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Poehling et Suzuki sont encore plus près du but

Les deux attaquants savent qu'ils ont une chance légitime de se tailler un poste avec le grand club dès cette saison

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BROSSARD - Ryan Poehling a laissé une forte impression à son premier match dans l'uniforme des Canadiens de Montréal, en avril dernier, mais il sait que tout est à recommencer.

Ce n'est pas parce qu'il a réussi un tour du chapeau et qu'il a donné la victoire au Tricolore face aux Maple Leafs de Toronto en enfilant de nouveau l'aiguille en tirs de barrage au dernier match de la saison, que l'Américain de 20 ans amorcera la saison à Montréal.

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Rien ne lui sera donné, il devra le mériter. C'est d'ailleurs ce qui est écrit à l'arrière du chandail des 39 espoirs qui participent cette semaine au camp de développement de l'équipe, à Brossard. Mais pour Poehling, disons que le travail est déjà bien amorcé.

« J'ai repensé assez souvent à ce match, a-t-il lancé avec un grand sourire, mercredi. Mais j'ai comme objectif d'avoir un impact au sein de cette équipe, pas seulement d'offrir une bonne première impression. 

« […] Je suis encore jeune et je sais que ça prend du temps avant de gagner un poste régulier à Montréal, mais je vais travailler le plus fort possible pour y arriver. »

Video: TOR@MTL: Le tour du chapeau de Poehling à ses débuts

Le colosse joueur de centre se retrouve un peu dans la même situation que l'attaquant Nick Suzuki, à quelques mois du « vrai » camp d'entraînement de l'équipe. Les deux viennent de connaître d'excellentes saisons et semblent prêts à faire le saut chez les professionnels.

La question est maintenant de savoir s'ils devront passer par le club-école de Laval avant d'enfiler l'uniforme bleu-blanc-rouge. Les Canadiens ont fait confiance à Jesperi Kotkaniemi, l'an dernier, mais les postes disponibles ne pleuvent pas non plus. 

En jetant un rapide coup d'œil à la formation potentielle du Tricolore, il semble que les deux devront faire assez bien au dans les prochains mois pour déloger un vétéran.

« Dans mon esprit, il y a une compétition avec un peu tout le monde, a lancé Suzuki. Au camp en septembre, j'aurai comme but de gagner un poste avec les Canadiens. Je sais toutefois que la ville de Laval est un bon marché pour la Ligue américaine. Ce ne serait pas la fin du monde si je me retrouvais là.

« J'aurai seulement 20 ans. Je veux devenir un joueur de la LNH, c'est mon objectif. Je passerai par toutes les étapes pour y arriver. »

Ce ne serait effectivement pas la fin du monde si les deux devaient mettre le cap vers Laval au début de la prochaine saison pour poursuivre leur développement. Les deux jeunes espoirs sont sans aucun doute sur la bonne voie; Poehling a été nommé joueur le plus utile au dernier Championnat mondial junior tandis que Suzuki a reçu la même distinction au terme des séries éliminatoires de la Ligue de l'Ontario (OHL). 

« C'est sûr que nous aimerions faire partie de la prochaine génération, a indiqué Suzuki. Il y a plusieurs bons espoirs à ce camp, mais il reste du chemin à faire jusqu'à la LNH. Nous aurons besoin de gagner notre place, nous ne recevrons pas de cadeau. » 

À l'aile ou au centre?

C'est la question qui revient toujours quand vient le temps de se projeter dans l'avenir chez le Tricolore. Il n'y a pas eu de débat dans le cas de Kotkaniemi, mais il n'y a que quatre postes disponibles au centre et il semble de plus en plus probable qu'un des espoirs de l'organisation devra être muté à l'aile, un jour ou l'autre.

Encore là, ça ne semble pas poser problème.

« Je veux gagner, c'est ça le plus important pour moi, a répondu Poehling. Je ne me préoccupe pas trop de ma position. S'ils veulent m'utiliser comme un marqueur et un fabricant de jeux, je ferai tout pour y arriver. S'ils veulent me faire confiance au sein de l'un des deux derniers trios, j'accepterai aussi cette mission. »

« J'ai évolué au centre toute la saison à Owen Sound et à Guelph, a quant à lui fait valoir Suzuki. Je me sentais bien et je me suis bien débrouillé. Je pense aussi que je me suis amélioré au cercle des mises en jeu et en territoire défensif.

« Mais s'ils me demandent de jouer à l'aile, je serai aussi confortable. C'est une position que je connais bien. Je jouerai là où je pourrai le plus aider l'équipe. »

Après des années de vache maigre à cette position, c'est surtout un problème dont la direction du CH ne se plaindra pas.

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