Le Repêchage 2026 de la LNH Upper Deck se tiendra les 26 et 27 juin au KeyBank Center de Buffalo. Le premier tour se tiendra le 26 juin (19 h HE; ESPN, ESPN+, SN, TVAS) tandis que les tours 2 à 7 auront lieu le 27 juin (11 h HE; NHLN, ESPN+, SN, SN1). LNH.com vous aide à vous préparer en vue de ce repêchage en vous offrant des profils des principaux espoirs admissibles à l'encan, grâce à des entrevues réalisées dans le cadre de la Séance d’évaluation des espoirs de la LNH (Combine) au KeyBank Center, qui s’est tenue du 1er au 6 juin.
Repêchage 2026 : Un congé forcé dont Hemming se serait passé
L’imposant attaquant finlandais a dû attendre au mois de décembre avant de disputer un premier match cette saison

par
Sébastien Deschambault
Directeur de la rédaction LNH.com
BUFFALO – La saison d’admissibilité au repêchage est la plus importante de la jeune carrière de tout espoir qui aspire à évoluer dans la LNH. C’est pourquoi Oscar Hemming aurait préféré avoir la chance d’impressionner les dépisteurs sur la glace plutôt que de se livrer à une bataille administrative qui a duré plusieurs mois.
Il s’est toutefois servi de cette situation comme source de motivation.
« Ne pas jouer pendant quatre mois parce que quelqu’un d’autre ne veut pas que tu joues, ça m’a aidé à déployer encore plus d’intensité », a affirmé Hemming, rencontré par LNH.com à la Séance d’évaluation des espoirs.
Hemming avait choisi d’évoluer avec les Rangers de Kitchener dans la Ligue de hockey de l’Ontario, qui l’avaient repêché dans le cadre du repêchage international de la LCH. L’équipe qui possédait ses droits en Finlande, Kiekko-Espoo, a toutefois mis son veto à cette décision, faisant valoir qu’il était sous contrat avec l'organisation.
L’option de faire le saut dans la BCHL a aussi été refusée, au risque de se voir exclure des tournois internationaux avec la Finlande. Hemming était donc coincé, et s’il pouvait s’entraîner avec Kitchener, il n’était pas autorisé à disputer des matchs. Il a donc décidé de profiter comme il pouvait du temps libre que lui conférait cette malencontreuse situation.
« J’en ai profité pour ajouter du muscle, a-t-il expliqué. Je savais que je n’allais pas jouer, alors je pouvais tout donner dans le gymnase, sans me retenir comme je l’aurais fait si j’avais un match le lendemain. J’y allais le tout pour le tout, et ça m’a aidé à définir ma charpente.
« J’ai aussi pu apprendre plusieurs choses sur moi-même à l’extérieur du hockey. Tout le monde qui est ici aime le hockey, c’est tout ce qui compte pour nous. Alors d’avoir été privé de ça, ça m’a appris ce que je pouvais faire mentalement en l'absence de hockey. »
C’est finalement à Boston College que son purgatoire a pris fin. Comme la NCAA n’est pas soumise aux règles de transfert de la NCAA, Hemming a enfin pu donner ses premiers coups de patin dans un véritable match au mois de décembre.
Mais à titre de plus jeune joueur de la NCAA, le mastodonte de 6 pieds 4 pouces et 204 livres a eu besoin d’une période d’adaptation.
« Je dirais que ce qui m’a surpris le plus, c’est la vitesse, a expliqué Hemming. Je n’avais pas joué depuis presque une demi-année, alors je l’ai remarqué immédiatement, mais ce n’était pas seulement la vitesse des joueurs. Tout le monde est plus rapide, mais les joueurs analysent aussi le jeu plus rapidement. Ce fut une énorme différence pour moi, au début du moins. »
Il a finalement conclu la campagne avec huit points (un but, sept passes) en 19 matchs, mais malgré ce court échantillon, il a pu montrer aux dépisteurs ce qu’il était en mesure de réaliser.
