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TORONTO – Qui est le joueur américain de la Ligue nationale de hockey avec le plus de buts depuis le 29 novembre, soit 21 buts en 27 matchs?

Non, il ne s’agit pas du centre des Maple Leafs de Toronto Auston Matthews, qui occupe le deuxième rang sur cette liste avec 16 buts, lui qui va représenter les États-Unis aux Jeux olympiques de Milano Cortina 2026.

Ce ne sont pas non plus les attaquants Alex DeBrincat (Red Wings de Detroit), Cole Caufield (Canadiens de Montréal) ou Jason Robertson (Stars de Dallas), qui sont tous à égalité au troisième échelon avec 15 filets, et qui ont tous été ignorés par l’équipe américaine qui se rendra à Milano Cortina.

La réponse : Brock Nelson.

Oui, ce Brock Nelson, l’ancien membre des Islanders de New York qui pivote maintenant le deuxième trio de l’Avalanche du Colorado.

Croyez-le ou non, aucun autre joueur américain n’est plus en feu que Nelson à l’approche des Jeux olympiques. Le centre de 34 ans joue le meilleur hockey de sa carrière à un âge où plusieurs joueurs commencent à ralentir.

Ce n’est pas le cas de Nelson. Loin de là. En fait, le seul joueur de toute la LNH à avoir marqué plus de buts que lui au cours de cette période est la vedette des Oilers d’Edmonton Connor McDavid, avec 22.

Nelson en a remis une couche dimanche, avec le cinquième tour du chapeau de sa carrière dans une victoire de 4-1 contre les Maple Leafs de Toronto. Il a inscrit 27 buts cette saison et est en voie de surpasser son sommet en carrière de 37 filets établi avec les Islanders en 2021-22.

COL@TOR: Nelson réussit son cinquième tour du chapeau en carrière

Ce faisant, il réduit au silence les critiques qui doutaient de la pertinence de sa sélection au sein de l’équipe américaine, critiques qui étaient nombreuses lorsque la formation complète a été annoncée le 2 janvier.

Tous les doutes concernant sa sélection devraient maintenant être effacés. Les gens peuvent bien argumenter que DeBrincat, Caufield, Robertson et d’autres auraient eu leur place, mais ce n’est pas Nelson qu’ils remplaceraient.

Il a mérité cette place. De bien des manières.

Vous n’avez qu’à en parler avec l’entraîneur de l’Avalanche Jared Bednar.

« Le truc avec Brock, c’est qu’il fait tellement de choses très spéciales loin de la rondelle, a expliqué Bednar après la victoire du Colorado dimanche. Il est un joueur grand, fort et avec une longue portée (6 pieds 4 pouces, 205 livres) qui patine bien et qui couvre beaucoup d’espace sur la glace, alors nous nous fions à lui dans plusieurs situations défensives, notamment en infériorité numérique. On parle d’un joueur complet qui remplit le filet cette année. Son jeu en échec avant est impeccable, alors il s’agit d’un joueur que je ne peux voir être écarté de cette équipe.

« Il y a plusieurs marqueurs qui doivent peaufiner le reste de leur jeu. Dans son cas, il a certainement mérité sa place dans cette équipe. Je pense même qu’il sera excellent aux Jeux olympiques. »

Le défenseur de l’Avalanche Cale Makar, qui va représenter le Canada, ne serait pas surpris si la prédiction de son entraîneur devait se concrétiser.

« Il joue avec beaucoup de confiance en ce moment, a confié Makar à LNH.com. Il est un tireur. Lorsqu’il tire, il va trouver un moyen de trouver les ouvertures et de toucher la cible.

« C’est incroyable de voir la manière dont il joue en ce moment. Il trouve les bons endroits sur la glace, les gars lui refilent la rondelle, et il l’expédie au fond du but.

« C’est vraiment plaisant. »

Nelson a mentionné que de se frotter à des vedettes comme Makar et Nathan MacKinnon, qui va lui aussi représenter le Canada, au cours des entraînements de l’Avalanche presque chaque jour l’avait aidé à amener son jeu à un autre niveau. Même chose avec la confiance qu’il a gagnée après avoir joué pour les États-Unis à la Confrontation des 4 nations la saison dernière, alors que sa sélection avait encore une fois fait sourciller quelques observateurs.

Même s’il a été blanchi en quatre parties au cours de ce tournoi, Nelson affirme que l’expérience qu’il a gagnée en affrontant certains des meilleurs joueurs au monde a été inestimable.

« Ce fut évidemment formidable de voir tous ces joueurs de près, de tenter d’en apprendre le plus possible et de m’imprégner de tout ce que je pouvais, a raconté Nelson. Ça m’a assurément donné confiance en mon jeu. Chaque fois que vous êtes sélectionné au sein d’une équipe comme celle-là, sans compter que je viens d’avoir ce privilège à nouveau, c’est tout un bonus.

« De voir (MacKinnon, Makar) sur une base régulière, de voir ce qu’ils font, ça aide à peaufiner son propre jeu. Chez les Américains, d’avoir pu m’entraîner l’an dernier avec des joueurs comme (Zach) Werenski, de voir comment il bouge, des joueurs comme Jaccob Slavin et Brock Faber, et la manière dont ils jouent défensivement. En attaque, j’ai pu observer Matthews, (Jack) Eichel, et plusieurs de ces gars-là, voir comment ils contrôlent le jeu, comment ils jouent. J’ai simplement tenté d’apprendre.

« Le rythme et l’exécution sont à un autre niveau. Il faut donc être capable de jouer à ce niveau nous aussi. »

Avec le début du tournoi olympique qui s’approche rapidement, le 11 février, c’est exactement ce que Nelson est en train de faire.