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Binnington fait taire ses détracteurs en remportant la Coupe Stanley

Le gardien occupait le quatrième rang dans la hiérarchie des Blues devant le filet avant la saison, et a remporté le match no 7 contre les Bruins

par Mike Zeisberger @Zeisberger / Journaliste NHL.com

BOSTON - Jordan Binnington a saisi la Coupe Stanley et l'a soulevée dans les airs afin que tous puissent la voir mercredi, et le sourire qu'il affichait était un mélange de jubilation, d'adulation et de sarcasme.

Il s'agissait de son moment, de sa consécration, et il entendait s'en servir pour envoyer un message clair.

Il s'est assuré que ses détracteurs l'entendent haut et fort.

« S'il y a des gens qui ont douté de moi en cours de route, il s'agit du point d'exclamation », a lancé le gardien des Blues de St. Louis.

Message reçu.

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Comment quelqu'un pourrait bien douter de lui en ce moment? Il a aidé les Blues à vaincre les Bruins de Boston 4-1 dans le match no 7 de la Finale de la Coupe Stanley au TD Garden en réalisant 32 arrêts, dont plusieurs étaient dignes des jeux de la semaine, et il est devenu le premier gardien recrue de l'histoire à remporter 16 victoires en un seul tournoi printanier.

Son histoire et vraiment digne de celle de Cendrillon.

Prenez ceci en considération : Binnington s'est présenté au camp d'entraînement à titre de quatrième gardien dans la hiérarchie des Blues devant le filet, et a amorcé la saison avec San Antonio dans la Ligue américaine de hockey. Il a été rappelé à St. Louis le 10 décembre, et a effectué son premier départ dans la LNH le 7 janvier.

Et le voilà maintenant, mercredi soir, devant la cage de son équipe pour le match no 7 de la Finale de la Coupe Stanley. Il lui a fallu attendre d'avoir 25 ans pour atteindre la LNH, mais cinq mois plus tard, il devenait un champion de la Coupe Stanley.

Video: STL@BOS, #7: Binnington frustre Boston en 1re période

Gardien reconnu pour garder le contrôle de ses émotions, le temps était venu pour Binnington de finalement les laisser prendre toute la place pour que le monde entier puisse en être témoin.

« Lorsque la sirène a retenti, j'ai serré contre moi tous ceux que je pouvais atteindre, a-t-il raconté. Il s'agit d'un groupe de gars incroyables. C'est simplement un sentiment indescriptible. Lorsque vous croyez en vous-mêmes, le fait que plusieurs autres ne croient pas en vous importe peu.

« Ça n'a pas toujours été facile. Il y a eu des moments ardus. Je me suis placé dans des positions difficiles. Plus le défi était grand, plus forte a été ma réponse. J'ai simplement tenté de m'ajuster à ce défi chaque jour et d'être le gardien que je pensais pouvoir être, et tirer profit de mon talent. »

Au fil des célébrations, ses pensées se sont dirigées vers l'époque de son hockey mineur, et vers le rôle que son père, John, a joué dans sa réussite.

« J'ai songé à tout le travail que mon père avait fait pour m'amener à l'aréna quand j'étais jeune, a noté Binnington. Il faut apprécier ce qu'il a fait. Je suis tellement reconnaissant de ce que des gens comme mon père et "Coach Mike" ont fait pour moi.

« Coach Mike » est Mike Vallescuro, l'homme qui a convaincu Binnington de passer d'attaquant à gardien lorsqu'il avait 8 ans.

Binnington tentait de percer la formation des Rangers de Vaughan dans la Ligue de hockey du Grand Toronto à l'époque. Le premier tir qu'il a reçu l'a atteint directement à la tête, mais il n'a pas bronché. C'est alors que Vallescuro a su que Binnington venait de trouver sa place dans le demi-cercle.

Dix-sept ans plus tard, Vallescuro a essuyé quelques larmes dans sa maison de la région de Toronto mercredi alors qu'il regardait Binnington soulever la Coupe. Après avoir été aux premières loges pour les premiers pas de Binnington dans son rôle de gardien, il était témoin du point culminant de son parcours.

« Je ne peux simplement pas croire tout le chemin qu'il a parcouru, a déclaré Vallescuro au cours d'une entrevue téléphonique. Je me souviens de lui lorsqu'il était enfant. Je me souviens qu'il souriait tout le temps. Je me souviens de toutes nos parties, de tous les tournois auxquels nous avons participé. Aujourd'hui, il est devenu un homme et il soulève la Coupe Stanley.

« Jordan a cru en lui. Tout le mérite lui revient. Il était persuadé qu'il se trouvait dans la bonne situation, avec la bonne équipe, le bon entraîneur, et il en a profité. Avec Jordan, tout tourne autour de la victoire. Il ne se soucie pas de la manière dont il va gagner. Et il se trouve aujourd'hui au sommet. »

Les chiffres lui donnent raison.

Dix des 16 victoires de Binnington ont été signées sur la route (10-3, moyenne de buts alloués de 2,17, pourcentage d'arrêts de ,925, un blanchissage), ce qui lui permet d'égaler le record pour un gardien en un tournoi printanier. Il a égalé la marque détenue par Martin Brodeur (10-1 en 1995, 10-2 en 2000, avec les Devils du New Jersey), Jonathan Quick (10-1 en 2012 avec les Kings de Los Angeles), Braden Holtby (10-3 en 2018 avec les Capitals de Washington) et Miikka Kiprusoff (10-4 en 2004 avec les Flames de Calgary).

Binnington est devenu le quatrième gardien recrue à signer la victoire dans un match no 7 de la Finale de la Coupe Stanley, après Frank McCool des Maple Leafs de Toronto (1945 contre les Red Wings de Detroit), Ken Dryden des Canadiens de Montréal (1971 contre les Blackhawks de Chicago) et Cam Ward des Hurricanes de la Caroline (2006 contre les Oilers d'Edmonton).

Video: STL@BOS, #7: Binnington s'étire et vole Nordstrom

« Je dirais que la morale de cette histoire est d'oser rêver et de ne jamais abandonner, a mentionné le directeur général des Blues Doug Armstrong. Ce ne fut pas un parcours facile pour lui au sein de notre organisation. Il a obtenu sa chance et il l'a saisie. Il a ensuite fallu se demander pendant combien de temps il allait être en mesure de maintenir la cadence. Allait-il céder à un moment ou à un autre?

« Il a répondu à toutes ces questions. Son rendement a été remarquable. »

Alors qu'il célébrait sur la glace, il a été demandé à Binnington quel était son message pour la ville de St. Louis.

« Nous sommes les champions. C'est tout. Je m'en vais maintenant », a-t-il répondu, en s'éloignant.

Message reçu.

Encore une fois.

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