Jackson Blake badge Chaumont

LAS VEGAS – Jackson Blake n’a que 22 ans et il représente une pièce importante du futur des Hurricanes de la Caroline. Malgré son jeune âge, le rapide ailier droit peut déjà se targuer d’être le membre de sa famille avec la plus grande expérience en séries. 

Au troisième match de la finale de la Coupe Stanley, Blake a battu la marque de son père, Jason, en participant à un 31e match en séries. 

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Le paternel, qui a connu une carrière de 13 saisons dans la LNH pour un total de 871 matchs avec les Kings de Los Angeles, les Islanders de New York, les Maple Leafs de Toronto et les Ducks d’Anaheim, n’a joué que 30 petits matchs en séries. 

« Oui, c’est assez fou comme statistique, a dit Jackson. Mon père a joué une tonne de matchs dans la LNH, mais il n’a jamais eu la chance de franchir le premier tour en séries. Il me dit souvent que je dois en profiter. Tu ne sais jamais quand cette occasion arrivera. À ma première année avec les Hurricanes, nous avons joué la finale de l’Est. Et aujourd’hui, je me retrouve en finale de la Coupe Stanley.

« Taylor Hall m’a aussi dit que ce n’est pas la norme. Il avait patienté six ou sept ans avant de vivre les séries pour une première fois. Je réalise que je vis un moment unique. Je dois en profiter le plus possible. Tu ne peux pas prédire quand tu y retourneras, si tu y retournes. » 

Hall, le premier de classe du repêchage de 2010 par les Oilers, n’a jamais joué en séries à Edmonton. Il y a fait ses premiers pas à sa deuxième saison avec les Devils au New Jersey, en 2018. 

Dans le cas de Jason Blake, il a subi l’élimination dès le premier tour à six reprises : une fois avec les Kings, quatre fois avec les Islanders et une fois avec les Ducks. 

Après trois matchs dans cette finale, les Hurricanes accusent un retard de 2-1 contre les Golden Knights. S’ils restent encore loin de l’objectif ultime de gagner la Coupe Stanley, Jackson ne peut s’empêcher de rêver à vivre ce moment en compagnie de son père et des membres de sa famille.

« J’en ai des frissons juste à y penser, avait-il mentionné lors de la journée consacrée aux médias avant le début de cette finale. J’aimerais tellement partager cette coupe avec mon père et ma famille. Ils ont tout fait pour m’aider dans mon développement comme joueur de hockey. Mon père m’a montré le chemin à suivre. Je serais vraiment émotif si je peux boire dans ce trophée en la présence de mes proches. »

Né au mois d’août 2003, Jackson avait huit ans lors de la dernière saison de son père dans la LNH avec les Ducks à Anaheim (2011-2012). 

« Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de moi comme spectateur pour regarder mon père dans la LNH, a-t-il précisé. J’ai toutefois regardé plusieurs vidéos de lui. J’ai toujours aimé sa combativité et son désir de gagner. Il était encore plus petit que moi (5 pi 10 po), mais il ne reculait devant personne. Il était une espèce de rat sur la glace, il aimait déconcentrer ses rivaux. Il profitait aussi de sa rapidité pour générer de l’attaque. 

« Il a connu une longue carrière dans la LNH. Il n’a jamais été repêché, mais il a tracé son chemin. Il m’a transmis cette valeur de ne jamais abandonner et de toujours foncer. »

L’influence de Hall

En 16 matchs depuis le début des séries, Blake est l’un des moteurs offensifs des Hurricanes avec une récolte de 16 points (5 buts, 11 passes). L’ailier de 5 pi 11 po n’a toutefois obtenu qu’un seul point (une passe) en trois rencontres dans cette finale. 

Blake forme l’un des trios les plus dynamiques des « Canes » avec Logan Stankoven au centre et Taylor Hall sur le flanc gauche. 

« Hall est génial, a immédiatement répliqué l’Américain. Il est un bon vétéran, il a l’expérience des matchs importants. Il aide vraiment les jeunes joueurs au sein de notre équipe. Il garde toujours la pédale au fond du plancher. J’aime son côté travaillant, mais aussi son intelligence du jeu. Il représente une grande influence pour Stank (Stankoven) et moi. Nous restons encore deux jeunes joueurs dans cette ligue et nous profitons des conseils de Taylor. »

Signe de sa jeunesse, Blake a très peu de poils au menton malgré le long parcours de son équipe en séries. 

« Ma barbe n’est pas très grosse, a-t-il affirmé en riant. Je ne mentirai pas. Mais je fais de mon mieux. L’an dernier, elle poussait encore moins. Je m’améliore. Il y a de l’espoir. Je me raserai toutefois immédiatement après cette finale. Mes coéquipiers ne m’agacent pas trop avec ma barbe. Je me vois dans le miroir et je connais le résultat. Ce n’est pas joli, mais je suis la tradition de me la laisser pousser. »

Avec une prolongation de contrat de huit ans et 45 millions (5,117 millions en moyenne) en poche, Blake aura encore bien du temps pour entretenir une plus grosse barbe. En théorie, les Hurricanes resteront l’une des bonnes équipes dans l’Est pour encore plusieurs saisons. Il ajoutera donc des matchs à sa banque en séries pour distancer encore plus son père.