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L’attaque des Rangers de New York se devait de débloquer après un début de saison ardu. Les New-Yorkais ont choisi le moment parfait pour y parvenir et signer une victoire de 4-3 contre les Canadiens de Montréal au Centre Bell.

Samedi, les Rangers ont connu un très difficile début de rencontre, cédant deux fois dans les quatre premières minutes de jeu. Ça n’augurait rien de bon pour une équipe qui se cherchait. Avant la rencontre, l’attaque new-yorkaise occupait le 31e rang de la LNH avec une moyenne de 1,83 but par match, et elle n’avait inscrit qu’un seul but à ses trois dernières rencontres, toutes des défaites, pour se retrouver avec un dossier de 2-3-1.

Mais le filet de Mika Zibanejad inscrit en avantage numérique à 11:56 du premier engagement a relancé les visiteurs. Le vent venait de tourner, et il n’a jamais cessé de souffler. Les Rangers ont été plus dominants et incisifs en deuxième période, sans réussir à marquer, mais ils ont finalement été récompensés en début de troisième avec trois buts en l’espace de 5:17 pour filer vers la victoire.

« C’est une grosse victoire de caractère, surtout que nous tirions de l’arrière rapidement », a mentionné l'entraîneur-chef Mike Sullivan, qui en est à une première saison à la barre du club. « Quand tu fais face à de l’adversité comme ç’a été notre cas dernièrement, le match aurait vraiment pu partir dans la mauvaise direction. Je donne beaucoup de mérite aux joueurs. Tu en apprends beaucoup sur un groupe quand tu vis des expériences comme celle-ci. Ce que j’ai appris, c’est que nous avons un groupe avec beaucoup de caractère. »

J.T. Miller et Matthew Robertson ont été les deux premiers marqueurs des Rangers en troisième période, avant qu’Artemi Panarin n’inscrive ce qui allait être le but gagnant. Un filet qui a semblé enlever un poids sur les épaules de l’attaquant qui a inscrit 302 buts en 758 matchs en carrière dans la LNH, mais qui n’en avait pas un seul après six sorties cette saison.

« Je me sens comme si c’était le premier but de ma carrière! », a lancé celui qui a terminé la rencontre avec quatre points. « J’étais si heureux. Mika a fait un jeu incroyable sur le but. J’en avais raté cinq avant, mais finalement, ç’a rentré.

« On dirait qu’on s’était endormi en début de match, et on sait à quel point cet amphithéâtre peut être en feu lorsque le match commence. Ça aurait pu devenir difficile, mais nous avons fait du bon travail contre une équipe très rapide, qui peut être difficile à arrêter. »

Le but de Zibanejad, qui n’avait qu’un point en six parties cette saison, aura aussi permis aux Rangers d’espérer que leur jeu de puissance débloque pour de bon. Avant la rencontre, ils n’avaient trouvé le filet que deux fois en 17 occasions en avantage numérique, au 24e rang de la Ligue. Pour une équipe qui voulait relancer son jeu de puissance après avoir terminé 28e du circuit en 2024-25, ce n’était sûrement pas ce qu’on espérait après l’arrivée de Mike Sullivan.

À vrai dire, les Rangers sont passés bien près de terminer la soirée avec une note parfaite de 2-en-2 en avantage numérique, puisque le but de J.T. Miller, qui a lancé le bal en troisième période, a été marqué sur une déviation alors que la pénalité d’Alexandre Carrier était terminée depuis deux secondes.

NYR@MTL: Miller fait dévier le tir de Fox

Sur la séquence, Alexis Lafrenière était, tout comme Miller, posté devant le filet afin de faire dévier le tir. Un scénario qui devra se répéter.

« Les unités spéciales, c’est tellement gros dans tous les matchs, a-t-il dit. Devant le filet, c’est là que tu comptes des buts. Les défensives sont tellement bonnes que si tu restes en périphérie, c’est plus dur.

« On aimait la façon dont on jouait (récemment), mais ça ne rentrait juste pas. Des poteaux, des arrêts… Mais là, nous en avons marqué un, et ça nous a donné du jus. En troisième, nous en avons eu quelques-uns de suite. Ça aide vraiment. C’est bon de voir que ça débloque un peu et qu’on retrouve notre attaque. »

Les changements ont été nombreux dans les derniers mois chez les Rangers. Il y a eu le congédiement de l’entraîneur-chef Peter Laviolette après une saison où l’équipe a raté les séries éliminatoires alors qu’elle semblait être aspirante à la Coupe Stanley. Il y a aussi eu les échanges du capitaine Jacob Trouba et du vétéran Chris Kreider aux Ducks d’Anaheim, tout comme les arrivées de Miller, qui est maintenant capitaine, et de Vladislav Gavrikov, qui était un des défenseurs les plus en demande sur le marché des joueurs autonomes l’été dernier.

C’est pourquoi il est important pour les New-Yorkais de trouver une certaine stabilité et regagner leur confiance en début de saison. Cette victoire de caractère contre les Canadiens pourrait bien être le premier pas dans cette direction.

« Ils ont démontré leur résilience et je trouve que c’est admirable et nécessaire pour gagner dans cette Ligue, a dit Sullivan. Je suis heureux pour les joueurs parce que ça leur confirme que le plan de match fonctionne et qu’ils sont capables de finir le travail. »

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