SALT LAKE CITY – Il est plutôt rare de voir Anton Frondell sans un sourire au visage.
L’attaquant des Blackhawks de Chicago a fait ses débuts dans la LNH à la toute fin de la saison dernière et il a impressionné. C’était une expérience d’apprentissage, mais Frondell a aimé chaque minute. Et il est maintenant prêt pour plus.
« Ces 12 matchs que j’ai joués au printemps ont été fantastiques. Je n’ai jamais autant eu de plaisir dans ma vie, a dit le jeune homme. Tout ça a fait en sorte que j’avais encore plus hâte de revenir. Je veux simplement être encore meilleur. »
Cette quête se poursuivra lorsque les Blackhawks rendront visite au Mammoth de l’Utah au Delta Center, jeudi (21 h 30 HE; Disney+, HULU, ESPN+).
Sélectionné par les Blackhawks au troisième rang lors du repêchage de 2025, Frondell a inscrit neuf points (trois buts, six passes) en 12 matchs entre le 24 mars et le 15 avril après avoir conclu sa saison avec Djurgardens dans la Ligue élite suédoise (SHL), où il avait récolté 28 points, dont 20 buts, en 43 parties.
« Il a énormément de talent, a noté l’attaquant Tyler Bertuzzi en parlant de Frondell (6 pieds 1 pouce, 198 livres). Il est imposant et il peut être rapide sur patins. »
Bertuzzi s’est retrouvé à l’aile gauche sur le trio de Frondell pendant neuf matchs la saison dernière. Les deux évoluent sur la même unité depuis le début du camp d’entraînement.
« Ce que j’aime le plus à propos de lui, c’est qu’il n’a pas peur d’appliquer de l’échec avant ou de lancer la rondelle en fond de territoire et foncer pour aller travailler dans les endroits difficiles, a dit Bertuzzi. Je pense qu’il possède vraiment tous les attributs. C’est ce que j’aime de lui. »
Le Suédois de 19 ans a déjà vu Nick Lardis et Andrew Mangianpane passer à l’aile droite sur son trio. Contre le Mammoth, Patrick Kane occupera cette chaise. Kane a rejoint Frondell et Bertuzzi au cours du match d’ouverture mardi – une défaite de 5-2 contre les Golden Knights de Vegas – après que Mangiapane se soit blessé au bas du corps en deuxième période.
« Je vois cette opportunité d’un bon œil, a lancé Frondell mercredi. Nous avons fait quelques présences ensemble (mardi) puisque nous avons perdu les services de 'Mango'. Kane s’est amené avec 'Bert' et moi et nous avons aussitôt généré quelques chances de marquer. C’est ce que nous allons chercher à faire de nouveau (jeudi). »
Comme Kane semble toujours rendre ses compagnons de trio meilleurs, Frondell devrait pouvoir bénéficier de la situation.
« Jouer au centre n’est pas évident dans la LNH, a dit Kane, qui a commencé la dernière rencontre aux côtés de Roman Kantserov. Roman était utilisé au centre (mardi), et il se retrouvait à affronter (William) Karlsson, (Jack) Eichel et des vétérans comme (Nic) Dowd. Ce n’est pas facile, surtout quand tu dois prendre des mises au jeu contre ces gars-là. Le plus important est d’essayer de leur rendre la vie plus facile en faisant des jeux faciles et des jeux intelligents.
« Évidemment, la confiance joue un rôle important, mais parfois il ne faut pas essayer de trop en faire, surtout quand tu joues au centre et que tu affrontes de très bons joueurs. Un petit jeu peut coûter cher. Il est impératif de jouer intelligemment au centre, particulièrement pour un jeune. »
Qu’importe l’identité de ses ailiers, Frondell doit cependant être aussi efficace sans la rondelle qu’avec celle-ci. Il modèle son jeu sur celui du capitaine des Panthers de la Floride Aleksander Barkov, qui a remporté la Coupe Stanley en 2024 et en 2025 et qui a mis la main sur le trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif, à trois reprises (2021, 2024, 2025).
« Je l’ai déjà dit, mais j’aime beaucoup aider mes coéquipiers en zone défensive. Alors je compétitionne et je travaille fort, a mentionné Frondell. La position à laquelle je joue ne change rien. Si nous sommes en zone offensive, je m’applique en échec avant, et si soudainement la rondelle repart de l’autre côté, je dois me replier et faire mon travail. Je dois faire tout le nécessaire pour aider l'équipe à gagner. »
Selon l’entraîneur Jeff Blashill, le jeu de Frondell n’était pas encore à point au début du camp d’entraînement. Mais plus le camp avançait, plus Frondell ressemblait au joueur confiant du printemps dernier.
Le jeune homme aime également sa progression.
« J’ai l’impression que ça s’en va dans la bonne direction, a dit Frondell. Je crois davantage en mes moyens à force de jouer des matchs. Je protège la rondelle et je m’accroche à celle-ci. Certaines présences sont meilleures que d’autres, mais ça s’en vient. Je m’améliore. »


















