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GÖTEBORG, Suède – Oliver Bonk va peut-être surprendre quelques-uns de ses adversaires en leur donnant la réplique sur la glace mardi, quand le Canada croisera le fer avec la Tchéquie lors des quarts de finale du Championnat mondial junior.

Le défenseur canadien d’origine tchèque a passé certaines des premières années de sa vie dans le pays natal de son père Radek, l’ancien des Sénateurs d’Ottawa, des Canadiens de Montréal et des Predators de Nashville, et il maîtrise encore très bien la langue. Il alterne depuis toujours entre le tchèque et l’anglais à la maison.

« Mon tchèque est plutôt bon », a-t-il rigolé, lundi, à la veille du début de la ronde éliminatoire. « Je ne suis pas du genre à m’en prendre à des gars que je ne connais pas, mais j’ai grandi avec Adam Zidlicky parce que nos pères jouaient ensemble. Ça se pourrait que je lui envoie des flèches à la blague. »

L’arrière droitier s’est même prêté à une mêlée de presse avec des collègues tchèques, dans leur langue, après sa rencontre avec les médias canadiens. Il pourrait donc offrir de précieuses leçons à ses coéquipiers pour leur permettre de prendre part à une éventuelle joute verbale.

« Nous savions tous qu’il avait hâte d’affronter la Tchéquie, a lancé Maveric Lamoureux. Il pourrait m’enseigner quelques mots. Ce serait bien de pouvoir me débrouiller en tchèque! »

Si les duels entre les deux nations causent historiquement des divisions au sein de la famille Bonk, il n’y aura aucun débat, cette fois. Il paraît même que Radek s’est assuré de passer un message à certains joueurs de l’équipe lors du déjeuner familial organisé par Hockey Canada pour souligner le passage à 2024.

Tous veulent voir Oliver et le Canada triompher, même son grand-père paternel, qui a fait le voyage de la Tchéquie pour venir assister à quelques matchs en ronde préliminaire. Le jeune Bonk ne l’avait pas vu depuis avant la pandémie et il a réussi à lui faire retourner sa veste. 

« Ç’a fait du bien de le voir, a dit Oliver. Il est derrière nous. Il portait sa casquette et son chandail avec la feuille d’érable. Ça m’a fait sourire de le voir comme ça. »

Il s’agira du premier affrontement entre les deux pays depuis la finale de l’an dernier, que le Canada avait remporté en prolongation. Six joueurs de cette équipe tchèque sont de retour pour une revanche cette année, tandis qu’Owen Beck est le seul qui était là dans le camp canadien.

Il serait difficile de s’avancer sur l’issue de la rencontre puisqu’aucune des deux équipes n’a été très convaincante à ce jour dans le tournoi. Le Canada (3-0-0-1) a conclu la ronde préliminaire au deuxième rang du groupe A, tandis que la Tchéquie (2-0-1-1) a terminé troisième dans le groupe B. 

« Ils sont toujours difficiles à affronter et ils aiment jouer les négligés, a relevé Bonk. Ils travaillent fort, ils frappent et ils sont toujours en mesure de surprendre une puissance à chaque tournoi. Il faudra se méfier et imposer notre style de jeu. »

Le retour de Savoie?

Le Canada pourrait bien saluer le retour de Matthew Savoie dans la formation, après qu’il eut regardé la courte victoire de 6-3 des siens face à l’Allemagne en raison d’une blessure au bas du corps dimanche.

L’attaquant a pris part à un entraînement très léger d’une vingtaine de minutes au vétuste complexe d’entraînement Valhallarinken avec les attaquants Conor Geekie et Jagger Firkus, ainsi que le gardien Scott Ratzlaff. C’était la première fois qu’on le voyait sur patins depuis la défaite de 2-0 contre la Suède.

« Il semblait bien aller, a commenté l’entraîneur Alan Letang. Il bougeait bien. Nous verrons comment il va se sentir plus tard ce soir après avoir appliqué un peu de glace et subi quelques traitements. Nous saurons probablement demain s’il pourra jouer. »

S’il ne peut enfiler l’uniforme, le Canada pourrait décider d’envoyer Firkus, rappelé d’urgence samedi, dans la mêlée. Cela signifierait toutefois la fin du tournoi de Savoie, l’un des attaquants de tête de ce groupe. 

Letang s’est dit à l'aise à l’idée de jouer avec seulement 12 attaquants au lieu de 13, si jamais Savoie devait encore patienter avant son retour. 

Chose certaine, l'entraîneur pourra compter sur Geekie, qui ne fera face à aucune mesure de discipline supplémentaire pour le coup à la tête qui lui a valu une inconduite de match contre les Allemands. La Fédération internationale de hockey sur glace l'a confirmé lundi.

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