Brunette Season Preview

Dans le cadre des textes de la série « Tête-à-tête avec… », nous nous entretenons avec des acteurs du monde du hockey afin d'en apprendre plus sur leur vie sur la glace et à l'extérieur. Cette édition met en vedette l'entraîneur associé des Devils du New Jersey Andrew Brunette.
NEWARK, New Jersey - Andrew Brunette voit des ressemblances entre les Devils du New Jersey et son ancienne équipe, les Panthers de la Floride.

Brunette a été embauché par les Devils comme entraîneur associé le 15 juin, après avoir terminé au deuxième rang du scrutin pour l'obtention du trophée Jack-Adams, remis à l'entraîneur de l'année, avec les Panthers la saison dernière.
« Il y a des similarités en raison de la vitesse à laquelle nous jouons, a noté Brunette. La Floride jouait avec beaucoup de rythme, et je pense que nous avons les mêmes capacités. Nous tentons de nous développer pour devenir une équipe semblable. Quand nous sommes à notre mieux, nous avons le contrôle du jeu. Il n'y a pas d'espace pour l'autre équipe. Ça peut être frustrant (pour l'adversaire) et nous sommes capables de contre-attaquer. Je pense que la Floride possède ces mêmes qualités. »
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Sous les ordres de Brunette, la Floride a conservé un dossier de 51-18-6 après la démission de Joel Quenneville de ses fonctions d'entraîneur le 29 octobre. La Floride a terminé avec un dossier de 58-18-6 (122 points), le meilleur de son histoire, et remporté le trophée des Présidents à titre de meilleure équipe en saison régulière. Après la saison, le directeur général de la Floride Bill Zito a indiqué que les Panthers allaient enclencher un processus exhaustif de recherche d'entraîneur, et Paul Maurice a été embauché le 22 juin.
« Dès mes premières conversations avec Andrew, j'ai vu que nous avions beaucoup de choses en commun », a mentionné l'entraîneur du New Jersey Lindy Ruff. « J'ai beaucoup parlé de l'équipe des Stars de Dallas que j'ai dirigée (de 2013 à 2017) et de la manière dont nous fonctionnions. Nous avons regardé la manière de jouer de la Floride ainsi que notre façon de jouer et la manière dont nous générons de l'attaque. Il y avait beaucoup d'aspects communs. »
Brunette a discuté de sa transition avec les Devils, du capitaine Nico Hischier, du jeu de puissance et de ce que l'avenir lui réserve dans une entrevue avec LNH.com.
Tu as passé quatre saisons au sein du personnel d'entraîneurs des Panthers et auparavant, sept saisons dans l'organisation du Wild du Minnesota. Comment se passe la transition au New Jersey?
« Chaque fois qu'il y a du changement, il faut toujours du temps. Mais je suis chanceux de côtoyer de bonnes personnes et des gens que je connaissais un peu au sein de l'organisation. Ç'a facilité les choses pour moi. J'ai joué avec plusieurs équipes durant ma carrière, et quand je suis passé d'une à l'autre, il y a toujours eu une période d'adaptation. »
Qu'aimes-tu le plus de travailler avec Lindy Ruff?
« Travailler avec Lindy est très agréable. Nous voyons le hockey de la même façon. Il a connu énormément de succès durant sa carrière, et je suis arrivé ici en étant ouvert d'esprit et en voulant apprendre de lui et de la manière dont il travaille. Sa façon de traiter les gens et son approche tous les jours. Nous n'avons pas vraiment eu de mauvais moments, et je vois bien comment il compose avec la pression et les différentes personnalités. J'adore le côtoyer et apprendre de lui. Nous collaborons aussi. Tout notre personnel apprend l'un de l'autre dans notre façon de travailler. Ça se passe bien jusqu'à maintenant. »
As-tu appris quelque chose que tu ne savais pas de Ruff?
« Sa manière de livrer son message chaque jour fait avancer l'équipe. On peut ressentir sa passion. Ça se mélange avec son amour pour ses joueurs. Il compose bien avec les deux côtés de la médaille, c'est-à-dire qu'il est exigeant, mais également stimulant. J'apprends certaines choses en le regardant livrer son message. »
Qu'apprécies-tu le plus du capitaine Nico Hischier? Est-ce qu'il te rappelle un capitaine en particulier que tu as côtoyé par le passé?
« C'est difficile de porter un véritable jugement avec seulement une partie de la saison de jouée, mais il me rappelle un peu (le capitaine des Panthers) Aleksander Barkov par sa manière de montrer l'exemple. Ils font bien toutes les petites choses. Ils sont des joueurs très altruistes, et les autres autour s'inspirent d'eux. Il a une bonne éthique de travail à l'entraînement, il est extrêmement compétitif lors des matchs, et quand tu vois ton capitaine faire toutes les bonnes choses, c'est difficile pour un coéquipier de ne pas l'imiter. »

