CMJ : La bibitte Logan Cooley
La vision du jeu unique de l'attaquant des Coyotes de l'Arizona pose un défi pour ses coéquipiers

Matthew Knies a beau évoluer sur son trio depuis le début du camp d'entraînement de la formation américaine en vue du Championnat mondial junior, il n'a pas encore l'impression d'avoir complètement résolu l'énigme que pose son compagnon.
« Je dirais que notre chimie est un peu chambranlante en ce moment, mais nous allons y arriver, a affirmé l'espoir des Maple Leafs de Toronto. C'est la première fois que nous jouons ensemble et je dois comprendre Logan un peu mieux. Il aime ralentir le jeu et je dois m'y habituer. Ça prendra un peu de temps.
« Ma tâche est de lui refiler la rondelle. Il est capable de faire des jeux incroyables, alors il doit avoir la rondelle. Plus il l'a en sa possession, mieux c'est pour notre équipe. C'est différent de jouer avec lui, mais je suis excité par ce défi. Quand nous serons plus à l'aise, nous serons assurément une menace. »
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En trois matchs depuis le début du tournoi, le deuxième trio que Cooley (un but, deux passes) et Knies (une passe) complètent avec Matthew Coronato (deux buts, deux passes) affiche une récolte de trois buts et cinq mentions d'aide. Ils ont connu de bonnes séquences offensives contre des adversaires moins talentueux, mais ils tardent à réellement se mettre en marche.
Le moment de connaître une éclosion serait bien choisi, dimanche, alors que la troupe de Nate Leaman conclura la ronde préliminaire en se mesurant à la Suède. Une victoire assurerait aux Américains la première place du groupe B.
« Nous aimerions produire davantage, c'est certain, a reconnu Cooley. Je pense quand même que nous avions bien joué en zone offensive. Les rebonds ne sont cependant pas en notre faveur en ce moment. Nous avons hâte de débloquer et j'espère que ce sera ce soir. »
Au moins, tout le travail que Cooley et Knies abattent en ce moment ne servira pas uniquement pour ce tournoi, qui prend fin dans moins d'une semaine. Les deux se retrouveront à l'Université du Minnesota dans quelques semaines, alors que Cooley disputera sa première saison dans la NCAA.
Le troisième choix du dernier repêchage de la LNH, celui des Coyotes de l'Arizona, a d'ailleurs discuté avec Knies avant de se désengager de l'Université de Notre-Dame pour joindre les rangs de Minnesota. Les Golden Gophers ont atteint le Frozen Four et visent désormais les grands honneurs.
« Je lui ai parlé ainsi qu'à Brock Faber à propos de l'école, des entraîneurs et de l'équipe que nous aurons cette saison, a expliqué Cooley. Les deux ont eu un gros impact sur ma décision. Nous formerons une équipe bien spéciale. Le noyau a beaucoup de profondeur et notre défensive sera la meilleure au pays. »
À l'inverse, la venue de ce diamant brut dans une formation déjà bien outillée est l'une des raisons pour lesquelles Knies a décidé de demeurer dans les rangs universitaires pour une deuxième campagne alors que les Maple Leafs souhaitaient ardemment qu'il fasse le saut dans le giron de l'organisation.
« Cooley s'en vient et Faber, l'un des joueurs les plus prêts pour la LNH, revient avec nous, a fait valoir l'attaquant de 19 ans. Je veux être un leader pour cette équipe et gagner un championnat national. C'est l'objectif ultime. J'avais l'impression que notre travail n'était pas terminé. »
Cérébral
D'ici à ce qu'il continue de peaufiner les détails de son jeu au Minnesota, Cooley a l'occasion de mener les États-Unis vers un deuxième sacre consécutif dans un rôle plus offensif que celui qu'il devait occuper en décembre, en raison de l'absence de Matty Beniers.
« Je m'attendais à ce qu'il attire l'attention au mois de décembre et qu'il progresse pendant ce tournoi, a commenté Leaman. Il est un joueur dynamique et quand il travaille fort, il apporte encore plus qu'uniquement son talent. Quand il joue physique, c'est un gros plus pour nous. »
Et même s'il n'a encore que 18 ans, les habiletés qu'il possède ne manquent pas d'impressionner les vétérans de l'équipe. Même ceux qui ont déjà de l'expérience dans la LNH.
« Je suis un fan depuis la première fois que je l'ai vu jouer, a affirmé l'espoir des Sharks de San Jose Thomas Bordeleau. On est un peu le même genre de joueur; ce n'est pas le plus gros ni le plus grand, mais il est très cérébral. J'aime essayer des choses avec lui sur la glace. Il a une très belle carrière devant lui. »

















