Wings32en32Analyse

Dans le cadre de la série 32 en 32, LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes du 1er août au 1er septembre. Aujourd'hui, les Red Wings de Detroit.

Les Red Wings de Detroit sont à la croisée des chemins.

Ils n’ont pas participé aux séries éliminatoires depuis maintenant 10 ans, la plus longue disette de leur histoire centenaire. Steve Yzerman n’est plus le directeur général de l’équipe depuis le 15 juillet, et le capitaine Dylan Larkin attend toujours que l’on honore la demande d’échange qu’il a formulée le printemps dernier.

Tant que Larkin demeure avec l’équipe, et que la chaise de DG reste vacante, il sera impossible de déterminer la direction que prendront les Red Wings en vue des prochaines saisons.

En attendant, Viktor Arvidsson et Keegan Kolesar se sont joints à l’équipe du Michigan le 1er juillet, après l’ouverture du marché des joueurs autonomes. Et malgré le nuage d’incertitude planant sur Detroit, les nouveaux venus sont enthousiastes quant à ce nouveau chapitre de leur carrière respective.

32 EN 32 RED WINGS : Meilleurs espoirs | Poolers

« Je crois qu’ils vont dans une bonne direction, a affirmé Kolesar. Ils ont plusieurs jeunes joueurs étoiles qui sont difficiles à affronter depuis des années. Je vais simplement tenter d’aider l’équipe à renforcir son identité. »

Yzerman n’aura su mener les Red Wings à la terre promise en sept ans de mandat. Notons toutefois qu’il avait hérité en avril 2019 d’une équipe sur la pente descendante après ses 25 participations consécutives au tournoi printanier de 1991 à 2016, et ses quatre championnats en 1997, 1998, 2002 et 2008.

L’équipe s’est continuellement améliorée lors des cinq premières années du mandat d’Yzerman, d’un taux de points de ,275 à ,429, à ,451, à ,488, à ,555. Après une légère régression (,524) en 2024-25, l’équipe a enregistré en 2025-26 (,561) son meilleur rendement depuis 2015-16. Une fin de calendrier ardue aura toutefois coûté aux Red Wings leur place dans le portrait des séries.

Moins de trois mois plus tard, Yzerman confirmait que Larkin lui avait demandé un échange, mais refusait de garantir qu’il accommoderait son capitaine. Il léguera cet épineux dossier au prochain DG de l’équipe.

« Clairement, nous ne répondons pas à nos propres attentes et à celles de nos partisans, a affirmé le propriétaire Chris Ilitch après le passage d’Yzerman du rôle de DG à celui de conseiller sénior. J’ai l’intention de trouver un nouveau leader qui pourra bâtir l’organisation de très haut calibre que Hockeytown mérite. »

Les Red Wings ont manqué de hargne et d’éclat à forces égales la saison dernière. L’équipe s’est classée au 30e rang de la LNH au chapitre des buts à 5-contre-5 (142) et au 29e rang pour les mises en échec (1480).

Les acquisitions d’Arvidsson et Kolesar serviront notamment à amoindrir la perte de Patrick Kane, qui a signé un contrat de deux ans et 16 M$ (8 M$/saison) avec les Blackhawks de Chicago le 1er juillet.

Kane a récolté 57 points (16 buts, 41 passes) en 67 matchs avec les Red Wings la saison dernière. Arvidsson, 33 ans, a quant à lui obtenu 54 points (25 buts, 29 passes) en 69 rencontres avec les Bruins de Boston, dont 44 points (21 buts, 24 passes) à forces égales.

À Detroit, l’attaquant suédois retrouvera Todd McLellan, son entraîneur avec les Kings de Los Angeles de 2021 à 2024.

« Todd est structuré et a toujours un plan, a commenté Arvidsson. Il priorise la défense, car selon lui, si tu défends bien, tu auras du succès en offensive. Puis il est honnête et direct avec tous ses joueurs. C’est ce que j’aime de lui. »

Kolesar a pour sa part été obtenu dans une transaction avec les Golden Knights de Vegas. Il a passé les sept premières saisons de sa carrière dans la ville du vice, aidant les Golden Knights à remporter la Coupe Stanley en 2023 et à accéder de nouveau à la finale ce printemps.

Il a pris le septième rang de la LNH la saison dernière avec 270 mises en échec. Depuis 2020-21, il totalise 1416 coups d’épaule, au quatrième rang du circuit. L’attaquant de 29 ans donne le ton en échec-avant, et sa hargne est contagieuse.

« Detroit est une équipe qui aime entrer en territoire offensif avec le disque et se faire des passes. Je tenterai de mettre nos adversaires sur les talons, faire reculer les défenseurs. Lorsque les défenseurs adverses sont continuellement en fond de territoire, et qu’ils regardent sans cesse au-dessus de leur épaule pour voir si quelqu’un se rue vers eux, ils sont plus enclins à faire des erreurs, et ça peut mener à des occasions de marquer. »

La direction des Red Wings se fiera également sur la progression des jeunes Albert Johansson (25 ans), Moritz Seider (25), Lucas Raymond (24), Simon Edvinsson (23), Marco Kasper (22), Emmitt Finnie (21) et Axel Sandin-Pellikka (21), et sur celle de leurs nombreux espoirs.

Arvidsson connaît bien Raymond de leur temps passé ensemble en équipe nationale suédoise. Il côtoie également Sandin-Pellikka les étés.

« Ils ont une bonne brigade défensive, puis beaucoup de vitesse à l’avant, a conclu Arvidsson. Maintenant, il faudra montrer plus de constance. C’est la clé du succès dans cette ligue. Il faut se présenter à tous les soirs et ne pas échapper trop de victoires. »