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Tu diriges le jeu de puissance, qui se classe au 15e rang de la LNH (21,0 pour cent). Quelle est ta philosophie en avantage numérique?
« Il faut qu'il y ait de la confiance, c'est l'une des choses importantes. Il faut aussi de la communication. Nous tentons constamment de faire communiquer nos joueurs, de leur faire comprendre les concepts. Comme entraîneur, tu essaies de leur donner des options et tu fais confiance à leur instinct, à leurs choix. C'est tout ce que tu peux faire. Tu dois faire confiance à tes joueurs, leur fournir les bonnes informations et laisser place à leur créativité, c'est important. Chaque jeu de puissance dans la Ligue a une combinaison différente d'individus, donc nous essayons simplement de jouer en fonction de nos forces et nous sommes rapides. Tout est basé sur les joueurs que tu as sous la main, mais tu dois laisser libre cours à leur créativité. Je ne sais pas si nous pouvons avoir un jeu de puissance stagnant. Nous devons trouver une façon de tirer le maximum de ces joueurs, et je pense que le mouvement de joueurs comme Jesper Bratt, Jack Hughes et Dougie Hamilton crée de l'espace et ça leur permet de prendre les meilleures décisions. Nous prônons le jeu rapide avec la rondelle, et je pense que nous pouvons être encore plus rapides, mais nous nous améliorons. »
À quel point es-tu surpris du début de la saison? Qu'est-ce que l'équipe doit faire pour continuer à connaître du succès?
« Quand nous jouons comme nous en sommes capables, c'est-à-dire quand nous sommes rapides et constamment dans le visage de l'adversaire, il n'y a pas beaucoup d'espace sur la glace. C'est la force de notre équipe. Mais tout est une question de constance. Quand tu n'as pas eu de succès depuis un bout de temps, c'est parfois quelque chose que tu ne comprends pas toujours. Comme entraîneurs, nous devons nous assurer de marteler ce message parce que c'est facile de se laisser aller. Nous exigeons un style de jeu serré et ce n'est pas toujours facile, mais je pense que ça cadre avec nos forces. Nous devons conserver cette constance chaque soir. »
Quelles sont tes premières impressions du centre Jack Hughes?
« Il a été excellent. Tu ne sais jamais avec un jeune premier choix au total. Mais c'est un plaisir de le côtoyer. Il apprend constamment et il veut toujours devenir meilleur. Il est motivé à être le meilleur, ce dont tu n'es jamais certain quand tu ne le connais pas. Mais il est extrêmement motivé. Il ne veut pas seulement être un bon joueur, il veut être un grand joueur. On travaille avec lui chaque jour. La saison est encore jeune et nous apprenons encore à nous connaître, mais c'est très plaisant de le côtoyer. J'ai hâte de le voir se développer et franchir les prochaines étapes pour devenir le meilleur. »

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Qu'est-ce que l'avenir réserve à Andrew Brunette?
« Je prends les choses une journée à la fois. J'essaie d'apprendre. Je suis chanceux d'avoir côtoyé de grands entraîneurs et d'être avec Lindy ici au New Jersey. Il a remporté plus de 800 matchs, ce qui est un exploit extraordinaire. Je suis ouvert d'esprit. Je dois m'améliorer comme entraîneur, et apprendre de certains des meilleurs m'a vraiment permis d'intégrer ce qu'ils font et de l'appliquer. Je suis comme une éponge en ce moment. J'essaie de tout absorber. »