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ARLINGTON, Virg. – Lorsque Cam Talbot s’est entendu avec les Kings de Los Angeles le 1er juillet, il ne se doutait pas qu’il se retrouverait parmi les meilleurs gardiens de la LNH quelques mois plus tard.

Et une présence au Match des étoiles de la LNH n’était pas plus à son agenda.

C’est pourquoi le gardien de 36 ans se dit fier d’avoir réussi à avoir accompli autant cette saison, après avoir parié sur lui-même en signant ce contrat d’un an doté d’un salaire de 1 million $ - et d’un boni de 1 million $ pour le nombre de matchs joués – avec les Kings de Los Angeles à titre de joueur autonome sans compensation.

« Quand tu signes un contrat où tu dois te prouver, et que tu reçois une nomination du genre, ça démontre que tu as fait tes preuves », a dit Talbot la semaine dernière lorsqu’il a été choisi pour le Match des étoiles. « Je ne l’ai pas encore totalement réalisé. C’est vraiment spécial pour moi. Je ne tiens absolument pas ça pour acquis. »

Talbot (14-10-5) souligne rapidement l’apport de ses coéquipiers dans ses succès, lui qui a une moyenne de buts alloués de 2,34 (troisième dans la LNH chez les gardiens avec un minimum de 20 matchs joués) et son pourcentage d’arrêts de ,918 (cinquième) à l’approche du match entre les Kings et les Stars de Dallas, mardi (20 h HE; ESPN+, HULU).

Il s’est adapté à merveille au système défensif des Kings, qui ont un dossier de 21-11-8 après 40 matchs malgré une mauvaise séquence de 0-4-4 qui a pris fin dans une victoire contre les Hurricanes de la Caroline lundi.

« Beaucoup de ces succès sont en raison des gars devant moi, a dit le portier. C’est une équipe vraiment spéciale défensivement. Tout le monde achète son rôle, et mes chiffres sont un produit de tout cela. »

Les Kings étaient à la recherche de stabilité devant le filet depuis quelques années, et ils en ont enfin grâce à la tenue de Talbot.

Les Kings sont deuxièmes dans la LNH pour la moyenne de buts par match (2,50), alors qu’ils étaient 16e l’an dernier (3,10).

« Il réalise les arrêts qu’il doit réaliser, a expliqué l’entraîneur-chef Todd McLellan. Il a droit à beaucoup d’aide de la part du groupe devant lui. Nous n’accordons pas beaucoup de chances, alors ça fonctionne bien pour tout le monde. Ce que nous apprécions le plus, c’est la rapidité avec laquelle il s’est intégré à ses nouveaux coéquipiers. »

Encore une fois, Talbot a prouvé qu’il ne doit pas être sous-estimé. Jamais repêché, il s’était entendu avec les Rangers de New York après sa troisième saison à l’Université d’Alabama à Huntsville. Depuis, il a une fiche de 232-166-41 avec une moyenne de 2,63, un pourcentage d’arrêts de ,914 et 30 jeux blancs en 461 matchs dispersés sur 11 saisons dans la LNH.

LAK@PHI: Talbot signe son 29e blanchissage en carrière

Échangé par les Rangers aux Oilers d’Edmonton en 2013, Talbot est devenu le gardien numéro un de l’équipe, mais les succès n’ont pas été au rendez-vous. Il a par la suite rebondi chez les Flyers de Philadelphie, les Flames de Calgary et le Wild du Minnesota.

C’est d’ailleurs chez le Wild qu’il a obtenu sa première invitation au Match des étoiles, en 2022. Mais l’équipe a fait l’acquisition de Marc-André Fleury à la date limite des transactions 2022, rétrogradant Talbot au poste d’adjoint. Le Minnesota l’a finalement échangé aux Sénateurs d’Ottawa durant l’été suivant.

Son passage dans la capitale canadienne n’a pas été bien mieux. Il a été ennuyé par les blessures et un manque de constance (17-14-2; 2,93; ,898) et il est devenu joueur autonome au terme de la dernière saison.

Mais il sentait qu’il avait encore de l’essence dans le réservoir.

« C’est l’histoire de ma carrière, a-t-il souligné. Rien ne m’a été donné. J’ai dû me prouver année après année afin de rester dans la Ligue, et j’essaye toujours d’avoir une bonne attitude et une bonne éthique de travail, parce que ce sont les choses que tu peux contrôler. Je sens que si je fais cela, je me donne une chance.

« Un moment donné, je vais arriver à la fin, mais je ne sens pas que c’est le cas en ce moment. »

Ses coéquipiers sont du même avis.

« ‘Tal’ a été incroyable pour nous, a estimé l’attaquant Phillip Danault. Il nous donne une chance de gagner lors de chaque match. Il travaille fort à l’extérieur de la patinoire, et c’est un leader sur et hors de la glace. »

Talbot devrait avoir beaucoup de proches dans les gradins du Scotiabank Arena, dont ses jumeaux Sloane et Landon et possiblement sa grand-mère de 86 ans, Caterina Fera, puisqu’il est originaire de Caledonia, une ville située à une heure et demie de Toronto.

Il espère aussi rencontrer Sidney Crosby. L’attaquant des Penguins de Pittsburgh avait raté le Match des étoiles en 2022, lors de la première présence de Talbot.

« Je vais tenter de vivre le moment au maximum comme la dernière fois, a dit le portier. Ce sera génial d’avoir mes enfants avec moi sur le banc, sur la glace et tout le reste.

« C’était un moment vraiment spécial pour moi la dernière fois, et j’ai vraiment hâte à celui-ci. »