Marchand Forsling look on

Après deux conquêtes consécutives de la Coupe Stanley, les Panthers de la Floride ne seront pas des séries éliminatoires cette saison. 

La Floride (37-36-3) a été éliminée en vertu de sa défaite de 9-4 contre les Penguins de Pittsburgh samedi. Les Panthers s’étaient qualifiés pour les séries dans chacune des saisons depuis 2018-19 et ils avaient atteint la finale de la Coupe Stanley au cours des trois dernières années. Ils se sont inclinés en finale contre les Golden Knights de Vegas en 2023, avant de battre les Oilers d’Edmonton à deux reprises, en sept matchs en 2024, puis en six matchs la saison dernière. 

Voici un survol de ce qui s'est passé en 2025-26 pour expliquer l’élimination des Panthers, et pourquoi la prochaine saison pourrait mieux se dérouler pour la Floride.

Ce qu’il faut savoir 

Potentiels joueurs autonomes sans compensation : Sergei Bobrovsky (G); Daniil Tarasov (G); A.J. Greer (A); Vinnie Hinostroza (A); Tomas Nosek (A); Luke Kunin (A); Noah Gregor (A)
Potentiels joueurs autonomes avec compensation : Mackie Samoskevich (A); Donovan Sebrango (D); Mike Benning (D)
Nombre de choix au repêchage 2026 : 6

Ce qui leur a fait mal

Barkov et les autres blessures : Tout a commencé lorsque le capitaine Aleksander Barkov s’est blessé au genou droit lors du camp d’entraînement, une blessure qui allait nécessiter une opération et qui le tiendrait à l’écart pour l’ensemble de la saison. La perte de Barkov avait un énorme impact pour la Floride, mais c’est sans compter toutes les autres blessures qui ont affecté l’équipe. Mattew Tkachuk a raté les 47 premiers matchs de la saison, et d’autres joueurs comme Seth Jones, Tomas Nosek, Dmitry Kulikov et Jonah Gadjovich se sont absentés à long terme durant la campagne. Sam Reinhart, Brad Marchand, Evan Rodrigues et Anton Lundell se sont également retrouvés à l’infirmerie à un moment ou à un autre. Mais Barkov a représenté le point de départ. « C’est un facteur, a admis l’entraîneur Paul Maurice. Je ne vais pas m’en servir comme excuse, car tu penses toujours que tu peux trouver des solutions. À la fin de l’année, nous allons faire le bilan et faire une évaluation honnête, mais nous allons avoir perdu 500 matchs (des joueurs blessés). C’est assez difficile de maintenir le rythme dans ces circonstances. »

Des difficultés devant le filet : Bobrosvky, un des éléments clés des Panthers dans les deux dernières saisons, a maintenu une moyenne de buts alloués de 3,05 et un pourcentage d’arrêts de ,878 en 51 matchs. C’est seulement la deuxième fois de sa carrière qu’il affiche un taux d’efficacité sous la barre des ,900, après son taux de ,899 en 2011-12. Bobrovsky aura 38 ans le 20 septembre. Le directeur général des Panthers Bill Zito semble croire que le rendement de son vétéran n’est qu’une anomalie, soulignant la charge de travail des dernières saisons comme source d’explication. 

Une fatigue inévitable : Dans les trois saisons précédant celle de 2025-26, les Panthers ont disputé 314 matchs, un sommet pour une équipe dans un intervalle de trois ans dans l’histoire de la LNH. Il s’agit d’un chiffre astronomique, et ça n’inclut même pas les matchs qu’ont joués certains joueurs des Panthers pendant la Confrontation des 4 nations en 2025 et les Jeux olympiques cette saison. À un certain point, il fallait que la fatigue devienne un facteur, et il était inévitable que des blessures allaient finir par s’inviter.

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Raisons d’être optimiste

La guérison : Malgré les déboires cette saison, les Panthers sont très bien équipés pour l’avenir. Mis à part Bobrovsky qui pourrait devenir joueur autonome sans compensation cet été, le noyau composé de Barkov, Tkachuk, Reinhart, Marchand et Lundell devrait être de retour en santé pour le début de la prochaine saison. « Je pense que les joueurs vont vouloir rebondir parce que nous savons que nous avons encore un groupe qui est à son apogée », a soutenu Maurice. Presque tous les joueurs clés qui ont raté des matchs cette saison seront de la formation la saison prochaine. Les bases sont excellentes et le talent est encore présent en Floride. 

Un possible haut choix de repêchage : Les Panthers ont échangé leur choix de première ronde en 2026 aux Blackhawks de Chicago, la saison dernière, quand ils ont acquis le défenseur Seth Jones. Il y avait toutefois une condition : si ce choix de premier tour était dans le top-10, la Floride enverrait plutôt à Chicago son choix de premier tour en 2027. Avec une équipe qui a gagné la Coupe Stanley deux ans de suite, ça semblait peu probable, mais il y a finalement de fortes chances que les Panthers terminent parmi les 10 pires équipes de la Ligue au classement. Cela pourrait donc leur permettre de mettre la main sur un espoir de premier plan en juin. 

Loin des yeux, loin du cœur : Il peut être difficile de ne pas tomber dans la complaisance après trois participations consécutives à la finale et deux championnats consécutifs de la Coupe Stanley. Mais rater les séries complètement? Ça risque de donner toute une dose de motivation aux Panthers, et ça peut faire en sorte que cette équipe sera encore plus dangereuse. On parle d’un groupe qui sait déjà ce que ça prend pour gagner, alors une fois que ces joueurs auront fait le plein d’énergie et retrouvé leurs repères, il y a fort à parier que la Floride sera excessivement motivée à participer aux séries et que cette équipe va faire tout ce qu’il faudra pour y parvenir. Une fois en séries, personne ne peut parier contre les Panthers.

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