« C’est un gros bonhomme, un potentiel attaquant de puissance qui aime frapper et utiliser son corps », a analysé Jean-François Damphousse du Bureau central de dépistage de la LNH. « Ce fut impressionnant de le voir faire la transition à Boston College après avoir raté le début de saison. Il a un peu amélioré son coup de patin, surtout sa rapidité et l’explosion de ses premières enjambées, et sans être une lacune, ça va s’améliorer avec le temps.
« Il est un joueur puissant qui n’a pas besoin d’être poussé afin de jouer de manière physique. Il se présente en fond de territoire pour appliquer de l’échec avant, il est très imposant autour de filet et il a de bonnes mains et une belle touche de marqueur. »

Le principal intéressé ne croit toutefois pas que les dépisteurs ont eu la chance de voir à l’œuvre le véritable Oscar Hemming.
« Je me sentais encore rouillé, a-t-il plaidé. Je n’étais pas encore au sommet de mon art. La prochaine année sera donc très importante pour moi. J’ai vraiment hâte de retourner jouer à Boston College. »
Son entraîneur Greg Brown a lui aussi bien hâte de retrouver son protégé, dont il a louangé non seulement les aptitudes sur la glace, mais aussi l’attitude et la maturité.
« De pouvoir arriver à 17 ans après avoir raté la moitié d’une saison et d’être capable d’avoir un impact sur les matchs, de pouvoir s’acclimater aussi rapidement à des joueurs plus vieux qui jouent à un rythme plus rapide, ça en dit long sur son sens du jeu », a noté Brown.
« Le plus grand signe de maturité, c’est que lorsqu’il ne marquait pas, il n’a pas cherché à tricher, à se placer du mauvais côté de la rondelle, et à prendre les mauvaises décisions. Il a joué de la bonne manière jusqu’à la fin. »
Soutien fraternel
Au cours de son congé forcé, Hemming a pu compter sur le soutien de plusieurs personnes pour l’aider à traverser cette difficile épreuve.
En plus de ses coéquipiers et son entraîneur Jussi Ahokas – un compatriote qu’il a qualifié de « figure paternelle » – à Kitchener, celui dont le nom apparaît au 11e rang des patineurs nord-américains sur la liste finale du Bureau central de dépistage de la LNH a pu discuter avec des compatriotes de l’équipe nationale finlandaise.
« Il est un gros bonhomme, comme moi, qui excelle dans les batailles à un contre un, qui aime encaisser des mises en échec et en distribuer », a raconté Oliver Suvanto, son coéquipier au tournoi Hlinka-Gretzky. « Il est prêt à faire tout ce qu’il faut pour gagner. Il est un gars de talent, un bon marqueur, mais il est d’abord et avant tout un bon gars et un bon ami. »
Mais celui qui l’a le plus aidé, que ce soit pendant ces longs mois d’inactivité ou depuis le début de sa jeune carrière, c’est son frère Emil.
Sélectionné en première ronde (29e au total) par les Stars de Dallas en 2024, le grand frère a parlé tous les jours à son petit frère pendant les longs mois où Oscar ne pouvait jouer.
« Nous sommes vraiment très proches, a affirmé Oscar. Nous allons nous entraîner ensemble tout l’été.
« Il m’a aussi aidé à me préparer à la Séance d’évaluation, il m’a expliqué comment les entrevues se passaient avec les équipes, les questions bizarres, des choses comme ça. »
Les Stars ne possèdent pas de choix de première ronde jusqu’ici en 2026, alors les chances que Oscar atterrisse au sein de la même organisation que son frère sont minces. Il affirme qu’il sera heureux, peu importe quelle sera l’équipe qui va le sélectionner, mais il admet qu’il ne détesterait pas être choisi plus rapidement qu’Emil.
« Nous étions proches en grandissant, mais à force de se côtoyer tous les jours, tout a tendance à devenir une petite compétition, a-t-il noté. Nous voulons évidemment que l’autre accomplisse le plus de choses possible et s’améliore, mais nous tentons aussi de battre l’autre chaque jour.
« Ça ne nous empêche pas de nous aimer et de vouloir que l’autre connaisse la plus belle carrière qui soit. »

















