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Une nouvelle saison cogne à nos portes, et pour certains joueurs de la LNH, il s'agit d'une belle occasion de faire oublier une campagne 2019-20 un peu difficile. Le rendement de certains gros noms la saison dernière a peut-être rendu certains poolers frileux en vue de leur prochain repêchage, mais voici une liste de joueurs qui ont de bonnes chances de retrouver leurs bonnes habitudes la saison prochaine.

BALADO : Spécial poolers

Cam Atkinson (A), Blue Jackets de Columbus

Atkinson a connu une saison de rêve en 2018-19 en inscrivant des sommets en carrière de 41 buts et 69 points, alors qu'il évoluait sur le même trio qu'Artemi Panarin. Avec un pourcentage de tirs personnel de 13,9 pour cent et un pourcentage de tirs d'équipe à 5-contre-5 de 10,6 pour cent, en plus du départ de Panarin pour les Rangers de New York à titre de joueur autonome, une légère baisse de rendement était envisageable pour le petit attaquant. Ses statistiques ont toutefois plongé un peu plus que prévu. Ennuyé par une blessure qui l'a contraint à rater 26 parties, Atkinson n'a jamais été en mesure de prendre son envol et a conclu la campagne avec 12 buts et 26 points en 44 matchs. La bonne nouvelle pour les poolers? C'est que la chance n'a vraiment pas souri à Atkinson l'an dernier. Il a affiché son pire pourcentage de tirs individuel en carrière avec 8,1 pour cent, et son équipe n'a marqué que sur 6,0 pour cent de ses tirs lorsqu'il était sur la patinoire à 5-contre-5, l'un des pires résultats parmi les attaquants du circuit. Ces deux statistiques sont appelées à remonter, ce qui va entraîner une hausse du rendement d'Atkinson.

Taylor Hall (A), Sabres de Buffalo

Une production de 52 points en 65 matchs ne représente pas une véritable sécheresse… sauf si le joueur qui a affiché ce rendement a remporté le trophée Hart moins de deux ans auparavant en vertu d'une récolte de 93 points en 76 parties. Hall a fait partie de deux des pires attaques de la LNH la saison dernière, celles des Devils du New Jersey et des Coyotes de l'Arizona. De plus, il n'a touché la cible que sur 6,9 pour cent de ses tirs, le plus faible résultat de sa carrière. Hall a profité de son autonomie pour choisir sa prochaine destination, et disons qu'il a mis toutes les chances de rebondir de son côté en optant pour les Sabres, ce qui lui permettra de patiner aux côtés du centre Jack Eichel. N'importe quel joueur bénéficierait d'une telle situation, mais dans le cas d'une vedette comme Hall, les résultats pourraient être astronomiques. Il sera d'autant plus motivé qu'il a misé sur lui-même en acceptant un contrat d'un an seulement, ce qui veut dire qu'il devra produire pour obtenir le contrat auquel il aspire.

Johnny Gaudreau (A), Flames de Calgary

À l'instar de Hall, Gaudreau n'a pas complètement disparu de la feuille de pointage en 2019-20 avec une récolte de 58 points en 70 matchs. Il s'agissait toutefois d'une forte diminution pour Gaudreau, qui avait frôlé la centaine la saison précédente avec 99 points (36 buts, 63 passes) en 82 parties. Un pourcentage de tirs anormalement bas (8,6 pour cent, le pire de sa carrière) explique en partie les déboires de Gaudreau la saison dernière. Ce qui est encourageant dans son cas, c'est qu'il s'était mis en marche juste avant l'interruption de la saison le 12 mars. Il a conclu la campagne avec 28 points à ses 29 dernières parties, malgré un pourcentage de tirs toujours modeste de 8,0 pour cent et un pourcentage de tirs d'équipe à 5-contre-5 de 7,8 pour cent. C'est de bon augure pour Gaudreau et ses compagnons de trio habituels, Sean Monahan et Elias Lindholm, en vue de la prochaine saison.

Alex DeBrincat (A), Blackhawks de Chicago

Le moins que l'on puisse dire, c'est que DeBrincat a eu le compas dans l'œil depuis son arrivée dans la LNH. Au cours de ses deux premières campagnes, il a touché la cible sur 69 de ses 401 tirs, pour un impressionnant rendement de 17,2 pour cent. Il n'est donc pas surprenant d'avoir vu son rendement chuter au même rythme que son pourcentage de tirs en 2019-20, alors qu'il a inscrit seulement 18 buts sur 207 lancers, un pourcentage de tirs de 8,7 pour cent, et il a ajouté 27 passes pour un total de 45 points en 70 rencontres. DeBrincat a toutefois frappé un mur à partir du 1er février et n'a noirci la feuille de pointage que dans six de ses 19 dernières parties. Au cours de cette période, son équipe n'a marqué que sur 5,1 pour cent de ses tirs à 5-contre-5 lorsqu'il se trouvait sur la patinoire. Il est loin d'être impossible pour DeBrincat de recommencer à produire à un rythme de 35 buts par saison dès cette année.

CHI@VGK, #5: DeBrincat complète un beau jeu de passes

Alexander Radulov (A), Stars de Dallas

Comme ce fut le cas pour tous les attaquants des Stars la saison dernière, Radulov a vu sa production fondre comme neige au soleil en 2019-20. Après deux saisons consécutives de 72 points à son arrivée à Dallas comme joueur autonome, Radulov n'a pu faire mieux que 34 points (15 buts, 19 passes) en 60 parties. Il faut toutefois noter que la saison de Radulov a été marquée par plusieurs séquences. Il a bien amorcé la campagne avec une récolte de 27 points en 38 matchs. Il a enchaîné avec seulement sept points en 22 parties, séquence au cours de laquelle il a été laissé de côté à quelques occasions, ce qui peut laisser croire qu'il était ennuyé par une blessure. Il a semblé plus à l'aise en séries et a amassé 18 points en 27 parties. Avec l'absence potentielle de Tyler Seguin en début de saison, Radulov sera de toutes les missions offensives. Les entraîneurs à Dallas ont toujours déployé l'attaquant russe dans des conditions propices en attaque, lui qui a d'ailleurs amorcé 61,9 pour cent de ses présences en zone offensive la saison dernière.

