Il est également difficile de passer sous silence l’allocution de Sundin auprès des joueurs de son ancienne équipe avant leur match contre Detroit. Le directeur général des Maple Leafs, Brad Treliving, leur président, Kyle Shanahan et l’entraîneur-chef, Sheldon Keefe, ont conjointement accepté cette demande du meilleur pointeur de l’histoire de l’équipe (987 points) lors d’un souper de groupe, jeudi.
« J’étais honoré de pouvoir le faire », a commenté Sundin, assis dans les gradins avec sa fille Bonnie, puis ses fils Julien et Nathanael à l’entraînement des Maple Leafs.
« Je m’ennuie d’être joueur de la LNH, mais je ne m’ennuie pas de tous les sacrifices qui viennent avec », a-t-il ajouté.
Sundin affirme également qu’il devrait être présent à Toronto pour le Week-end des étoiles de la LNH 2024, les 2 et 3 février prochains. Il s’est toutefois montré plus réservé lorsqu’on l’a interrogé sur un retour potentiel avec les Maple Leafs, au sein de la direction.
« Ce serait difficile de revenir à Toronto sur une base permanente. On ne sait jamais ce que le futur nous réserve, mais avec mes enfants et ma famille ici, (en Suède), c’est peu probable. »
Le vétéran défenseur Mark Giordano s’est réjoui de la présence de Sundin dans l’entourage de l’équipe cette semaine. Le membre du Temple de la renommée partage d’ailleurs un lien historique particulier avec l’ancien capitaine des Flames de Calgary.
Le 14 octobre 2006, pendant que Sundin inscrivait le 500e but de sa carrière dans la LNH dans une victoire de 6-5 en prolongation des Maple Leafs au Scotiabank Arena, Giordano marquait les deux premiers de la sienne.
Le Torontois d’origine, comme le reste de ses coéquipiers, n’avaient pas été informés d’avance de la présence de Sundin dans le vestiaire de l’équipe vendredi.
« Ça signifie beaucoup pour moi. Ayant grandi à Toronto, j’ai longtemps vu Mats jouer. Il a eu une incroyable carrière avec les Maple Leafs. C’était un moment spécial. »
Comme la journée de samedi l’a été pour l’équipe de hockey mineur de Julien Sandin, dont tous les joueurs étaient présents parmi la foule pour s’écrier « Nee-lan-der, Nee-lan-der. »
Comme la soirée l’a été pour les quelques centaines de partisans qui ont bravé les conditions glaciales pour obtenir un autographe de Nylander.
Et comme la semaine entière l’a été pour les Maple Leafs, qui tenteront de la boucler de la plus douce des manières avec une victoire contre le Wild, dimanche.