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Les Bruins ne veulent pas revivre 2013

Six ans plus tard, le noyau de l'équipe a l'occasion de finalement chasser les mauvais souvenirs de la Finale face aux Blackhawks

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BOSTON - Dix-sept secondes. Dans une vie, ce n'est peut-être pas grand-chose, mais dans un match de hockey, c'est exactement le temps que ça prend pour inscrire deux buts qui peuvent laisser des traces pendant longtemps.

C'est du moins le temps qui a été nécessaire pour que les Blackhawks puissent combler un déficit de 2-1 et ensuite prendre les devants 3-2 dans les deux dernières minutes du sixième match de la Finale de la Coupe Stanley en 2013 face aux Bruins.

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En fait, c'est le temps que ça leur a pris pour confirmer leur triomphe et mettre fin aux espoirs des Bruins.

Les attaquants Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Krejci, les défenseurs Zdeno Chara et Torey Krug ainsi que le gardien Tuukka Rask patientent depuis six ans pour enfin avoir la chance de chasser ce mauvais souvenir de leur esprit.

Ils en auront enfin l'occasion, mercredi, alors que les Bruins affronteront les Blues dans le septième et ultime match de la Finale face aux Blues au TD Garden (20h HE; TVAS, CBC, SN, NBC).

« C'est quelque chose qui est très difficile à oublier, a expliqué Bergeron. Comme joueur, tu mets tout en jeu pendant deux mois et demi pour en arriver à ce point-ci. Je crois qu'il faut profiter de ce moment et tout donner ce que nous avons. »

Video: BOS@STL, #3: 100e point de Bergeron dans les séries

On n'a aucun mal à croire que le fait de voir la Coupe Stanley glisser entre ses mains puisse être douloureux, mais ç'a dû l'être encore davantage en 2013 en raison de la manière dont les Bruins ont échappé cette sixième rencontre alors qu'ils avaient l'avance avec 1:16 à écouler - devant leurs partisans.

Les six joueurs savent qu'ils ne sont pas à l'abri de revivre cette vive déception, mais ils ont encore le plein contrôle sur ce qui se produira lorsque la rondelle tombera, mercredi. Ils peuvent faire en sorte de ne pas repasser par là.

« C'est extrêmement difficile d'en arriver à ce point et ce l'est encore plus de gagner à ce stade, a fait valoir Marchand. Quand tu perds, tu réalises à quel point tu es près. Tu as un avant-goût de ce que c'est, mais tu n'as pas la victoire ni la sensation de gagner.

« C'est le meilleur sentiment au monde pour l'équipe qui gagne, mais ça craint pour l'autre équipe. Quand tu gagnes, c'est quelque chose qui reste avec toi toute ta vie et c'est la même chose quand tu perds. »

Tout ce noyau - à l'exception de Krug - connaît bien les deux côtés de la médaille.

Parce qu'avant l'échec de 2013, il y a eu l'extase de 2011. Les Bruins avaient blanchi les Canucks 4-0 à Vancouver dans la dernière série finale à avoir atteint la limite. Ils pourront s'inspirer de cette expérience dans les prochaines heures pour s'assurer que l'équipe soit fin prête.

« De notre côté, c'est sûr que nous voulons utiliser ça à notre avantage, a indiqué Bergeron. On peut essayer de partager ça avec les plus jeunes. Pour eux, l'important c'est de se rendre compte que quand ils embarquent sur la glace, ce sont les mêmes détails qui font la différence.

« On sait à quel point le parcours est long pour se rendre jusqu'ici. Il y a la saison, bien sûr, mais les séries sont longues et difficiles. Nous avons travaillé fort pour obtenir cette chance et nous voulons en profiter. »

Six ans après l'amertume de la défaite et les 17 secondes les plus difficiles de leur carrière, les vétérans des Bruins sont à 60 minutes de l'objectif ultime. À eux maintenant de sonner la charge.

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