UNIONDALE – On n’a pas franchi les portes du centre d’entraînement des Islanders de New York, dimanche, avec comme objectif de faire un compte-rendu de la première séance dirigée par Patrick Roy, quelques heures après sa nomination comme entraîneur-chef.
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Or, l’ancien gardien nous a donné assez de matériel pour parler de cette courte, mais intense pratique, qui se voulait essentiellement un entraînement matinal avant le match contre les Stars de Dallas, en soirée.
Roy a expliqué quelques exercices de vive voix et ne s’est pas gêné pour apporter des correctifs sur-le-champ – des instructions que même les journalistes, assis en haut des gradins, ont pu comprendre tellement le pilote parlait fort. Il s’est même adressé au défenseur Samuel Bolduc en français.
« C’EST PAS TA JOB », s’est-il exclamé, faisant rire tous les médias montréalais qui avaient fait le voyage.
« Il transmet sa passion pour le hockey, il est intense, a souligné l’attaquant Jean-Gabriel Pageau. Il n’y pas de zone grise avec lui. C’est noir ou c’est blanc. Il est clair dans son message. La pratique était intense, mais claire, et il a amené beaucoup de détails à notre jeu. C’est ce qui fait son succès comme coach. »
Roy tapait sur la glace avec son bâton pour signaler la fin des exercices, et chaque fois, les joueurs fonçaient vers le banc à fond de train, comme un troupeau rentre au bercail. Après s’être adressé au groupe pour la deuxième fois au centre de la patinoire, Roy a retraité vers son bureau après 15 minutes bien comptées.
Le spectacle, s’il en était un, était terminé.


