Tyson Barrie (D), Oilers d'Edmonton

Au cours des saisons 2017-18 et 2018-19, seuls deux défenseurs ont amassé plus de points que Barrie en avantage numérique (John Carlson et Keith Yandle). C'est pourquoi les poolers ont été un brin déçus de le voir récolter seulement 12 points sur le jeu de puissance au cours de son unique saison avec les Maple Leafs de Toronto la saison dernière. Le meilleur remède pour retrouver sa touche en avantage numérique? S'entendre avec l'équipe qui a présenté le meilleur jeu de puissance de la LNH la saison dernière et qui vient de plus de perdre les services de son quart-arrière pour toute la durée de la saison. Barrie va profiter de l'absence d'Oscar Klefbom pour monopoliser le temps de glace sur la première vague du jeu de puissance d'Edmonton en compagnie de Connor McDavid et de Leon Draisaitl. Avec Barrie à la ligne bleue, les Oilers pourraient très bien maintenir leur monstrueuse efficacité de 29,5 pour cent en supériorité numérique cette saison, ce qui pourrait permettre à Barrie de surpasser son total de points de 2019-20 (39) en seulement 56 parties cette saison.

Josh Anderson (A), Canadiens de Montréal

Anderson a connu une saison digne des meilleurs joueurs dans les ligues multicatégories en 2018-19. Cette saison-là, il avait été le seul joueur de la LNH avec Alex Ovechkin à inscrire au moins 25 buts (27) et distribué au moins 200 mises en échec (214). Les blessures ont toutefois ruiné sa saison 2019-20, mais il aura la chance de se reprendre avec sa nouvelle équipe. Les Canadiens ont fait son acquisition en retour de Max Domi et lui ont consenti un généreux contrat de sept ans et 38,5 millions $. On fera tout à Montréal pour qu'Anderson redevienne le joueur qu'il était il y a deux ans, ce qui signifie qu'il devrait évoluer sur l'un des premiers trios de l'équipe en plus d'être employé en avantage numérique. Un joueur qui devra absolument être sur le radar des poolers dans les ligues à catégories multiples.

Viktor Arvidsson (A), Predators de Nashville

Si Arvidsson parvient à demeurer en santé cette saison, il pourrait renouer avec le succès offensif auquel il a habitué les poolers au cours des campagnes qui ont précédé 2019-20. Après deux saisons de 61 points, puis une de 34 buts et 48 points en seulement 58 parties en 2018-19, Arvidsson a grandement déçu la saison dernière avec une récolte de 28 points (15 buts, 13 passes) en 57 parties. Pour une deuxième campagne de suite, les blessures sont venues lui mettre des bâtons dans les roues, mais il a cependant été incapable de se mettre en marche lorsqu'il était en santé. Le trio qu'il a formé avec Ryan Johansen et Filip Forsberg au cours des dernières campagnes a été le meilleur des Predators, et de loin, alors rien ne laisse croire que ces trois joueurs ne pourront pas retrouver leur chimie cette saison. Les dernières séries éliminatoires ont notamment été encourageantes pour Arvidsson, qui a inscrit trois buts en quatre rencontres.

NSH@ARI, #4: Arvidsson inscrit le but égalisateur

Thomas Chabot (D), Sénateurs d'Ottawa

Si une récolte de 39 points en 71 matchs ne représente pas une mauvaise saison pour un défenseur, il ne s'agit cependant pas d'une campagne à la hauteur de celle que Chabot avait connue en 2018-19, alors qu'il avait vécu une véritable éclosion avec 55 points (14 buts, 41 passes) en 70 parties. Chabot s'est vu confier davantage de responsabilités défensives au sein d'une formation des Sénateurs qui n'était pas très bien nantie à la ligne bleue l'an dernier. L'amélioration générale de l'équipe, que ce soit simplement avec la progression des jeunes joueurs ou par le biais de ses acquisitions au cours de la saison morte, va aider Chabot à gonfler ses statistiques cette saison. Il a été le joueur le plus utilisé de la LNH la saison dernière et il est le quart-arrière incontesté d'un jeu de puissance qui devrait faire beaucoup mieux avec l'ajout notamment d'Evgenii Dadonov. Ne soyez pas surpris de voir Chabot égaler son total de points de la dernière saison en seulement 56 parties cette année.

Morgan Rielly (D), Maple Leafs de Toronto

Rielly avait enflammé les poolers avec sa saison de 20 buts et 72 points, dont 21 ont été obtenus en supériorité numérique, en 2018-19. C'est pourquoi la déception a été grande lorsqu'il a enchaîné avec seulement 27 points en 47 parties la saison dernière, dont seulement sept ont été amassés sur le jeu de puissance. L'arrivée de Barrie, qui a cannibalisé une portion de son temps de glace en avantage numérique, de même qu'une fracture à un pied l'ont empêché de répéter ses exploits offensifs. Maintenant que Barrie se retrouve sous d'autres cieux, Rielly devrait retrouver un rôle plus offensif, autant sur le jeu de puissance qu'à 5-contre-5. L'arrivée de TJ Brodie devrait aussi grandement faciliter la vie de Rielly, puisqu'il est bien plus efficace en relance que Cody Ceci, son partenaire de la dernière campagne.

TOR@MTL: Rielly bat Price sur le retour en I.N.