Connor McDavid connaît une saison historique. Le joueur de centre de 26 ans des Oilers d'Edmonton cumule 151 points (64 buts, 87 passes) en 80 matchs, le plus haut total dans la LNH depuis que Mario Lemieux a inscrit 160 points avec les Penguins de Pittsburgh lors de la saison 1995-96. Avec cette campagne remarquable qui tire à sa fin et les séries éliminatoires de la Coupe Stanley qui s'amorcent le 17 avril, le visage des Oilers et de la LNH s'est entretenu avec le journaliste de NHL.com Mike Zeisberger à Edmonton, et on a pu le découvrir sous toutes ses facettes.
Dans la deuxième de trois parties de cette entrevue exclusive avec McDavid, il nous parle de son rôle grandissant à titre de visage de la LNH, puis de la manière dont il est passé d'une vedette discrète publiquement à une personnalité plus à l'aise à l'écran et sous les projecteurs.
EDMONTON- Connor McDavid commence à baisser sa garde.
Tête-à-tête avec… Connor McDavid, deuxième partie
Huit ans après son entrée dans la LNH, la vedette des Oilers prend ses aises à titre de visage actuel de son sport

On peut maintenant voir la vedette des Oilers d'Edmonton au cœur de plusieurs publicités télévisuelles, dont une dans laquelle il « met au défi » Wayne Gretzky d'effectuer une course de surfaceuses.
Le 13 mars, un McDavid souriant a montré son côté décontracté en présentant Nickelback pour leur intronisation au Temple de la renommée de la musique canadienne lors de la cérémonie des prix JUNO au Rogers Place d'Edmonton.
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Après toutes ces années à être prudent, à se méfier des étrangers et à toujours choisir les bons mots, l'attaquant de 26 ans se permet maintenant de montrer aux gens la vraie personnalité de Connor McDavid.
Pourquoi maintenant?
« Car on vieillit », a-t-il expliqué. « J'ai 26 ans maintenant. Je suis plus à l'aise en public et je me sens plus à ma place. »
Mais cela n'a pas toujours été le cas.
Imaginez être McDavid. Imaginez grandir au sud de l'Ontario et devenir la vedette locale avant même l'adolescence. Imaginez devoir figurer à qui faire confiance, ou qui veut simplement se nourrir de votre notoriété.
Il a fallu un certain temps avant que McDavid soit à l'aise avec la célébrité. Maintenant, il se réjouit d'être le visage de son sport et, parfois, l'une des voix les plus influentes.
« Comme je disais, il y a sans doute un lien avec le fait de vieillir. Je crois aussi que c'était mon mécanisme de défense lorsque j'étais plus jeune de mettre mes gardes afin de garder les médias et le public loin de moi. »
C'est maintenant chose du passé.
Voici la deuxième partie de notre entretien avec McDavid :
Tu as une notoriété depuis très jeune. À quel point ç'a été difficile de devenir capitaine des Oilers à seulement 19 ans, en particulier par rapport aux implications publiques de porter le « C » dans un marché canadien?
« Je ne comprenais pas ce qui se passait lorsque j'ai été nommé capitaine à 19 ans. Tu n'as vraiment aucune idée. Tu tentes toujours de faire ta place dans la Ligue. Et lorsque je dis cela, je ne sous-entends pas que je regrette les décisions que j'ai prises. Je suis très honoré de pouvoir porter le 'C' avec les Oilers depuis des années. »
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Décris-moi ton évolution à titre de capitaine des Oilers.
« Je crois être dans une position unique en étant dans ce rôle et en apprenant des échecs. C'est ma septième année à titre de capitaine et je suis plus que jamais à l'aise d'être le meneur. »
Tu sembles également plus à l'aise d'être sous les projecteurs, et certainement moins méfiant.
