Panarin vs Kings

Au final, Artemi Panarin a eu ce qu’il désirait : un échange aux Kings de Los Angeles et un contrat avec sa nouvelle équipe.

Mais la réalisation de son souhait est survenue après plusieurs journées difficiles et quelques heures angoissantes avant que la transaction ne soit officiellement approuvée tout juste avant que le gel des échanges pour la pause olympique ne s’active à 15 h (HE) mercredi.

« J’étais nerveux. J’ai eu le sentiment que tout a été plutôt long », a admis Panarin jeudi, à sa première rencontre avec les médias depuis la transaction qui l’a envoyé aux Kings en retour de l’espoir Liam Greentree et deux choix au repêchage.

Après l’échange, Panarin a aussitôt accepté un contrat de deux ans d’une valeur annuelle moyenne de 11 millions $ avec Los Angeles.

« J’ai vécu l’expérience d’être joueur autonome il y a sept ans, a dit Panarin. C’est une situation un peu similaire, alors j’étais prêt, mais j’anticipais également que ça ne se matérialise pas et que je doive attendre après la pause olympique. Si Los Angeles ne m’avait rien offert, je ne sais pas trop ce que j’aurais fait. Peut-être que je serais retourné en Russie. »

Panarin écoule présentement la dernière année du contrat de sept ans et 81,5 millions $ qu’il a signé avec les Rangers le 1er juillet 2019.

Les Rangers lui ont dit, il y a trois semaines, qu’ils ne lui offriraient pas de nouveau contrat et qu’ils travailleraient avec lui pour lui trouver une nouvelle équipe par le biais d’un échange.

Cette décision s’inscrivait dans la logique des choses, puisque le directeur général Chris Drury avait envoyé une lettre aux partisans pour leur faire part d’un plan de réinitialisation qui mènerait à des séparations avec quelques visages populaires de la concession.

Comme Panarin détenait une clause de non-mouvement à son contrat, il avait son mot à dire quant à sa prochaine destination.

Sa priorité était d’être échangé à une équipe qui serait prête à lui offrir un nouveau contrat. Il ne voulait pas vivre à nouveau l’expérience de l’autonomie complète.

« Je ne voulais pas être un joueur de location pour quelques mois et partir ailleurs ensuite, a expliqué l’attaquant de 34 ans. J’étais à la recherche d’une équipe qui me voulait et avec laquelle je pouvais m’entendre immédiatement. »

Les Kings cochaient toutes les cases pour Panarin, qui dit avoir fait ses recherches sur l’équipe grâce à son compatriote Vladislav Gavrikov. Ce dernier a joué pour les Kings de 2023 à 2025.

« J’ai tenté de trouver une équipe avec laquelle je veux être, a dit Panarin. C’est un peu une question de sentiment. J’ai beaucoup discuté avec Gavrikov dans les derniers jours. Il m’a décrit Los Angeles comme une excellente organisation avec de très bons coéquipiers et un endroit merveilleux pour vivre. C’est difficile à expliquer. Je veux jouer avec ces gars-là et pour cette organisation. Il y avait d’autres équipes sur la liste, mais je ne voulais pas vraiment aller ailleurs. »

Panarin n’a pas réfuté le fait que d’autres équipes lui ont offert un contrat plus lucratif que celui des Kings.

« Je ne pense pas vraiment à l’argent, a-t-il répondu. Ça peut paraître drôle, mais ce n’est pas quelque chose d’important pour moi. Je veux simplement jouer avec les gars et pour cette organisation. C’est vraiment tout ce qui m’importait.

« C’est une entente à court terme. Ce n’est pas nécessairement ce que je recherchais, mais comme c’est vraiment l’endroit où je voulais aller, je n’avais pas beaucoup d’options. »

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Panarin a mentionné que c’est au début janvier qu’il a réalisé que son temps avec les Rangers était compté. La défaite de 10-2 contre les Bruins de Boston le 10 janvier est probablement celle qui a scellé son sort, dit-il.

Drury a envoyé la lettre aux partisans six jours après ce revers.

Mais Panarin a également dit qu’il n’avait jamais senti les Rangers sérieux dans leurs intentions de s’entendre avec lui sur une prolongation de contrat, dès le moment où ils étaient admissibles à le faire, le 1er juillet dernier. Il a avoué que la direction lui a présenté une offre qui était loin de ressembler à ce qu’il recherchait.

« Je ne sais pas si je devrais dire cela, mais j’ai l’impression que leur offre voulait dire : "Nous ne sommes pas certains si nous te voulons ou pas". Ça explique la raison pour laquelle je ne reviens pas (à New York), a raconté Panarin. Mon début de saison n’a pas été fantastique, puis nous avons discuté un peu en milieu de saison, mais très peu. »

Malgré tout, Panarin dit avoir grandement apprécié ses six saisons et demie avec les Rangers. Il a parlé de la fierté de représenter une équipe centenaire avec laquelle il a atteint la finale de l’Association de l’Est à deux reprises, en 2022 et en 2024.

Il a été le meilleur marqueur de New York dans chacune de ses saisons là-bas. Il menait les Rangers avec 57 points (19 buts, 38 passes) en 52 matchs avant d'être échangé, et ses 607 points (205 buts, 402 passes) amassés avec l’équipe lui confèrent le neuvième rang de l’histoire de la concession.

« Je me suis fait beaucoup d’amis ici, a-t-il souligné. C’est aussi une excellente organisation. Les Rangers de New York font partie des six équipes originales. Ils ont une histoire riche. J’ai été fier de jouer pour ces gars-là et d’enfiler ce chandail. »

Panarin portera un chandail des Kings quand l’action reprendra dans la LNH après la pause olympique. Il devra attendre 20 jours avant de jouer son premier match avec sa nouvelle équipe, le 25 février contre les Golden Knights de Vegas au Crypto.com Arena (22 h HE; HBO MAX, truTV, TNT, SNO, SNE, TVAS).

Il fera son retour au Madison Square Garden pour affronter les Rangers le 16 mars. D’ici là, il aura probablement trouvé une nouvelle demeure avec une vue sur l’océan Pacifique et développé une chimie avec ses nouveaux coéquipiers.

« Quand tu joues pour une équipe pendant longtemps, cette équipe reste dans ton cœur pour toujours, a conclu Panarin. […] Mais le timing est parfait. La pause olympique est assez longue, alors ça me donne du temps pour m’acclimater à une nouvelle équipe. »