Les chiffres soutiennent cette théorie.
Hughes a fait ses débuts avec le Wild le 14 décembre, deux jours après la transaction. Avant le duel contre les Red Wings de Detroit au Grand Casino Arena jeudi (21h30 HE; ESPN, SNE, SN1), il avait obtenu 21 points (deux buts, 19 passes) et conservé un différentiel de +8 en 19 matchs. Au cours de la même période, Faber a amassé 16 points (cinq buts, 11 passes) et un différentiel de +13.
Pour le directeur général du Wild Bill Guerin, qui occupe le même rôle avec les États-Unis en vue des Jeux olympiques, il s’agit de faire d’une pierre deux coups. Non seulement le Wild a conservé un dossier de 10-5-4 avec Hughes dans la formation, il a aussi pu voir le duo Faber-Hughes devenir de plus en plus dynamique de matche en match.
Il s’agit assurément d’une bonne raison d’être optimiste à l’approche des Jeux olympiques. C’est du moins ce que ressent Faber.
« La familiarité est assurément importante dans un événement comme celui-là, a admis le défenseur de 23 ans. Quand vous jouez avec des défenseurs d’élite comme ceux qui sont avec (l’équipe des États-Unis), la transition se fait bien, peu importe avec qui nous jouons. Mais pour moi et Quinn, ça va se faire encore plus en douceur.
« Nous passons beaucoup de temps sur la glace. Nous jouons beaucoup ensemble. Ça se passe super bien. »
Hughes a été l’un des six premiers joueurs sélectionnés par les États-Unis en juin dernier, avec le défenseur des Bruins de Boston Charlie McAvoy, le joueur de centre des Maple Leafs de Toronto Auston Matthews, le centre des Golden Knights de Vegas Jack Eichel, l’ailier des Sénateurs d’Ottawa Brady Tkachuk et l’ailier des Panthers de la Floride Matthew Tkachuk. Faber a été choisi quand le reste de la formation a été officialisée le 2 janvier.
Faber et Hughes avaient initialement été sélectionnés par les États-Unis en vue de la Confrontation des 4 nations en février dernier. Si Hughes a raté le tournoi en raison d’une blessure aux obliques, Faber a été l’une des surprises dans le camp américain, avec deux passes en quatre matchs et un différentiel de +3 qui le plaçait à égalité au premier rang de l’équipe à ce chapitre.
L’entraîneur du Wild John Hynes a indiqué que ce sera à l’entraîneur américain Mike Sullivan de décider s’il gardera le duo Faber-Hughes.
« Ils sont à l’aise ensemble, donc nous verrons où ça mène », a dit Hynes, qui sera l’un des adjoints de Sullivan aux Olympiques.
« Ils sont capables de bien lire ce que l’autre va faire, et c’est la progression la plus importante que j’ai vue dans leur jeu ensemble. Comme duo défensif, tes sorties de zone sont importantes, tout comme ton exécution et la façon dont tu te soutiens en zone offensive.
« Quinn est unique avec sa façon de contrôler la rondelle, surtout en zone offensive. Dans le cas de Brock, il doit surtout comprendre les tendances de Quinn.
« On commence à voir que le jeu est bien synchronisé. »
Il s’agit d’une tendance que Guerin et les États-Unis voudront voir se poursuivre sur la scène mondiale le mois prochain.