce qui pourrait alors pousser son salaire moyen au-delà de 9 millions $ par saison.

Reste que le choix est, pour Yzerman, cornélien : s'il garde Bishop et signe Kucherov au rabais, son équipe sera bardée de ressources pour aspirer à la Coupe Stanley. Sans Bishop, on s'en remet alors à Andrei Vasilevskiy et Kristers Gudlevskis dans les buts, une proposition risquée en cas de blessure. S'il échange Bishop et signe Kucherov à fort prix, il n'en aura pas moins les ententes d'Ondrej Palat, Jonathan Drouin et Tyler Johnson à renégocier l'an prochain. Bref, la fenêtre est ouverte cette saison, mais après?

Ducks d'Anaheim

Les Ducks sont dans une situation similaire, avec deux jeunes essentiels à leurs succès n'ayant toujours pas obtenu de contrats. On sait des Ducks qu'ils ont un budget inférieur au plafond salarial, quelque chose comme 65, 66 millions $ par saison. Or, ils ont déjà 66 millions $ en salaires promis pour la prochaine saison.

Hampus Lindholm est un de ces joueurs que les indicateurs de possession de rondelle adorent. Corsica.hockey nous indique que lorsque Lindholm est sur la glace, les Ducks tentent six tirs de plus à l'heure et en accordent 10 de moins! Si on croise ces données avec le fait qu'il est un des défenseurs les plus utilisés de son équipe (22 minutes par match), on comprend que quelque chose de gros, ici, va devoir bouger. Comme Simon Després, Cam Fowler, Clayton Stoner et Shea Theodore, Lindholm est gaucher, et les contrats de ces joueurs arrivent à échéance seulement après la saison 2017-18. Même si les propriétaires du club décident d'ouvrir leurs goussets pour garder Lindholm, on a un sérieux embouteillage.

Rickard Rakell est un autre cas épineux. L'attaquant de 22 ans a prouvé l'an dernier qu'il pouvait suivre Corey Perry et Ryan Getzlaf dans les missions offensives qu'on confie à ceux-ci, ce qui s'est traduit par une jolie récolte de 20 buts et 43 points. Ce sont des chiffres qui se comparent à ceux de joueurs comme Nino Niederreiter, Charlie Coyle ou encore Brock Nelson, et on peut s'attendre à ce que Rakell obtienne, comme eux, un contrat ayant une valeur oscillant entre 2,5 et 3 millions $ par saison. Fait à noter, les Ducks n'ont pas vraiment d'alternative à Rakell parmi les attaquants disposant de contrats de la LNH. Si on le remplace, ce sera par un jeune qui n'a pas encore fait ses preuves. Dans ce contexte, le fait de laisser filer Brandon Pirri, qui a conclu une entente d'un an pour 1,1 million $ avec les Rangers de New York, laisse perplexe.

En théorie, les Ducks ont l'espace nécessaire (7,5 millions {{field}}lt;/a>) sous le plafond pour signer ces joueurs. En pratique, c'est moins évident.

Flames de Calgary

Dans le cas des Flames, le dossier de Johnny Gaudreau devrait se régler rapidement. Gaudreau rappelle diablement Kucherov et Tarasenko : 23 ans, 142 points à ses deux dernières saisons. La question qui reste est de savoir si on souhaite y aller d'emblée pour le contrat de huit ans (on doit attendre entre 7 et 8 millions $ par saison) ou celui de « transition ». L'intérêt de ces fameux « bridge deal » de deux ans est d'offrir à l'équipe la possibilité d'investir l'argent ailleurs si on cherche, comme le Lightning, la dernière petite poussée pour atteindre les grands honneurs. Pour un club en reconstruction comme les Flames, je ne vois pas l'intérêt de la chose.

Jets de Winnipeg

Les Jets sont aussi en reconstruction, du moins partiellement. Le cas de Jacob Trouba est ici plus épineux. En gros, le jeune droitier a eu à effectuer depuis deux ans un travail plus ingrat que celui d'Aaron Ekblad : ce dernier obtient plus de mises en zone offensive que le reste de son équipe, 13 pour cent de plus selon Corsica.hockey, alors que Trouba en reçoit moins (2 pour cent de moins). Ekblad a joué avec l'excellent Brian Campbell pendant une saison et demie avant de terminer la dernière campagne aux côtés de Dmitry Kulikov. Trouba a passé l'essentiel de ses trois premières saisons avec Mark Stuart, un défenseur parfaitement ordinaire.

Dans ce contexte, l'avantage au taux de possession d'Ekblad (son équipe voit son taux de tirs obtenus grimper de 3 pour cent lorsqu'il joue à 5 contre 5) sur Trouba (avantage de 1,4 pour cent donné à son équipe) n'est pas aussi grand qu'on pourrait le croire. Et en avantage numérique, la différence n'est pas si énorme non plus : Ekblad obtient 1,5 point direct par heure jouée (buts + passes menant directement à un but), Trouba en obtient 1,4.

Si on souhaite signer Trouba à long terme, on peut probablement éviter le montant concédé à Ekblad (7,5 millions $ par saison), mais ça ne sera pas de beaucoup. Et les Jets, une autre équipe qui aime travailler avec un budget d'environ 65 millions $ par saison, sont déjà rendus à ce niveau pour la prochaine année. Et ici aussi, les gros contrats de la brigade défensive commencent à tomber après la saison 2017-18. C'est alors que prennent fin les ententes paraphées par Tobias Enstrom, Tyler Myers et Mark Stuart. Ici encore, si on ouvre les goussets, c'est pour quelques saisons.

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