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Le plan de match de la formation canadienne à l'aube du Championnat mondial junior était bien clair : des prestations en crescendo qui convergeraient vers leurs meilleures du tournoi, une fois que la ronde éliminatoire se mettrait en marche.
Tout se déroulait rondement à ce jour, mais la troupe d'André Tourigny a fait un pas en arrière face à la République tchèque en quarts de finale, samedi. Même si elle l'a emporté 3-0, elle devra sans aucun doute procéder à des ajustements pour la suite des choses.

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Malgré le résultat aigre-doux, l'entraîneur a quand même préféré voir le tout d'un œil positif.
« On n'avait peut-être pas notre exécution des beaux jours, mais en même temps, on était corrects, a fait valoir l'entraîneur québécois. Je pense que notre transition n'était pas aussi rapide qu'on l'aurait voulu. On ne bougeait pas la rondelle assez rapidement en zone neutre. Mais c'est rare que tu joues un match parfait.
« Défensivement, on a fait un pas en avant. On a été davantage mis à l'épreuve et on a appris des choses sur notre équipe quand on était sous pression. On a été capables de se défendre quand ils ont retiré leur gardien, on a été disciplinés… Tout ça, ce sont des aspects dans lesquels on a été meilleurs. »
Le Canada aura rendez-vous avec la Russie en demi-finale, lundi - une reprise de la plus récente finale. Si l'attaque de l'équipe n'a rassuré personne contre les Tchèques, le gardien montréalais Devon Levi a été plus convaincant que jamais. Il est prêt pour des défis encore plus imposants.
Confronté à plus de 20 tirs pour la première fois du tournoi, il a réalisé 29 arrêts pour signer son deuxième jeu blanc de la compétition. Il s'est d'ailleurs signalé avec un peu plus de cinq minutes à faire au match en repoussant plusieurs lancers dangereux des Tchèques, qui avait déjà retiré leur gardien à ce moment.
« C'était super d'être occupé dès la première période, a fait valoir le jeune homme de 19 ans. Ça m'a permis de rester dans le match. Ç'a été différent que dans les dernières rencontres, où le défi était de demeurer concentré. Ç'a été facile d'avoir du plaisir et de m'amuser ce soir. »
Son brio en fin de rencontre a permis à Connor McMichael de confirmer la victoire des siens dans une cage béante. Dylan Cozens, avec son huitième du tournoi, et Bowen Byram, son premier, ont permis aux Canadiens de conclure la première période avec l'avance, même s'ils tiraient de l'arrière 12-8 aux tirs.

« Je crois que le match a été influencé par leurs deux buts rapides en première, a déclaré le pilote tchèque Karel Mlejnek. Nous étions déjà sur les talons, mais nous avons démontré du caractère et nous avons continué de nous battre pour nous donner une chance. »
Étanchéité
Visiblement bien préparés pour ce duel, les Tchèques ont réussi à bien protéger l'enclave et à tenir les Canadiens loin des zones payantes. Alors qu'on s'attendait à les voir être très patients avant de se porter en attaque, ils ont échangé coup pour coup avec l'unifoliée.
Disons que le rendement du Canada était bien loin de ressembler à la leçon de hockey qu'il venait de servir à la Finlande dans un gain de 4-1, jeudi. Les hommes en rouge ont été chanceux de faire face à un adversaire, qui n'avait marqué que dix buts en quatre matchs au tour préliminaire.
« Ils ont fait exactement ce que nous attentions d'eux, a analysé ce dernier. Ils se sont regroupés dans l'enclave et ils ont bloqué beaucoup de tirs. Contre eux, tu dois mériter chaque chance. Ça demande des efforts pour la rondelle arrive au filet, je peux vous le garantir.
« Nous avons dû puiser dans nos ressources. Nous avons dû nous calmer à un certain point parce que la frustration était en train de nous gagner. Les joueurs voulaient bien faire, mais c'était difficile. Le CMJ vient toujours avec de l'adversité. Ce soir nous en avons eu et nous l'avons surmontée. Je suis heureux de ça. »
Peu mis à l'épreuve, le gardien tchèque Nick Malik a fait le travail en réalisant 21 arrêts. Il y a toutefois fort à parier qu'il aimerait revoir le but de Byram - un bon tir des poignets qui lui a glissé sous le bras et qui a fait 2-0. Mais sans soutien offensif, ça n'aurait absolument rien changé au résultat.