Matthew-Tkachuk-Game-5-status

SUNRISE, Floride - Matthew Tkachuk a gardé son bras gauche posé sur le côté droit de sa poitrine pendant la majeure partie de sa rencontre avec les médias au FLA Live Arena jeudi, symbole de la fin décevante d'une saison somme toute mémorable pour les Panthers de la Floride.

L'attaquant a été incapable de prendre part au match no 5 de la finale de la Coupe Stanley mardi contre les Golden Knights de Vegas en raison d'une fracture au sternum subie dans le match no 3 à la suite d'une mise en échec de l'attaquant de Vegas Keegan Kolesar. La Floride s'est inclinée 9-3 pour voir sa saison prendre fin.

Tkachuk est tout de même revenu au jeu dans le match no 3, continuant de pratiquer son style de jeu agressif, et a été en uniforme pour le match no 4, avant de décider qu'il n'était tout simplement pas apte à prendre part au match no 5.

« Je suis heureux d'avoir tenté de jouer (le match no 4), mais je savais que je n'étais pas moi-même, a noté Tkachuk. Il y avait 12 options à l'attaque qui étaient meilleures que moi à ce point. Je savais que je n'étais pas moi-même, mais je peux garder la tête haute en sachant que j'ai fait tout ce que je pouvais afin de tenter de jouer. »

Tkachuk a notamment reçu l'aide de son frère Brady, l'attaquant des Sénateurs d'Ottawa, afin de se préparer pour le match no 4.

« Les jours qui ont suivi (le match no 3) ont été plutôt difficiles, a reconnu Tkachuk. J'avais de la difficulté à me coucher et à sortir du lit. J'avais besoin d'aide afin de grimper sur la table pour obtenir des traitements. Tout le monde a joué un rôle important pour me permettre de disputer ce match.

« Mon frère est venu habiter avec moi, et il est celui qui me sortait du lit et qui m'habillait pour aller à l'aréna, et j'ai reçu de l'aide pour attacher mes patins et enfiler mon chandail. »

S'il a reçu de l'aide vers la fin du parcours des Panthers, Tkachuk est toutefois l'un de ceux qui ont le plus aidé l'équipe à atteindre la finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 1996.

À sa première saison en Floride après avoir été acquis des Flames de Calgary le 22 juillet, il a terminé à égalité au sixième rang de la LNH avec une récolte de 109 points, un sommet personnel, avant d'ajouter 24 points en 20 matchs éliminatoires.

Alors le fait qu'il a été incapable de jouer dans un match où la Floride faisait face à l'élimination donne une bonne idée de la sévérité de sa blessure.

« Je n'avais jamais eu à composer avec une blessure du genre auparavant, a admis Tkachuk. C'est merdique que ça se soit passé, surtout à ce moment-là, mais la plupart des gars jouaient malgré des blessures. C'est la nature des séries, et il s'agit d'une longue saison. Nous avons disputé près de 100 matchs en 10 mois, alors les gars ont composé avec des petits bobos toute l'année, mais celui-là est nouveau pour moi. »

En plus de rencontrer les médias, Tkachuk devait aussi subir un autre examen jeudi, mais l'entraîneur Paul Maurice a indiqué que les premières indications étaient que Tkachuk n'allait pas avoir besoin de subir d'intervention, et qu'il devrait être prêt pour le camp d'entraînement en septembre.

« Selon les premiers rapports, il semble qu'il doive simplement laisser sa blessure guérir, a mentionné Maurice. Il ne va pas faire d'exercice pour le haut du corps de sitôt. Il faut environ quatre à six semaines pour que ça guérisse. Il ne pourra donc pas s'entraîner avec le mois de juillet, mais il aura encore six autres semaines, alors il pourra pousser la machine pendant près de deux mois, et il aura récupéré quand le camp va commencer. »

Tkachuk a terminé à égalité au troisième rang des pointeurs en séries avec 24 points (11 buts, 13 passes). Sa dernière mention d'aide a été obtenue sur le but de Brandon Montour qui procurait à la Floride une avance de 1-0 à 4:08 de la première période du match no 3.

VGK@FLA, #3: Montour puvre la marque tôt en 1re

Moins de deux minutes plus tard, à 5:56, il a encaissé la charge de Kolesar qui a tout changé.

Il est demeuré sur la glace alors que Vegas a reçu une punition plus tard au cours de la même présence- une punition mineure pour bâton élevée décernée à William Carrier - mais s'est ensuite dirigé au vestiaire et n'a pas rejoué avant 4:26 du deuxième tiers.

« J'ai été frappé, et je savais que quelque chose n'allait pas, a raconté Tkachuk. J'ai tenté de jouer pendant le jeu de puissance qui a suivi, mais je suis retourné au vestiaire par la suite pour être examiné. J'allais toutefois revenir sur le banc lorsqu'on m'a annoncé que je devais me soumettre au protocole des commotions cérébrales. J'ai donc été absent un peu plus longtemps. Quand je suis revenu, je ne savais pas si ça allait être mon dernier match, ma dernière période ou même ma dernière présence. »

Tkachuk a finalement été utilisé pendant plus de six minutes dans chacune des deux dernières périodes du match no 3, mais il n'était pas le même joueur.

Tkachuk a terminé le match no 4 avec un temps de glace de 16:40, même s'il a passé une séquence de 10:41 sur le banc en troisième période, alors qu'il se contentait d'encourager ses coéquipiers en affichant des signes évidents d'inconfort.

« Je ne sais pas si d'autres joueurs ont déjà continué à jouer malgré (une fracture au sternum), mais quand vous subissez une blessure du genre, vous pouvez terminer votre match grâce à l'adrénaline, et la dernière chose que l'on veut, c'est se faire dire qu'on ne peut pas jouer, a noté Tkachuk. C'est quand on se réveille le lendemain que la réalité frappe. C'est probablement là que je me suis le moins bien senti. »

Il a effectué deux présences au cours des dernières 5:01, et il se trouvait près du filet lorsque les Panthers ont tenté, sans succès, de venir de l'arrière pour finalement s'incliner 3-2.

« Le fait que "Chucky" a joué et un bon exemple de ce qu'il a apporté à l'équipe cette année, surtout en séries, et à quel point il voulait jouer et aider l'équipe, a louangé le capitaine Aleksander Barkov. Je ne suis pas celui qui l'a aidé à sortir du lit, mais je pouvais voir à quel point il souffrait. Il a tout de même continué à venir à l'aréna pour se préparer. »