Bolduc Anderson badge Lepage

MONTRÉAL – Plus les jours passent, et plus on se rapproche de la grande danse du printemps, plus l’identité du troisième trio des Canadiens de Montréal se précise. 

Dans un match qui ne ressemblait en rien à un duel de séries contre les Devils du New Jersey, dimanche, Josh Anderson et Zachary Bolduc ont tout de même réussi à prouver leur utilité en jouant exactement comme ils devront le faire dans deux semaines.

Alors qu’il ne se passait absolument rien sur la patinoire, et qu’on pouvait entendre une mouche voler dans les gradins du Centre Bell, le trio piloté par Jake Evans a au moins tenté d’allumer des feux.

« Je trouve qu’on fait bien ça depuis quelques semaines, a souligné Bolduc après le terne revers de 3-0 des siens. C’est l’identité de notre trio et c’est ce qu’on veut apporter soir après soir. On sait ce que les entraîneurs et les boys attendent de nous et on veut s’assurer de remplir notre mission. »

L’attaquant québécois a déclenché une petite étincelle dès sa première présence de la troisième période en étampant Luke Hughes dans la bande – un geste que ce dernier n’a visiblement pas apprécié. Le défenseur s’est fait justice lui-même en brisant son bâton en lui assénant un double échec. 

Hughes s’est ensuite rué sur Bolduc alors qu’il était menotté par un juge de lignes, et il a été puni en conséquence, offrant un jeu de puissance aux locaux. Ils auraient pu en profiter pour réduire l’écart à 2-1, ce qu’ils n’ont évidemment pas réussi à faire.

Reste que c’est exactement ce dont le Tricolore avait besoin à ce moment de la rencontre.

« Je n’ai pas vu grand-chose de la séquence, pour être honnête, a raconté Bolduc. Ça fait partie du jeu. Je suis un gars qui veut s’impliquer physiquement, qui veut être dérangeant. En faisant ça, ce sont des choses qui arrivent. Ç’a brassé un peu, mais ça fait partie de la game. On se prépare pour les séries. »

Anderson en a quant à lui remis une couche, une dizaine de minutes plus tard, en jetant les gants contre Brenden Dillon à la suite de sa percutante mise en échec à l’endroit de Jack Hughes. Encore une fois, le Tricolore s’en est sorti avec un avantage numérique, infructueux.

« C’est notre travail tous les soirs, a renchéri Anderson. Nous devons être efficaces en échec avant et générer de l’énergie. Nous avons essayé de le faire ce soir parce qu’il n’y avait aucun rythme dans le match. On doit faire un meilleur travail pour aider le groupe. »

À leur défense, et même si leur cohésion offensive n’était pas plus à point que celle du reste de l’équipe, ils ont au moins créé des choses à partir de rien. Quand tout se décidera par des millimètres et des détails en séries, leur simple présence pourrait faire pencher la balance en faveur de la formation montréalaise.

S’ils poursuivent dans la même veine jusqu’au dernier match de la saison, Martin St-Louis saura qui envoyer dans la mêlée quand il aura besoin de jeter un peu d’huile sur le feu.

« Ils sont physiques, a reconnu le pilote. Zach et Josh peuvent apporter beaucoup de pesanteur parce qu’ils sont de bons patineurs. On sait tous ce que Josh peut faire en plus, il ne craint personne. Il est tout le temps là dans ces moments. Ils sont fatigants sur l’échec avant et une équipe a besoin de ça. »