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Claude Julien opte pour la méthode douce

Pas de séance de patinage punitive pour le Tricolore qui tente de redresser la barque en désavantage numérique

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BROSSARD - Si Claude Julien donnait l'impression de vouloir passer ses joueurs dans le tordeur les uns après les autres, jeudi, il a plutôt opté pour la méthode douce au lendemain de la défaite de 4-2 subie aux mains des Sharks de San Jose.

L'entraîneur des Canadiens a préféré miser sur l'enseignement. Pas de bande à bande ni de séance de patinage punitive pour ses troupes, qui ont travaillé sur le désavantage numérique pendant une quinzaine de minutes après avoir analysé cet aspect du jeu en vidéo.

Le Tricolore a maintenant donné 11 buts à court d'un homme en 10 rencontres depuis le début de la saison, dont deux en trois occasions aux Sharks, et figure désormais au 30e rang de la LNH avec une piètre efficacité de 67,6 pour cent.

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« En principe, on a un bon groupe de joueurs - presque le même que celui de l'an passé qui a fait le travail et qui nous a permis de nous maintenir dans la première moitié de la Ligue (13e - 80,9 pour cent), a fait valoir Julien. C'est ça qui est frustrant. On a des choses à corriger et c'est ce qu'on a tenté de faire.

« J'ai confiance que ça va se replacer. C'est juste une question de travailler de la bonne façon. »

Le Tricolore aurait intérêt à éviter le cachot ou bien à rapidement trouver le moyen de redresser la barque puisqu'il accueillera les Maple Leafs de Toronto et leur puissante première vague du jeu de puissance, samedi au Centre Bell (19 h (HE); TVAS, SN, NHL.TV).

La troupe de Mike Babcock affiche un taux de réussite de 25 pour cent - tout comme les Canadiens - avec l'avantage d'un homme et voudra venger le revers de 6-5 en tirs de barrage subi au deuxième match de la saison.

« Comme c'est le cas pour toutes les équipes, leur première unité est excellente, a lancé Phillip Danault. Nous avons de bonnes intentions en désavantage, mais il faut se concentrer davantage sur notre travail au lieu d'essayer de faire celui des autres. C'est avec des petits détails comme ça qu'on va s'améliorer.

« C'était la première fois qu'on pratiquait autant cet aspect. On a bien pratiqué aujourd'hui et ça va se transférer dans le match demain. On a les mêmes joueurs que l'an dernier, c'est une simple question de confiance. »

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Après les 10 premières rencontres de la saison, le CH montre une fiche de 4-4-2 et une récolte de 10 points. À ce rythme, ce ne sera nettement pas suffisant pour espérer se tailler une place en séries éliminatoires.

On ne sait trop s'il a profité du plateau des 10 matchs pour mettre les points sur les « i » et les barres sur les « t » au terme de l'entraînement, mais le pilote d'expérience a servi un long monologue d'un peu plus de cinq minutes à ses joueurs avant qu'ils retraitent au vestiaire.

« Je n'entrerai pas dans les détails, a simplement répondu Julien. Ça arrive souvent. On jase un peu de tout. On parle du positif comme des choses que l'on veut améliorer. Ça fait partie de mon travail d'entraîneur. Je le fais moins souvent, mais j'ai toujours eu l'habitude de le faire régulièrement. »

Plus facile à corriger

On verra bien samedi si la méthode douce aura fonctionné. Une chose est sûre, c'est que le Tricolore n'a pas l'intention de laisser les choses se détériorer au point de finir dans la cave du classement au chapitre de l'infériorité numérique, comme ce fut le cas avec le jeu de puissance, l'an dernier.

La bonne nouvelle, c'est que les joueurs s'entendent tous pour dire que les ajustements sont plus faciles à faire quand il est question de jouer à court d'un homme.

« C'est plus facile à corriger parce qu'on n'a qu'à se concentrer sur notre travail sans nous soucier de l'autre équipe, a dit Danault. Il faut simplifier les choses. En ce moment, on court un peu trop partout et on ouvre les lignes de passes transversales. On a toujours retiré beaucoup de fierté de l'infériorité numérique et il faut retrouver ça. »

L'implication de Julien à l'entraînement pourrait aider à faire passer le message.

« Je fais confiance à mes adjoints et je les laisse faire leur travail, a expliqué Julien. C'est juste que parfois mon message peut être un peu plus agressif que celui d'un adjoint. Ça, c'est mon travail. Ça n'a rien à voir avec les adjoints, mais plus avec le fait d'obtenir l'attention des joueurs. »

Après cinq minutes de conversation sur le sujet, Julien a remercié à la blague un représentant de la presse qui a changé de sujet. Signe qu'il a hâte de passer à un autre appel.

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