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Bergeron et Babcock, des ennemis qui se connaissent bien

Le centre des Bruins et l'entraîneur des Maple Leafs ont connu du succès ensemble sur la scène internationale

par Mike Zeisberger @Zeisberger / Journaliste NHL.com

TORONTO - Le centre des Bruins de Boston Patrice Bergeron avait 18 ans la première fois qu'il a été dirigé par Mike Babcock. Le résultat : une médaille d'or avec le Canada au Championnat du monde 2004 en République tchèque.

Bergeron a ensuite joué pour Babcock à trois autres occasions, et le résultat a été le même : des médailles d'or pour le Canada aux Jeux olympiques 2010 à Vancouver et 2014 à Sotchi, et un championnat avec Équipe Canada à la Coupe du monde de hockey 2016. 

Aujourd'hui, Bergeron se retrouve en séries éliminatoires de la Coupe Stanley et tente de vaincre Babcock, l'entraîneur des Maple Leafs de Toronto, et non de gagner pour lui. Personne ne comprend mieux que Bergeron à quel point ce sera difficile pour les Bruins, qui mènent leur série de première ronde de l'Association de l'Est 2-1 à l'aube du match no 4 de cette série quatre de sept qui sera présenté à Toronto jeudi (19 h (HE); NBCSN, CBC, TVAS, NESN).

« Il trouve toujours une manière de tirer le meilleur de ses joueurs, a indiqué Bergeron mercredi. C'est pourquoi je crois que nous devons être prêts. J'ai une bonne idée de la manière dont il gère les choses et de comment il agit. »

Bergeron a souligné les changements apportés par Babcock après que les Bruins eurent amorcé la série avec des gains de 5-1 et 7-3 à Boston. Le premier trio des Bruins composé de Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak avait amassé un total combiné de 20 points dans ces duels, ce qui a poussé Babcock à muter le vétéran joueur de centre Tomas Plekanec sur le deuxième trio des Maple Leafs entre Mitchell Marner et Patrick Marleau pour le match no 3 lundi.

Alors que Toronto bénéficiait du dernier changement à domicile, la décision de Babcock d'opposer le trio de Plekanec à celui de Bergeron a joué un rôle important dans la victoire des Maple Leafs 4-2. Marleau a marqué deux buts, Marner a récolté deux mentions d'aide, et Plekanec a obtenu une passe et a passé 17:58 sur la glace, une forte hausse après avoir été employé pendant 11:38 dans le match no 2 et 10:07 dans le match no 1.

Le trio de Bergeron a été blanchi et a présenté un différentiel de moins-7.

« Pour avoir joué pour lui, je savais qu'il apporterait des ajustements, a mentionné Bergeron. Je savais de quelle manière il avait géré ces situations dans les tournois internationaux, et j'ai un peu deviné que c'est ce qu'il tenterait de faire en séries avec une équipe de la LNH.

« Je me souviens avoir joué pour lui au Championnat du monde 2004. C'était fantastique. Il était tellement exigeant. Il l'est toujours. Il s'attend à ce que vous réussissiez vos jeux, que vous soyez en bonne position dans son système. Même si j'étais un jeune joueur qui n'avait marqué qu'un seul but, j'avais le sentiment d'avoir pris part à un grand tournoi. »

Même si son entraîneur ne savait pas grand-chose de lui.

« En 2004, la première fois que je l'ai dirigé, je ne savais même pas qui il était, a reconnu Babcock. Il était simplement un jeune joueur qui évoluait dans la LNH, et il était déjà un très bon joueur à cette époque. »

Six ans plus tard, Babcock est devenu l'un des plus grands partisans de Bergeron et a fait des démarches auprès de l'équipe de direction d'Équipe Canada afin qu'il fasse partie des équipes olympiques en 2010 et 2014. Bien qu'il ait effectué quelques présences avec Sidney Crosby en 2010, Bergeron a passé l'essentiel du tournoi à titre de 13e attaquant du Canada. Ce n'est pas avant 2014 que Bergeron et Crosby sont devenus des compagnons de trio réguliers pour le Canada.

Bergeron a obtenu une mention d'aide à Vancouver et deux à Sotchi, mais Babcock appréciait son jeu défensif. Il est facile de comprendre pourquoi. Il a été annoncé mercredi que Bergeron était l'un des trois finalistes au trophée Selke en 2018, remis au meilleur attaquant défensif de la LNH, en compagnie de Sean Couturier des Flyers de Philadelphie et d'Anze Kopitar des Kings de Los Angeles. Il a remporté ce trophée à quatre reprises (2012, 2014, 2015, 2017).

Babcock a placé Marchand sur un trio complété par Bergeron et Crosby à la Coupe du monde de hockey 2016, et les trois joueurs ont obtenu un total combiné de 25 points. Crosby (10 points; trois buts, sept passes), Marchand (huit points; cinq buts, trois passes) et Bergeron (sept points; quatre buts, trois passes) ont été les trois meilleurs pointeurs du tournoi.

« Le simple fait d'avoir été choisi dans cette équipe en 2010 a grandement aidé ma confiance, a noté Bergeron. L'entraîneur Babcock m'a fait confiance et m'a sélectionné. Quatre ans plus tard, il m'a placé sur le même trio que le meilleur joueur au monde, ce qui a encore plus aidé ma confiance.

« Ce fut la même chose à la Coupe du monde. Je m'attendais à être associé à Brad, mais je ne croyais pas que nous allions être avec Sid sur ce premier trio. Encore une fois, cela a permis à ma confiance d'augmenter. »

De son côté, Babcock a assuré qu'il avait beaucoup appris sur Bergeron - et Marchand - au cours du temps passé avec eux.

« Ce sont des personnes compétitives qui possèdent un très bon sens du jeu, qui réalisent de bons jeux et qui aiment gagner, a résumé Babcock. C'est pourquoi ces joueurs seront meilleurs (dans le match no 4). Ils sont déjà passés par-là. Avec leur expérience, ils vont répondre. 

« De la même manière, on pourrait dire la même chose de notre côté, non? Tout tourne autour du fait que notre groupe progresse ici, et qu'il se voit offrir une belle occasion. Nous jouons dans notre maison, la foule sera fantastique - l'hymne national était incroyable l'autre soir. Nous avons ensuite connu un bon départ. Nous devrons faire la même chose. 

« Ils seront bons de l'autre côté. »

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