BUFFALO – Il y a un an à Los Angeles, Justin Carbonneau endossait la casquette et le chandail des Blues de St. Louis avec le 19e choix du premier tour. Maddox Dagenais aura maintenant une carte dans sa manche pour narguer gentiment son compatriote puisqu’il a battu son rang de sélection.
Au 16e choix du premier tour au KeyBank Center, Gary Bettman a prononcé le nom de Dagenais. À la fin de la phrase du commissaire de la LNH, Pierre Dagenais a rapidement essuyé des larmes de joie qui coulait sur ses joues.
« Je ne peux pas dire que je m’y attendais, a dit Maddox au podium numéro 5 dans la salle des entrevues. Le stress montait vite. Je devais monter les petites marches pour ensuite rencontrer Bettman. J’ai vécu ça avec ma famille, mes cousins étaient aussi dans les estrades. Je n’ai pas de mots pour décrire ça. »
À LIRE AUSSI : Maddox Dagenais, 30 ans après le paternel
Questionné sur la réaction spontanée de son père, le centre des Remparts de Québec a souri encore plus pour décrire sa réaction.
« Je ne l’ai pas souvent vu pleurer, mais je l’avais déjà vu émotif, a-t-il répliqué. Il voit tous les efforts et il revit un peu son repêchage. Il m’a beaucoup aidé dans ma carrière. Je resterai toujours reconnaissant. »
À une autre époque, Pierre avait patienté plus longtemps avant de connaître son sort. Les Devils du New Jersey l’avaient repêché au deuxième tour en 1996 avec le 47e choix. Deux ans plus tard, les Devils avaient encore misé sur le grand attaquant, le réclamant au quatrième tour avec le 105e choix.
Avant de rencontrer les médias à Buffalo, Maddox avait déjà fait un brin de jasette avec un autre membre des Blues de St. Louis.
« Justin (Carbonneau) m’a téléphoné tout de suite après ma sélection. Il connaît déjà l’organisation. Il vient du Québec, alors j’ai hâte de travailler avec lui. »
Carbonneau, un ancien de l’Armada de Blainville-Boisbriand, n’avait pas un message précis pour son futur coéquipier.
« Il n’y avait pas beaucoup de messages, il y avait plus des cris, a précisé Maddox. Justin est un bon gars avec moi. On n’est pas encore des amis proches, mais on se rapprochera. C’était important de recevoir un appel de sa part. »


















