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Bouchard : les meilleurs joueurs autonomes en défensive

Dan Hamhuis et Greg Pateryn représentent un pari intéressant pour une équipe

par Olivier Bouchard @oli_bou / Chroniqueur LNH.com

La date fatidique du 1er juillet approche et la période préparatoire à celle-ci, où les équipes peuvent discuter avec les joueurs susceptibles d'être alors disponibles, tire donc à sa fin. La liste des défenseurs qui seront libres de signer avec l'équipe de leur choix est encore bien fournie, malgré le contrat accordé à John Carlson par les Capitals de Washington.

Mais il n'y a plus de joueur vedette disponible. Cette année comme souvent par le passé, le marché des joueurs autonomes est surtout l'endroit où on va chercher des joueurs complémentaires. Voici ceux qui ont retenu mon attention.

Un duo intriguant en provenance de Dallas

Dan Hamhuis (35 ans) n'est plus exactement un « jeune poulet » (merci, Michel Therrien, pour l'expression), mais il a formé, l'an dernier, une deuxième paire défensive fort efficace avec Greg Pateryn (27 ans), qui sera lui aussi libre comme l'air le 1er juillet venu. Une équipe désireuse de renflouer sa défensive pourrait faire un bon coup à prix raisonnable en ramassant ces deux joueurs.

Hamhuis et Pateryn ont formé, entendons-nous bien, un duo strictement défensif. Ils ont gobé près du tiers des minutes jouées par les Stars de Dallas en désavantage numérique et n'ont que peu joué, à forces égales, avec le trio de Tyler Seguin. Mais ces deux joueurs sont fort probablement disponibles pour un montant annuel total inférieur au salaire de Karl Alzner. Les troisièmes paires défensives sont souvent un point faible dans la LNH et ces deux comparses peuvent régler un problème à prix plus que raisonnable.

Attention, danger : Mike Green

L'ancien des Capitals de Washington a connu une renaissance offensive cette saison, obtenant 33 points. Mais les apparences sont parfois trompeuses : sur ses 33 points, Green a obtenu pas moins de 18 deuxièmes passes. Ces fameuses deuxièmes passes sont souvent obtenues de manière aléatoire, un reflet du temps passé sur la glace avec des attaquants compétents bien plus que d'une compétence offensive particulière.

Le total de points va lui valoir un contrat, je n'en doute pas, mais Green a glissé pour une deuxième année consécutive en territoire négatif pour la part des tirs obtenus relativement au reste de son équipe, signe d'un joueur qui ne parvient plus à pousser le jeu dans le bon sens. Quiconque voit en lui autre chose qu'un spécialiste de l'avantage numérique risque d'avoir une très mauvaise surprise.

Luca Sbisa, spécialiste de la défensive?

Gerard Gallant a fait confiance, encore et encore, à Luca Sbisa lorsque celui-ci était en santé. Enterré en zone défensive sur les mises en jeu, Sbisa a comme à son habitude terminé la saison avec des différentiels de tirs abominables, son équipe passant de 53 pour cent à 44 pour cent des tirs obtenus lorsqu'il mettait le patin sur la glace. Mais Sbisa, depuis trois ans, est systématiquement avantagé par un taux d'arrêts de plus de 93 pour cent de la part de ses gardiens.

Lorsqu'on sait que les partants de la ligue affichent un taux moyen de 91,8 pour cent et que leurs substituts flottent autour de 91 pour cent, il y a de quoi faire sourciller. Est-ce que Sbisa a réellement un tel impact sur ses gardiens? On a vu, en série, les Golden Knights tirer profit des qualités de Marc-André Fleury en limitant les mouvements latéraux de la rondelle. Peut-être Sbisa est-il un spécialiste de ce genre de performances défensives? J'avoue être dubitatif, mais quelqu'un, quelque part, va mordre à l'hameçon.

Calvin de Haan, Ian Cole et Thomas Hickey :

De Haan a vu sa saison être écourtée par une grave blessure à l'épaule. Mais depuis trois ans, il a joué de grosses minutes, notamment en compagnie de Travis Hamonic et Dennis Seidenberg. La défensive des Islanders de New York a été, encore et encore, parmi les pires de la ligue depuis quelques saisons, mais de Haan a toujours poussé le jeu vers la zone adverse pendant son passage chez les Islanders, faisant passer en moyenne la part des tirs obtenus par l'équipe de 49 à 51 pour cent en sa présence. Surtout, de Haan marque des points; ça passe un peu sous le radar à cause des blessures, mais à forces égales, Micah Blake McCurdy, de Hockeyviz.com, situe son débit offensif au niveau d'un défenseur de première paire. À une époque où les défenseurs capables d'animer l'attaque sont si prisés, de Haan arrive sur le marché comme un des joueurs les plus intéressants.

C'est un peu la même chose pour son coéquipier Thomas Hickey, les blessures en moins. Les Islanders veulent manifestement faire de la place aux jeunes Adam Pelech et Ryan Pulock, mais ils vont par le fait même laisser partir deux jeunes vétérans qui n'ont pas démérité lors de leur passage à Long Island.

Ian Cole est un autre défenseur qui a, depuis quelques années, roulé sa bosse comme spécialiste de la défensive. S'il n'a jamais vraiment joué en avantage numérique, comme de Haan et Hickey, il a lui aussi toujours réussi à tenir son bout malgré tout sur le plan offensif, obtenant 20 points ou plus à ses deux dernières saisons. Son éviction de Pittsburgh laisse planer un doute, et il écope de beaucoup de pénalités, mais ce sont les deux seules véritables ombres au tableau. Dans son cas, l'expérience acquise lors de deux conquêtes de la Coupe Stanley risque de lui donner une aura fort attirante pour bien des DG.

John Moore

Probablement le joueur le plus intrigant de cette classe de joueurs autonomes. Après avoir été victime de blessures à répétition lors des dernières années, Moore a enfin pu jouer une saison complète l'an dernier, trouvant sa niche à la gauche de Damon Severson sur la première paire défensive des Devils du New Jersey.

Moore n'est pas un défenseur défensif. Lorsqu'il met le patin sur la glace, c'est pour activer l'attaque par la passe ou par la transition. Mais ce désir de faire parler la poudre à l'attaque le rend plus vulnérable en défensive. Depuis son arrivée au New Jersey, les Devils voient leur part de tirs obtenus baisser de 2 à 3 pour cent. Dans une ligue où l'essentiel des équipes se situe à l'intérieur d'une fourchette de 5 pour cent (entre 48 et 52), c'est énorme.

Moore est attirant par son style, mais j'ai l'impression que Cole, de Haan ou encore Hickey, s'ils sont moins spectaculaires, constituent probablement de meilleurs choix pour une équipe désireuse de trouver un solide no 4.

En terminant, je m'en voudrais de ne pas souligner qu'encore une fois, les joueurs autonomes les plus intéressants sont ceux qui le sont avec restrictions. Matt Dumba, Darnell Nurse, Jacob Trouba, Brady Skjei, Josh Morrissey, Brandon Montour, Colin Miller et Noah Hanifin sont tous bien plus intéressants que les joueurs autonomes cités ci-dessus. Mais on ne voit plus d'offres hostiles depuis un bon moment. Les équipes qui détiennent leurs droits peuvent donc dormir tranquilles.

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