Aussi fragile que cela puisse paraître, les Blue Jackets de Columbus et les Red Wings de Detroit sont encore dans la course pour une place en séries éliminatoires.
« Nous ne sommes pas éliminés, a tranché le défenseur des Blue Jackets Zach Werenski. Nous sommes encore là. »
« Nous ne sommes pas six pieds sous terre », a pour sa part imagé l’attaquant des Red Wings Andrew Copp.
Et une des deux équipes décrochera une très grosse victoire mardi.
Après la visite des Blue Jackets au Little Caesars Arena (19 h HE; FDSNOH, FDSNDET), le gagnant atteindra la barre des 90 points.
Les Flyers de Philadelphie et les Sénateurs d’Ottawa ont chacun 90 points. Les Flyers occupent le troisième rang de la section Métropolitaine et affronteront les Devils du New Jersey mardi. Les Sénateurs détiennent la deuxième place de quatrième as dans l’Est et ils accueilleront le Lightning de Tampa Bay mardi.
Si les Blue Jackets l’emportent, ils vont aussi égaler les Flyers au troisième échelon de la Métropolitaine.
Ottawa et Philadelphie auront encore un match en main après la soirée de mardi, alors ni l’un ni l’autre ne perdra son rang actuel. Mais le gagnant du duel Columbus-Detroit sera de retour au plus fort de la course après une séquence décevante.
« Nous ne pouvons pas nous soucier des autres équipes ou de ceux que nous devrons affronter après Detroit, a martelé Werenski. Notre attention se doit d’être sur Detroit. Ensuite, nous verrons où nous en sommes. »
Les Blue Jackets (38-27-12) étaient derniers dans l’Est quand ils ont congédié l’entraîneur Dean Evason pour le remplacer par Rick Bowness le 12 janvier. Ils ont alors entamé une séquence de 19-3-4 pour grimper au deuxième rang de la section Métropolitaine. Mais depuis, ils ont encaissé six revers d’affilée (0-5-1).
Après la défaite de 2-1 contre les Jets de Winnipeg samedi, les joueurs ont tenu une réunion.
« Je ne dévoilerai pas les détails de nos conversations, a dit Werenski. Nous sommes une meilleure équipe que ce que nous avons montré (dernièrement), et nous en avons discuté. »
Selon Werenski, les joueurs n’étaient pas sur la même longueur d’onde et ne jouaient pas en unité de cinq. Bowness a parlé d’une « très mauvaise gestion de la rondelle » et a soutenu que les joueurs devaient modifier leur état d’esprit. Arrêter de tenter des jeux de finesse, de faire des revirements et de jouer sur les talons. Commencer à faire des jeux simples, envoyer des rondelles derrière le filet et générer de l’attaque par le biais de l’échec avant.
« Ils sont frustrés et je comprends, a dit Bowness. Mais n’allez pas penser qu’ils s’en foutent et qu’ils n’essaient pas. Les efforts doivent être meilleurs, sans aucun doute. C’est ce que nous allons faire. C’est un groupe fier. Je le dis depuis mon arrivée ici. J’aime travailler avec eux, et je crois encore en eux. »
Les Blue Jackets n’ont pas participé aux séries au cours des cinq dernières saisons. La pression les a-t-elle rattrapés? Werenski assure que non. Bowness s’est montré moins convaincant.
« Le temps va le dire, n’est-ce pas? a-t-il répondu. Nous sommes encore dans la course. Nous avons eu de nombreuses occasions d’aider notre cause et nous ne l’avons pas fait. Alors est-ce que nous ne gérons pas cela de la bonne façon? On va le découvrir. »
Du côté des Red Wings, il ne semble pas y avoir de doute que la pression joue un rôle.
« Ça pèse lourd, oui, a admis Copp. C’est à nous de ne pas nous laisser affecter. En ce moment, c’est assez difficile. Nous devons trouver une façon d’avoir du plaisir et de l’entrain. »
La disette des Red Wings est de neuf saisons, la plus longue de leur histoire centenaire – et la plus longue disette active dans la LNH maintenant que les Sabres de Buffalo ont mis fin à leur séquence de 14 saisons sans participation aux séries.
Pour une troisième année consécutive, Detroit connaît des difficultés dans la dernière ligne droite. Les Red Wings (40-29-8) étaient à égalité avec les Hurricanes de la Caroline au premier rang dans l’Est le 25 janvier, mais depuis, ils montrent une fiche de 8-13-3. Les hauts et les bas se voient de match en match, et même pendant les parties.
Après avoir rapidement pris les devants 1-0 face au Wild du Minnesota au Little Caesars Arena dimanche, ils ont accordé quatre buts en deuxième période, ce qui a mené à des huées des partisans locaux. En troisième, les Wings sont venus de l’arrière pour créer l’égalité 4-4 et l’ambiance était redevenue électrisante dans l’amphithéâtre. Mais après avoir marqué le but égalisateur, Patrick Kane a écopé d’une mauvaise pénalité à 16:23 et le Wild en a profité pour inscrire le but gagnant avec 1:51 à jouer.



















