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Au cours d'une saison, certains joueurs voient leur situation être modifiée, que ce soit en raison d'un changement de rôle, d'une transaction ou d'une blessure à un coéquipier. Chaque jeudi, LNH.com propose aux poolers quelques joueurs dont la valeur est en hausse et quelques autres dont la valeur est en baisse, et avec lesquels les poolers devraient faire preuve de prudence.

EN HAUSSE

Matthew Tkachuk, Panthers de la Floride (A) – Il s’agit d’une saison à oublier pour les Panthers, et plusieurs de leurs joueurs ont déjà déclaré forfait pour le reste de la saison, dont les attaquants Brad Marchand, Anton Lundell et Sam Reinhart, trois piliers de l’attaque de la Floride. Dans une cause perdue, Tkachuk parvient à tirer son épingle du jeu. Depuis le retour de la pause olympique, le médaillé d’or à Milan a été blanchi à seulement cinq occasions, et a récolté 23 points (10 buts, 13 passes) en 17 matchs. Sept de ces points ont été récoltés en avantage numérique, et avec la panoplie de blessés chez les Panthers, la première vague du jeu de puissance obtient la presque totalité du temps de glace en supériorité numérique. Il est même arrivé à trois occasions que Tkachuk ne quitte jamais la glace pendant tous les jeux de puissance de la Floride au cours de sa fructueuse séquence. Il est passé à un autre niveau au cours des quatre derniers matchs avec huit points (quatre buts, quatre passes), deux points en avantage numérique et 16 tirs.

Dmitry Orlov, Sharks de San Jose (D) – Le jeu de la chaise musicale se poursuit à la ligne bleue des Sharks en avantage numérique. C’est John Klingberg qui était assis sur cette chaise entre la mi-janvier et le début du mois de mars, ce qui a évidemment fait très mal à Orlov, blanchi en 12 matchs au cours de cette séquence. Dès le 2 mars, c’est Orlov qui a repris les commandes de cette unité, et il s’est assuré de ne pas perdre la main de sitôt. En 14 matchs depuis qu’il a retrouvé son rôle de quart-arrière sur la même vague que Macklin Celebrini, Orlov a obtenu neuf points (deux buts, sept passes), dont cinq ont été glanés en avantage numérique. Six de ces points, dont trois sur le jeu de puissance, ont été récoltés au cours des huit dernières parties. Tant qu’il conservera sa place en supériorité numérique, les points devraient continuer de s’ajouter à sa fiche.

PHI@SJS: Orlov crée l'égalité sur la passe d'Eklund en A.N.

Jordan Binnington, Blues de St. Louis (G) – La saison 2025-26 représente presque un copier-coller de la campagne précédente pour Binnington. Après un début de saison chancelant, il a profité d’une solide performance au cours d’un tournoi international – la Confrontation des 4 nations l’an dernier et les Jeux olympiques cette année – pour redresser la barre à son retour avec les Blues. Depuis le retour de la pause olympique, il a conservé un dossier de 4-2-1 avec une moyenne de buts alloués de 1,74 et un pourcentage d’arrêts de ,925. Au cours de cette séquence, il a accordé plus de deux buts à une seule occasion. Son rendement, jumelé à celui de Joel Hofer, a permis à St. Louis de revenir contre toute attente au plus fort de la course pour une place en séries dans l’Association de l’Ouest.

STL@WPG: Binnington frustre Iafallo sur un deux contre un

EN BAISSE

Matt Boldy, Wild du Minnesota (A) – Entre le 15 janvier et le 3 mars, Boldy a connu une séquence de 11 matchs avec au moins un point, alors qu’il avait récolté pas moins de 22 points (huit buts, 14 passes), dont neuf en avantage numérique. Les choses se sont vraiment gâtées depuis, avec seulement une mention d’aide à ses sept derniers matchs. Pire encore, à ses 12 derniers matchs, il n’a obtenu qu’un seul point à égalité numérique. Le Wild est perte de vitesse avec une fiche de 3-5-1 à leurs neuf derniers matchs, ce qui leur vaut l’avant-dernier rang de la LNH au cours de cette séquence, et leur panne sèche en attaque (2,44 buts marqués par rencontre, 30e rang de la ligue) pendant cette traversée du désert y est pour beaucoup. Boldy et Kirill Kaprizov (deux points en six matchs) devront retrouver leurs moyens avant le début des séries éliminatoires.

Brandt Clarke, Kings de Los Angeles (D) – Clarke occupe sans interruption ou presque le poste de quart-arrière de la première vague du jeu de puissance des Kings depuis le 23 décembre. Ça lui a permis de récolter 19 points (trois buts, 16 passes) en 27 matchs entre cette date et le 7 mars, avec neuf de ces points récoltés sur l’attaque massive. Un tel rendement lui a valu une égalité au 17e rang des défenseurs du circuit au cours de cette séquence. C’est beaucoup plus difficile depuis, alors que Clarke a été blanchi à ses six derniers matchs et dans 10 de ses 12 dernières parties. Son dernier but remonte au 2 mars, et les Kings ont inscrit seulement 14 buts à leurs six derniers matchs, dont seulement trois en avantage numérique.

Joey Daccord, Kraken de Seattle (G) – Daccord est l’homme de confiance du Kraken depuis le début de la saison, et il a été particulièrement solide au cours d’une séquence de sept matchs entre le 25 janvier et le 2 mars, avec une fiche de 6-1-0, une moyenne de buts alloués de 2,00 et un pourcentage d’arrêts de ,934. Tout s’est effondré pour lui et pour le Kraken depuis, alors que Daccord n’a pu faire mieux qu’un dossier de 1-5-1, une moyenne de buts alloués de 3,94 et un taux d’efficacité de ,867 à ses sept derniers départs. Sans surprise, Seattle a dégringolé au classement et se retrouve exclu du portrait des séries éliminatoires. Pour la première fois depuis la fin janvier, Philipp Grubauer a obtenu deux départs consécutifs au cours des deux derniers matchs du Kraken, et Daccord devra vite retrouver ses moyens s’il veut inverser cette tendance.