Makar contract feature

Joe Sakic sait exactement ce que Cale Makar incarne pour l’Avalanche du Colorado.

C’est pourquoi le président des opérations hockey de l’équipe n’a pas hésité à lui consentir un contrat record de huit ans et 163,2 M$ (20,4 M$/saison) vendredi pour qu’il demeure à Denver jusqu’en 2035.

Makar a paraphé cette entente à long terme avec l’Avalanche quelques mois seulement après la mise sous contrat de l’attaquant vedette Martin Necas pour huit ans et 92 M$ (11,5 M$/saison), et alors que Nathan MacKinnon n’amorcera que la quatrième saison d’un contrat de huit ans et 100,8 M$ (12,6 M$/saison) octroyé en septembre 2022.

Les trois joueurs, à eux seuls, occuperont près de 40 % de la masse salariale totale de l’Avalanche l’an prochain (44,5 M$/113,5 M$ - 39,2 %).

Mais lundi, Sakic s’est dit en désaccord avec ceux avançant qu’il sera plus difficile pour son équipe de remporter la Coupe avec une formation composée de plusieurs vedettes commandant un haut salaire, plutôt qu’avec une équipe où les salaires sont plus répartis.

« Il est impossible de gagner sans grandes vedettes, a-t-il avancé. Il faut aussi miser sur une belle profondeur, et il faut que l’équipe joue très bien au bon moment. Quand les séries s’amorcent, il faut aussi avoir la chance de son côté et des joueurs en santé. L’an dernier, les blessures nous ont frappés en séries, surtout dans le cas de Cale.

« Nous avons connu une mauvaise semaine qui nous a coûté cher, mais nous avions bâti une équipe qui pouvait gagner. Ça ne s’est pas produit, mais nous nous attendons à ce que notre équipe reste bâtie pour gagner encore longtemps. Sans des gars comme Cale et Nate dans notre formation, ç’aurait été beaucoup plus difficile. »

Sakic parle par expérience. Il a participé aux deux premières conquêtes de l’Avalanche en 1996 et 2001 à titre de joueur, puis a participé à la troisième en 2022 à titre de DG.

L’édition 2021-22 de l’Avalanche était menée par Makar et MacKinnon. Le premier a remporté le trophée Conn-Smythe du joueur par excellence des séries éliminatoires cette année-là avec une récolte de 29 points (8 buts, 21 passes) en 20 matchs, tandis que le deuxième a inscrit 13 buts (É-1er LNH) et totalisé 24 points lors de ces 20 rencontres.

« Cale est maintenant sous contrat à long terme. Nathan et Marty (Necas) le sont aussi. Il sera maintenant plus facile de prendre nos prochaines décisions, s’est réjoui Sakic. Lorsque tu mises sur des talents générationnels comme (Cale) et Nathan, tu t’assures qu’ils soient payés à leur juste valeur. Le défi est de construire la meilleure équipe possible autour de ces deux joueurs, et lorsque tu connais leur salaire des prochaines années, c’est plus facile d’y parvenir. »

COL@LAK: Makar double la priorité de l'Avalanche

L’Avalanche a remporté le trophée des Présidents à titre de meilleure équipe de la LNH en saison régulière le printemps dernier, grâce à une fiche de 55-16-11. L’équipe comptait sept victoires en huit matchs éliminatoires avant que Makar ne se blesse au bas du corps, et elle n’a plus du tout montré le même visage ensuite. Elle a remporté en cinq matchs sa série de deuxième tour face au Wild du Minnesota, mais a ensuite été balayée en finale de l’Ouest par les Golden Knights de Vegas. Makar n’a disputé que deux des quatre matchs de cette série, sans jamais être au maximum de ses capacités.

« Cale joue 30 minutes par soir et tout le monde a son rôle derrière lui, a expliqué Sakic. Nous nous sommes retrouvés sans lui pour deux matchs contre une très bonne équipe en finale d’association. Tu as besoin de tes partants sur la glace. Ça nous a fait mal. Ça explique en grande partie pourquoi nous avons pris un retard de 0-2 et que nous avons ensuite perdu la série. »

Makar, de son côté, espère aider les siens à se rendre jusqu’au bout, quatre ans après y être parvenu pour la première fois de sa carrière.

« En tant que joueur, gagner est la seule chose que tu souhaites. Nous l’avons fait une fois, et quand tu goûtes à ce sentiment, tu veux y goûter de nouveau, a-t-il soutenu. Nous avons les éléments en place pour plusieurs saisons et nous avons connu un certain succès dans les dernières années – même si certaines fins de parcours ont été difficiles à accepter récemment. Nous savons que lorsque tout le monde est sur la même page, nous avons le groupe pour réussir. »

Il n’a donc pas hésité à apposer son nom au bas d’un contrat de huit ans, le maximum permis par la convention collective.

« Je voulais vraiment signer pour huit ans – pour moi-même et pour l’équipe, a-t-il assuré. Ce contrat nous éclaire quant à la direction que nous allons prendre, en espérant connaître du succès dans les neuf prochaines années. Ce dossier est réglé, et nous avons déjà d’autres pièces autour desquelles nous pouvons bâtir.

« Nous croyons que notre fenêtre de succès se prolonge. Les modalités du contrat témoignent de la confiance que j’ai envers cette équipe et de l’occasion que nous avons de gagner des championnats. »