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Nick Cousins a participé aux séries éliminatoires au terme des six dernières saisons. Il a donc l’habitude de jouer au hockey dans des amphithéâtres bruyants, au printemps.

Lors des deux dernières saisons, à Ottawa, il a ressenti la fièvre des séries éliminatoires bien au-delà des murs du Centre Canadian Tire. Les partisans lui font sentir leur soutien aux quatre coins de la ville.

« C’est, sans l’ombre d’un doute, la plus belle partie de l’année. On peut sentir un vrai buzz, partout en ville. Il ne fait pas très beau aujourd’hui, mais quand le temps se réchauffe, les gens nous le font certainement sentir », a déclaré Cousins, jeudi, alors qu’une neige tardive enveloppait la ville.

« Quand je vais faire mes emplettes chez Farm Boy, il n’est pas rare qu’un partisan m’arrête pour me dire de ne pas lâcher. Les gens veulent qu’on prenne une photo, quelque chose du genre. Ça fait vraiment chaud au cœur », dit Cousins.

« Je suis allé faire mes emplettes à quelques occasions avec ma fille. Je suis content qu’elle puisse voir ça. Jouer dans un marché canadien, c’est quelque chose de très cool. Je ne prends rien de cela pour acquis. »

« On croise des partisans au supermarché. Ce sont des choses qui se produisent fréquemment. Les gens sont amicaux et respectueux. Quand on leur donne 30 secondes, ça peut changer le cours de leur journée », dit pour sa part Lars Eller.

Le vétéran centre danois a l’expérience du hockey de printemps. Certains de ses souvenirs sont heureux. D’autres, moins. Il a participé aux séries éliminatoires à 12 reprises durant sa carrière longue de 16 saisons. Il a même remporté la coupe Stanley. Les saisons où son parcours a pris fin à la mi-avril occupent beaucoup de place dans sa mémoire.

« On sent l’électricité dans l’air en ce moment. Presque la moitié des équipes e notre ligue jouent des matchs sans signification à l’heure actuelle. J’ai été dans cette position. Ce n’est pas très amusant », dit Eller.

« Dans ces amphithéâtres, il n’y a pas d’énergie. C’est la même chose dans le vestiaire de ces équipes. Je considère donc que nous sommes dans une très bonne position. Partout où nous allons, les matchs sont importants. C’est pas mal plus facile de trouver l’énergie nécessaire pour se rendre au travail. »

Il existe donc un proverbe (pas trop sérieux) selon lequel il existe deux saisons au Canada : la saison du hockey et la saison de la construction. La seule chose pire que la saison des travaux, c'est la saison des travaux dans une ville dont l'équipe de la LNH est éliminée depuis longtemps de la course aux séries éliminatoires.

Quand ils ont vaincu les Hurricanes de la Caroline, dimanche soir au Centre Canadian Tire, les Sénateurs d’Ottawa ont fait un pas de plus vers leur prochain objectif. Ils ont atteint le plateau des 90 points au classement dans une deuxième saison consécutive pour la deuxième fois depuis 2008.

« L’énergie qu’on ressent dans notre amphithéâtre est très forte. On la ressent plus particulièrement vers la fin de nos matchs. Je peux vous confirmer que nous avons remarqué », dit Lars Eller.

« Lors de nos matchs, la foule est extraordinaire. Les partisans se font entendre. Ils nous aident. Ils sont le septième joueur. On espère tous être capables de compléter le travail pour eux », dit Michael Amadio.

Alors que les souvenirs d’un printemps riche en moments forts sur la glace et le retour du « Mile des Sens » reviennent en mémoire chez les partisans, les chants « We Want Playoffs » sont devenus monnaie courante au Centre Canadian Tire en troisième période, encouragés par la fiche de 6-2-2 à domicile que les Sens ont accumulée depuis la pause olympique.

