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LAS VEGAS – Peut-être inspirés par Vegas et son sens du spectacle, les Hurricanes de la Caroline ont sorti le grand jeu, lundi, à la veille du quatrième match de la finale de la Coupe Stanley.

Alors que tout le monde avait pour mission de récolter le plus d’indices quant à l’identité du gardien partant à l’entraînement de l’équipe au T-Mobile Arena, Frederik Andersen a profité d’une journée de traitements tandis que Brandon Bussi a pris place devant le filet des visiteurs.

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Ce dernier a même été rendu disponible aux médias. Un acte de générosité ou une tentative de brouiller les cartes? Le mystère demeure entier.

« Vous savez, c’est Rod (Brind’Amour) qui prend les décisions, a lancé Bussi avec un large sourire. C’est tout ce que je peux dire. Peut-être aurez-vous plus de chance en lui demandant. »

Alerte au divulgâcheur : nous n’avons pas été plus chanceux lors de la conférence de l’entraîneur-chef. Il en a même ajouté une couche en s’amusant aux dépens des médias.

« Oui, ma décision est prise, a-t-il lâché en laissant l’espoir s’installer quelques secondes. Mais je vais la garder pour moi. Je ressens tout ce suspense dans cette salle, et je dois le garder intact. Cette histoire de gardiens a pris vie par elle-même, et j’aime bien ça, pour être honnête. »

Elle a pris vie surtout parce que la difficile finale d’Andersen s’est compliquée encore davantage au dernier match. 

Le portier danois a flanché quatre fois sur 16 tirs en deux périodes avant de devoir céder sa place à son homologue Bussi pour le reste de la rencontre. En trois départs face aux Golden Knights de Vegas, Andersen affiche une moyenne de buts alloués de 4,44 et un taux d’efficacité de ,815.

Même après sept semaines sans jouer, Bussi s’est montré inébranlable devant les 18 premiers tirs qu’il a affrontés en troisième et en prolongation – dont un tir de pénalité de l’inarrêtable Mitch Marner. Contrairement à Andersen, il a réussi à se dresser dans les moments importants pour donner espoir aux siens.

« Brandon est un gars qui est reconnaissant pour chaque moment, a souligné Brind’Amour. Il est simplement heureux d’être ici, et il savoure chaque occasion qu’il a de jouer. Chaque fois qu’on fait appel à lui, il est en mesure de saisir le moment. C’est ce qu’il a fait l’autre soir. Il a été très solide. »

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En retard 1-2 dans la série, Brind’Amour et les Hurricanes se retrouvent donc à la croisée des chemins. S’il y a un changement de garde à faire devant le filet, c’est probablement maintenant ou jamais. Pour les joueurs, toutefois, ça n’a à peu près aucune importance – selon leurs dires, du moins.

Ils considèrent que la solution est entre leurs mains, et non dans celles des gardiens.

« Nous devons faire un meilleur boulot devant nos gardiens, a plaidé l’attaquant Logan Stankoven. On a commis tellement de revirements en deuxième période, c’était inacceptable. Il faut être en mesure de mieux gérer les tempêtes. On ne peut pas donner autant de chances dangereuses et s’écrouler ainsi. »

C’est le pain et le beurre des Hurricanes depuis le début du printemps. Ils ne concèdent habituellement pas un grand volume de tirs, et encore moins de chances de grande qualité. Andersen en a profité dans les deux premières rondes pour affiche un spectaculaire taux d’efficacité de ,950.

Depuis la finale de l’Est, cependant, ses chiffres sont en chute libre. Et quand on sait que ce gardien tend à connaître des baisses de régime quand la charge de travail devient plus imposante, il est plutôt normal que ce dossier retienne l’attention plus que ne le souhaiteraient les Hurricanes.

« Freddy a été incroyable. Bussi a été incroyable. Et (Pyotr) Kochetkov a été exceptionnel avant sa blessure, a conclu l’attaquant Nikolaj Ehlers. On a confiance en nos trois gardiens, et nous voulons jouer selon notre identité, peu importe qui est devant le filet. Il faut limiter les chances et leur faciliter la vie durant les matchs. »

À noter que l’attaquant William Carrier, blessé au dernier match, a pris part à l’entraînement sans restriction apparente. Le vétéran québécois devrait donc être de retour à son poste.

Un autre type de spectacle

Pendant ce temps, à Summerlin, les partisans des Golden Knights avaient le cœur à la fête au centre d’entraînement de l’équipe. Le dossier des gardiens des Hurricanes n’était manifestement pas un gros enjeu.

John Tortorella avait convié ses joueurs à un entraînement de près de 45 minutes sous les regards des fidèles de l’équipe. Il n’y avait aucun siège vide et les cameramans des différentes stations de télévision qui couvrent la finale devaient jouer du coude pour se trouver un peu d’espace pour filmer. 

« Il y a une belle histoire d’amour entre les Golden Knights et les gens de la communauté, a dit le défenseur Jérémy Lauzon. Je découvre toute cette folie depuis mon arrivée cette année à Vegas. Ils ont construit un lien très fort depuis la naissance de l’équipe il y a neuf ans avec leurs partisans. C’est agréable de voir ça. »

« Les deux équipes dans cette finale ont développé une relation spéciale avec leurs partisans de leurs villes respectives, a renchéri Tortorella. Les deux villes ont droit à une finale très divertissante. Nos joueurs aiment s’entraîner devant leurs partisans. Je crois que ça aide à les pousser un peu plus. »

Brayden McNabb et Noah Hanifin, deux défenseurs du top quatre des Knights, ont profité d’un congé d’entraînement lundi. À moins d’une surprise, ils seront chacun en uniforme pour le prochain match. 

- Avec la collaboration de Jean-François Chaumont, journaliste principal LNH.com