Les Sharks de San Jose ont beau trôner au sommet de la section Pacifique, tout n'est pas rose dans le nord de la Californie. On peut même dire qu'ils sont chanceux d'évoluer dans une section plus faible - les Canucks de Vancouver sont au troisième rang et sont sous la barre des ,500 - parce que le portrait pourrait être fort différent.
Il y a quelques points alarmants de leur côté, et le rendement du gardien no 1 Martin Jones en fait partie.
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En 16 départs, il montre une fiche de 9-5-2, une moyenne de buts alloués de 3,01 et un taux d'efficacité de ,891. Il a connu une très bonne première saison avec les Sharks, mais depuis qu'ils ont atteint la Finale de la Coupe Stanley en 2016, ses statistiques sont en baisse. Son nombre de victoires, sa moyenne et son taux d'efficacité sont tous en dégringolade.
Ce n'est pas un gardien de but qui fait peur aux équipes adverses. C'est le cas quand tu joues contre les Predators de Nashville et Pekka Rinne, contre les Blue Jackets de Columbus et Sergei Bobrovsky et même contre les Rangers de New York et Henrik Lundqvist. Contre les Sharks, Jones ne fait même pas partie de l'équation. Et c'est lui qui ne livre pas la marchandise.
La situation est fort problématique parce qu'il est sous contrat jusqu'en 2023-24 à 5,75 millions $ par année et qu'il serait très difficile à échanger étant donné la situation salariale de l'équipe. Tout ce que les Sharks peuvent faire, c'est se fermer les yeux et espérer que Jones retrouve ses repères.
On a vu des gardiens être capables de changer le cours de leur carrière. Devan Dubnyk est un exemple parfait, mais il faut vraiment un changement d'attitude et de philosophie. Parfois, ça passe par un changement d'entraîneur des gardiens. C'est ce que Dubnyk a fait en travaillant avec Sean Burke après son passage dans l'organisation des Canadiens de Montréal et c'est une solution que je n'écarterais pas dans le cas de Jones.
Mais tout ne repose pas seulement sur les épaules du gardien. L'avantage numérique des Sharks affiche une efficacité de 18,6% et est au 19e rang dans la LNH. Avec tout le talent qu'ils ont, on pourrait penser que cette unité dominerait le reste de la Ligue, mais présentement, ça ne fonctionne pas.
Les Sharks ont un groupe de défenseurs qui est censé être très offensif. Brent Burns a de bons chiffres, mais Erik Karlsson devrait donner encore plus de munitions à l'attaque. Il a commencé lentement et je me demande s'il est vraiment remis à 100 pour cent de la blessure qu'il a subie avec les Sénateurs d'Ottawa il y a deux ans.
Peut-être qu'il se sent bien, mais il a peut-être encore certaines limites parce qu'il devrait dominer. Il n'a pas la responsabilité d'affronter le premier trio adverse parce que Burns et Marc-Édouard Vlasic s'en chargent. C'est la situation idéale pour lui de générer de l'attaque, mais il n'est pas capable d'en profiter.