Dimanche, cependant, ces chants ont retenti encore plus tôt dans le match, alors qu’une foule de 16 857 inconditionnels a reporté son dîner de Pâques pour voir les Sens écraser les Hurricanes, triples finalistes en titre de la Conférence de l’Est, dans une victoire écrasante de 6-3.

« Ces derniers matchs, ils se sont vraiment montrés très forts, c’était sympa de les entendre. Ils nous soutiennent toujours, et on sait qu’ils sont toujours là, et c’est ce qu’on aime chez eux », a déclaré Shane Pinto.

« Je pense que c’est humain de l’entendre, non ? », a déclaré Warren Foegele à propos des chants. « Évidemment, on essaie de rester concentré sur le moment présent, mais quand on a des supporters qui nous soutiennent aussi bruyamment, on est forcément très reconnaissant. »

La victoire de dimanche marquait le troisième match d’une série de cinq rencontres à domicile – la plus longue cette saison -- et qui s’annonce décisive. Cette série avait débuté jeudi par une victoire face aux Sabres de Buffalo, première équipe de la division Atlantique à atteindre les 100 points.

Après une défaite 4-1 face au Wild du Minnesota samedi, la victoire de dimanche a donné un avant-goût d’un autre affrontement potentiel au premier tour des séries éliminatoires, les Sens se battant pour la dernière place parmi les équipes repêchées et les Canes se disputant avec les Sabres, les Canadiens et le Lightning la première place de l’Association Est. 

« C’était un beau week-end. Samedi, puisqu’on jouait tôt, on savait qu’il ne serait pas trop difficile de trouver l’énergie. Les partisans étaient à la hauteur, même si les joueurs n’ont pas livré leur meilleure performance. Nous l’avons vécu l’an dernier. Il faut que chaque membre de la communauté contribue aux efforts », dit Brady Tkachuk.

« Nous savons à quel point nos partisans sont passionnés et à quel point ils sont affamés. Cela dit, les gens les plus affamés en ville se trouvent dans notre vestiaire. Nous apprécions leur énergie. Nous apprécions leur soutien. Nous aurons besoin d’eux lors de nos derniers matchs en saison régulière. »

Trois 

Trois des quatre équipes en lice pour la première place de l’Association Est se sont rendues — ou se rendront — au Centre Canadian Tire au cours du mois d’avril. Le Lightning sera de passage en ville mardi soir.

« Nous avons affronté de bonnes équipes », a déclaré Travis Green aux représentants des médias dimanche soir après la victoire contre la Caroline. « Une autre équipe s’amène. Nous devons donc nous remettre à zéro et nous préparer pour un nouveau match. »

Après Tampa Bay mardi, les Sens accueilleront les Panthers de la Floride jeudi soir, ce qui conclura leur série de cinq matchs à domicile. Ils se rendront ensuite à New York (Long Island) et au New Jersey lors du dernier week-end de la saison régulière avant de revenir à domicile pour affronter Toronto le 15 avril. 

« C’est la plus belle partie de l’année. Il faut juste s’assurer de ne pas prendre les choses à la légère. Il faut attaquer chaque journée. Il ne faut pas regarder trop loin devant. Il faut juste s’assurer d’être à notre mieux », dit Amadio.

« Je suis emballé. Comme j’ai dit plus tôt, je n’ai jamais vu les Sénateurs jouer du si bon hockey au cours des quatre dernières années », a dit Jake Sanderson après son retour au jeu, samedi, quatre semaines après avoir subi une blessure au haut du corps à Seattle.

« Avec toutes les blessures subies par nos défenseurs, je crois que nos attaquants ont saisi la balle au bond. Le classement pourrait difficilement être plus serré. Aujourd’hui, nous sommes en position de faire les séries. Demain, qui sait? Nous devons rester dans le moment présent. »

« Il faut se concentrer exclusivement sur notre prochain match. Nous sommes toujours heureux quand d’autres équipes parviennent à nous donner un coup de main. Le plus important, toutefois, c’est de rester concentrés sur la tâche à accomplir ici même, dans notre vestiaire. »

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