BROSSARD – Au beau milieu de l’entraînement de vendredi, Martin St-Louis a ordonné une pause pour remettre les pendules à l’heure. L’essentiel de son message entendu entre les craques de la baie vitrée qui protège la galerie de presse à Brossard : les standards à l’entraînement doivent être les mêmes que dans un match.
Brendan Gallagher n’avait pas nécessairement besoin d’entendre ce petit rappel.
À ce moment-là, il avait déjà fait siffler les oreilles de Jakub Dobes avec un tir frappé qui a heurté la barre horizontale – il s’en est excusé en riant – et il a plus tard servi un bon coup d’épaule à Juraj Slafkovsky.
« Il se bat pour l’équipe, a souligné Slafkovsky. Il est de toutes les batailles et il joue dur. »
En 14 saisons dans l’uniforme des Canadiens de Montréal, c’est exactement ce à quoi Gallagher nous a habitués. Et dans le contexte actuel, avec la grande profondeur à l’attaque du Tricolore, le pugnace attaquant sait probablement qu’il doit en faire encore plus pour garder sa place dans la formation.
Malgré le retour de Cole Caufield à l’entraînement – il a raté le dernier match en raison d’un virus – Gallagher occupait toujours sa chaise sur le quatrième trio aux côtés de Phillip Danault et de Josh Anderson. On sent toutefois que des décisions difficiles se pointent le bout du nez.
Alexandre Texier a touché la cible quand on a fait appel à ses services pour remplacer Caufield contre les Sénateurs d’Ottawa, tandis que le temps de jeu de Gallagher a été limité à 8:48. Malgré tout, l’attaquant français sera probablement laissé de côté face aux Sharks de San Jose, samedi.
Quel sort attend Brendan Gallagher?
Le vétéran attaquant voit ses minutes diminuer, et les jeunes loups commencent à lui souffler dans le cou

MTL@OTT: Texier contourne le filet et nivelle la marque

















