Le parcours que les Rangers de New York souhaitent voir s'étirer le plus longtemps possible est une occasion inespérée pour l'organisation de voir Lafrenière et deux autres de ses joyaux à l'attaque faire des pas de géant dans leur cheminement.
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« C'est de la belle expérience », a affirmé Lafrenière en réponse à une question en français, jeudi. « Ce sont mes premières séries dans la Ligue nationale. De pouvoir jouer du gros hockey comme ça, des matchs importants, c'est le 'fun'. On joue pour ça. C'est le 'fun' à mon âge, surtout avec le groupe de gars qu'on a. On a beaucoup de plaisir. »
Lafrenière, Filip Chytil (22 ans) et Kaapo Kakko (21 ans) s'amusent comme larrons en foire ce printemps. Avec 10 buts en 15 matchs en séries, le « trio des jeunesses » a son grand mot à dire dans les succès des Rangers.
Avec neuf points en 15 matchs à sa fiche (deux buts, sept passes), Lafrenière vient de devancer Niklas Sundstrom dans la hiérarchie des meilleurs pointeurs de l'histoire des Rangers en séries, dans la catégorie des joueurs âgés de 20 ans et moins.
Le premier choix au repêchage de la LNH en 2020, qui est âgé de 20 ans et 233 jours, n'est plus devancé que par Don Maloney, qui avait amassé 20 points (sept buts, 13 aides) en 18 matchs.
« J'aime la façon dont je joue, ça va de mieux en mieux, et j'aime la façon dont notre trio joue », a acquiescé Lafrenière, quand on lui a demandé s'il avait le sentiment de s'établir comme un joueur de premier plan dans la Ligue.
« C'est le 'fun' de produire offensivement, mais en séries c'est plus important de bien jouer défensivement, a-t-il relevé. Les détails prennent une grande importance. Mon 'focus' en ce moment est de gagner la confiance de mes entraîneurs en étant surtout responsable dans ma zone. »
C'est exactement la recette du succès du trio des jeunots : s'appliquer en défense avant tout, et l'attaque viendra ensuite naturellement.
« Notre force, c'est que nous jouons comme une unité, avec beaucoup d'entraide », a avancé Lafrenière, en s'amusant du sobriquet de 'kid line' qu'on leur accole. « Nous essayons de faire sortir la rondelle rapidement de notre zone et de l'amener à l'autre bout pour y passer le plus de temps possible. C'est profondément en zone adverse que nous sommes à notre mieux et que nous pouvons utiliser nos aptitudes. »
Le Lightning l'a constaté de visu sur la séquence du deuxième but de Chytil en deuxième période dans le match no 1 de la finale de l'Association Est mercredi. Le trio a bourdonné comme des abeilles sur des pissenlits au printemps à Lévis dans le territoire du Lightning pendant une interminable minute de jeu ou presque avant de faire mouche.