Mais la réalité est que les deux pays pourraient ne pas s’affronter à Milan. Le Canada fait partie du groupe A avec la Suisse, la Tchéquie et la France, tandis que les États-Unis se retrouvent dans le groupe C aux côtés de l’Allemagne, la Lettonie et le Danemark. Les affrontements subséquents détermineront si les États-Unis et le Canada croiseront le fer plus tard dans le tournoi.
Cela dit, il s’agit des deux grands favoris de l’événement. Et, pour Guentzel, la Confrontation des 4 nations disputée en février dernier n’a fait qu’augmenter son appétit pour la qualité du hockey qui sera présenté en Italie.
Et pour une éventuelle revanche contre le Canada.
Guentzel sait à quel point les États-Unis sont passés près de vaincre le Canada et de remporter la Confrontation des 4 nations. La marque était égale 2-2 lors du match de championnat au TD Garden de Boston, et les États-Unis ont obtenu de bien meilleures occasions de marquer en début de prolongation, mais ils se sont heurtés au gardien Jordan Binnington.
Au bout du compte, Connor McDavid a marqué pour donner une victoire de 3-2 au Canada. Tandis que McDavid, Hagel et leurs coéquipiers s’en donnaient à cœur joie pendant les célébrations, Guentzel et les Américains ne pouvaient que regarder.
Il n’a pas oublié cette scène.
« Je suis certain que personne ne savait vraiment à quoi s’attendre dans ces matchs, a confié Guentzel à LNH.com. Et avec l’intensité, le niveau des équipes et des joueurs, je pense que tout le monde a réalisé que c’est nécessaire de disputer du hockey de cette qualité. Alors, retourner aux Jeux olympiques, ça va être spécial pour nous tous.
« Et oui, nous sommes motivés. On était tout près lors de la Confrontation des 4 nations. Mais peu importe ce qui s’est passé, on croit avoir une formation dont tous les éléments sont capables de rivaliser avec n’importe quelle équipe et n’importe quel style de jeu.
« On se sent bien à l’approche de tout ça. On a hâte de voir ce qui va se passer. »
Environ une heure après la victoire palpitante du Lightning contre les Bruins, Guentzel et Hagel sont retournés sur la patinoire du stade maintenant vide pour célébrer avec leur famille, échanger quelques plaisanteries et s’imprégner de l’atmosphère ainsi que des souvenirs qu’ils venaient de créer.
C’était évident qu’ils appréciaient la compagnie l’un de l’autre.
Dans une semaine, ce ne sera plus le cas, parce qu’aux Jeux olympiques, les amitiés sont mises de côté. Tout ce qui comptera, c’est la médaille d’or.