« Être sur mes gardes m'a été utile un certain temps. Maintenant, comme je disais, j'ai 26 ans, je suis dans la Ligue depuis longtemps et je suis plus à l'aise d'être moi-même. Je crois aussi que je me souciais beaucoup de ce que pensaient les joueurs plus vieux que moi. La tradition au hockey est d'être respectueux envers les vétérans et gagner ses lettres de noblesse. J'ai l'impression que j'ai pris cela à cœur, c'était donc certainement un aspect qui explique comment j'agissais. Maintenant, j'ai plus de respect pour le sport et je me laisse aller un peu plus. »
C'est certainement ce que tu as fait pour cette publicité de BetMGM dans laquelle tu mets au défi Wayne Gretzky d'une course en disant « Wanna go, 'Gretz? ». Qui savait qu'il serait question d'une course de surfaceuses? Pendant ce temps, ces trois mots sont devenus viraux sur les médias sociaux. C'est comment d'avoir développé une relation avec Gretzky, le meilleur pointeur de tous les temps de la LNH et une icône des Oilers qui a une statue à son effigie devant le Rogers Place?
« Chaque fois que je côtoie 'Gretz', il a cette prestance. Quand je suis arrivé, plus jeune, j'étais nerveux et intimidé par sa présence. Mais j'ai appris à le connaître et il est tellement une bonne personne. J'ai appris à connaître un peu ses fils, Trevor et Ty, et je m'entends bien avec eux. C'est génial de passer du temps avec lui et c'était vraiment amusant de tourner cette publicité. Nous avons eu beaucoup de plaisir. »
Que penses-tu de cette statistique à propos de Wayne Gretzky? Si le no 99 n'avait jamais marqué un seul but dans sa carrière, il serait tout de même le meneur de tous les temps en termes de points. Avec 1963 passes, il cumule plus de points que le deuxième meilleur pointeur de l'histoire, Jaromir Jagr (1921).
« (Secoue la tête) C'est une statistique complètement folle. Ça montre à quel point il était dominant et quel genre de joueur exceptionnel il était. Qu'est-ce qu'on peut dire de plus? »

Tu ne t'es pas gêné pour donner ton opinion, en particulier récemment, en soutien à la soirée de la fierté à Edmonton, et pour faire part de ton désir de voir un tournoi international mettant en vedette les meilleurs joueurs. Que peux-tu dire à propos de la façon dont tu es devenu plus à l'aise à parler publiquement et à être, comme on l'a mentionné précédemment, une personne dont les propos peuvent avoir une grande influence au sein de la Ligue?
« Je comprends ma position et je comprends que mes paroles peuvent avoir un certain poids. Donc, ce que je dis et le moment choisi pour parler sont un peu plus stratégiques. Je réfléchis davantage avant d'aborder certains sujets. Cela étant dit, la Ligue a toujours été très, très ouverte avec moi. Ils ont toujours voulu avoir des conversations avec moi, même chose pour l'Association des joueurs. Alors, je me considère très chanceux d'être dans cette position. Je sais que ce ne sont pas tous les gars qui ont droit à ce genre de traitement. Quand c'est le cas, tu dois te considérer comme chanceux. »
On parle toujours de faire de Connor McDavid l'attrait numéro un et le visage de la LNH au plan marketing. Qu'est-ce qui t'a aidé à t'ouvrir à ces concepts?
« Encore une fois, il faut que tu apprennes à composer avec cela. Tu dois avoir regardé d'autres joueurs qui sont passés par là et tenter d'apprendre d'eux le plus possible, tout en étant capable de parler des choses qui te passionnent. Je vais continuer de parler de ces choses. »
Finalement, nous devons te parler de la soirée des prix JUNO. Tu as été présenté par l'acteur canadien Ryan Reynolds, tu es monté sur la scène alors qu'on entendait les « MVP! » dans la foule, et tu as laissé savoir au monde entier que tous les membres de ta famille sont de très grands amateurs de Nickelback, parfois même au grand désarroi de vos voisins dans le temps. Quels souvenirs conserves-tu de cette soirée?
« Les gens ici à Edmonton ont toujours été incroyables avec moi, et ils l'ont encore une fois démontré ce soir-là. Parfois, c'est 'cool' de sortir de sa zone de confort. »
La troisième partie de cet entretien avec Connor McDavid sera disponible lundi.

















