BRAMPTON, Ontario – Le retour de Corey Perry pour une 22e saison dans la LNH n’est pas uniquement motivé par sa passion pour le hockey.
Il y a également le fait qu’il aura la chance de partager l’expérience avec Griffin, son fils de 9 ans.
« Je me sens très bien, a lancé Perry, qui est maintenant âgé de 41 ans. J’ai encore du plaisir et je me sens encore jeune. [Griffin] en est en grande partie responsable. »
Perry a signé un contrat d’un an avec les Kings de Los Angeles le 1er juillet. Il a évolué pour l’équipe californienne la saison dernière, avant d’être échangé au Lightning de Tampa Bay le 6 mars en retour d’un choix de deuxième tour en 2028.
Le vétéran a récolté 28 points (11 buts, 17 passes) en 50 matchs avec les Kings, puis a ajouté neuf points (six buts, trois aides) en 22 rencontres avec le Lightning. Il ne s’est pas inscrit à la feuille de pointage en sept matchs éliminatoires, alors que Tampa Bay s’est fait éliminer en sept parties par les Canadiens de Montréal au premier tour.
Quand Griffin est né en 2017, Perry avait accompli pratiquement tout ce qu’un joueur professionnel de hockey peut espérer accomplir.
À ce moment, son impressionnant curriculum vitae comprenait un titre de la Coupe Stanley en 2007 avec les Ducks d’Anaheim, deux médailles d’or olympiques avec le Canada en 2010 et 2014, un championnat à la Coupe du monde de hockey 2016 avec le Canada, un trophée Hart à titre de joueur le plus utile de la LNH (2011) et un trophée Maurice-Richard (50 buts; 2011).
Près d’une décennie plus tard, dans ce qui est devenu le plus récent chapitre de la vie de Perry autant sur la glace qu’à l’extérieur, papa et fiston sont presque inséparables.
Griffin a accompagné son père au podium quand celui-ci représentait les Oilers d’Edmonton pendant la finale de la Coupe Stanley 2025 lors de la journée des médias.
Cet été, lorsque Corey participait à des tournois de golf caritatifs, Griffin était présent.
Perry ne voudrait pas que ce soit autrement. C’est une relation qui, selon ses dires, a ravivé l’enfant en lui à un stade de sa carrière où se rendre au gym et à l’aréna le matin est un peu plus difficile.
« Il me garde au fait de ce qui se passe dans la Ligue, a raconté Perry en souriant. Il me rapporte les nouvelles et me donne tous les pointages de la veille pendant la saison.
« C’est le plus important : partager des souvenirs. Je suis ravi qu’il aime le hockey autant que moi. Ça aide ma motivation quand je fais tous ces entraînements estivaux. Ça me pousse à continuer. »
L’objectif ultime serait de soulever la Coupe à nouveau, cette fois avec Griffin à ses côtés.
Perry espère que ce soit un scénario envisageable avec les Kings.
Le sud de la Californie est en endroit familier pour Perry, qui a passé les 14 premières saisons de sa carrière à Anaheim (2005 à 2019). À Los Angeles, Griffin a déjà un ami en Drew Doughty, qui s’entraîne avec Perry à London, en Ontario, pendant la saison morte.
« Nous avons adoré ça là-bas, a dit Perry. La famille adore Los Angeles. »
En ce qui concerne l’équipe, Perry s’est dit encouragé par les ajouts des vétérans Mats Zuccarello (un an) et Erik Haula (deux ans) sur le marché des joueurs autonomes et par l’embauche de l’entraîneur Peter Laviolette.
« J’ai tellement hâte de revenir, a dit l'attaquant. Nous avons procédé à des gestes importants qui, je l’espère, mèneront à plus de succès.
« Nous avons hâte de voir où ça nous mène. Les ajouts vont assurément nous aider. Je connais déjà la plupart des gars. Tout le monde a le même objectif : participer aux séries et gagner la Coupe. Kenny Holland (le directeur général) tente d’assembler une équipe qui pourra y aller d’un autre long parcours. Je pense que cette équipe peut passer à la prochaine étape. »
Les Kings (35-27-20) ont terminé au quatrième rang de la section Pacifique la saison dernière, s’emparant de la dernière place donnant accès aux séries dans l’Ouest. Ils ont été balayés par l’Avalanche du Colorado au premier tour.
Le retour de Kevin Fiala, qui s’est fracturé une jambe en février alors qu’il représentait la Suisse aux Jeux olympiques, et une saison complète d’Artemi Panarin, qui a été acquis des Rangers de New York le 4 février, vont certainement aider les Kings dans leur quête.
Perry, qui totalise 972 points (465 buts, 507 passes) en 1464 matchs, a besoin de 35 buts pour atteindre le plateau des 500. Un autre moment spécial qu’il pourrait partager avec Griffin.
« J’aime encore ce que je fais, a souligné Perry. Et c’est vraiment spécial de l’avoir à mes côtés pendant ce temps-là. »





















