Pendant quelques heures, on oubliera un peu tout le bruit qui entoure la date limite des transactions, jeudi soir, quand les Sénateurs poursuivront leur voyage dans l’ouest en rendant visite aux Flames de Calgary.
Les Sénateurs ont subi un revers de 5-4 en prolongation à Edmonton dans leur dernier match. Ils ont récolté au moins un point au classement dans huit de leurs neuf derniers matchs. Au moment d’écrire ces lignes, ils accusent un retard de six points sur l’équipe qui détient le dernier ticket pour les séries éliminatoires.
« Ça fait partie de la vie à cette période de l’année. Je crois que les gars ont l’habitude », dit Travis Green au sujet des conversations qui accaparent les ondes télé et radio canadiennes depuis environ une semaine. « C’est une partie intéressante de l’année, si vous voulez mon avis. Les entraîneurs et les joueurs sont à l’affût. Tout le monde veut savoir ce qui se passe à travers la ligue. Après quelques années, on finit par s’habituer. »
« C’est une semaine un peu folle. Il faut juste apprendre à ignorer les rumeurs et les autres sources de distraction. Il faut se concentrer sur ce que nous avons à faire. Il faut trouver une façon d’aller chercher les deux points », dit pour sa part Brady Tkachuk.
« D’abord, il faut se rappeler que nous évoluons dans la meilleure ligue au monde. Il faut s’amuser, savourer les grands matchs, profiter des grands moments. Nous allons jouer plusieurs gros matchs d’ici la fin de la saison. L’équipe qui va s’amuser le plus risque d’avoir plus de succès que les autres. »
Green n’a pas voulu confirmer que des changements seront apportés à sa formation, quand il a discuté avec les représentants des médias au terme de l’entraînement matinal à Calgary. Il a réitéré que son équipe se trouvait dans une situation similaire au classement l'année dernière, qu'elle était convaincue de pouvoir se hisser en séries éliminatoires et qu'elle abordait chaque match individuellement.
Ridly Greig est probablement plus excité de jouer ce match à Calgary que ses coéquipiers. Il a grandi à Lethbridge, à proximité de Calgary. « J’ai toujours beaucoup de plaisir ici. Il y a toujours beaucoup de membres de ma famille dans les gradins lors de nos visites. C’est cool », dit Greig.
« Il y a beaucoup de communautés rurales dans le sud de l’Alberta. Tous ces gens ont le temps de voyager durant l’hiver. Lors des gros mois chauds de l’été, ils n’osent pas trop s’éloigner de leurs fermes. En plein hiver, ils ont le temps de se promener. »




















