Travis Green avait plusieurs messages à livrer à ses joueurs après la défaite en deuxième période de prolongation du côté de Raleigh, lundi soir.
« Je crois que nous avons joué tout un match. Nous n’allons pas nous mentir. Ce sont des défaites qui font mal. Il faut accepter de vivre avec cette douleur », a dit Green aux représentants des médias, mardi après-midi, à Ottawa.
« Quand on pourchasse un prix aussi prestigieux que la coupe Stanley et qu’on perd un match comme celui-là, ça fait mal. C’est normal que ça fasse mal. Nous avons quelques jours pour nous ressaisir, pas juste physiquement, mais mentalement aussi. Après une défaite comme celle-là, c’est important. Nous avons été meilleurs dans le match numéro 2 que dans le match numéro 1. Il faudra être meilleurs, encore, dans le match numéro 3. »
Onze joueurs des Sénateurs ont atteint de nouveaux sommets en terme de temps passé sur la glace ans la défaite : Jake Sanderson (quarante-trois minutes et six secondes), Thomas Chabot (40:50), Jordan Spence (39:01), Nikolas Matinpalo (31:03), Tim Stützle (29:05), Brady Tkachuk (28:17), Shane Pinto (28:17), Drake Batherson (27:33), Dylan Cozens (27:25), Ridly Greig (27:09) et Michael Amadio (24:43).
« Je ne pouvais pas me contenter d’utiliser seulement quatre défenseurs. Je ne voulais pas non plus regarder les statistiques pour voir le temps de glace de Chabot et Sanderson. Je ne l’ai toujours pas fait. Il faut savoir bien utiliser notre troisième duo défensif. Nolan Baumgartner a fait du bon travail en ce sens », dit Green.
« Ça représente beaucoup. Quand on regarde Chabby, on a l’impression qu’il pourrait patiner éternellement sans se fatiguer. C’est la même chose pour Sandy. Ce sont deux très bons patineurs. Dans le hockey rude et exigeant des séries, c’est quand même un exploit. Je leur lève mon chapeau. »
Green a également réitéré certains des points qu’il avait soulevés lundi soir après le match concernant les aspects à améliorer pour l’équipe alors que la série se déplace à Ottawa.
« Les deux équipes commettent des erreurs. Le hockey c’est un jeu d’erreurs. On ne joue jamais à la perfection, mais on peut pousser l’adversaire à commettre des erreurs grâce à notre propre jeu. Cela ne signifie pas qu’il y ait une faille dans leur jeu, ni qu’il y en ait une dans le nôtre », a déclaré Green.
« Cela signifie qu’une des équipes fait de bonnes choses, et qu’il faut généralement en faire deux, trois, voire quatre pour se créer une occasion de marquer, ou bien que quelqu’un a commis une grosse erreur, ce qui arrive souvent. Et là, il faut en profiter. »
Les Sénateurs espèrent avoir un peu plus de chance avec la rondelle au Centre Canadian Tire. Bien qu’ils n’aient marqué que deux buts en plus de 150 minutes de jeu jusqu’à présent dans la série, ils ont eu de nombreuses occasions qui ont dépassé le gardien des Hurricanes, Frederik Andersen, mais qui ont été repoussées hors de la zone de but ou ont frappé un poteau.
« Quand on perd, on perd. Nous avons fait du bon travail, tout au long de la saison, quand venait le temps d’oublier les victoires et les défaites. C’est juste une autre soirée qu’il faut oublier », dit Green.
« Après une défaite comme celle-là, il est facile de sombrer dans des pensées négatives. Quand le temps file, on comprend que nous avons fait de bonnes choses dans ce match. On aurait facilement pu l’emporter. Le match s’est décidé sur un coup de dés. Après deux matchs consécutifs sur la route, nous serons contents de retrouver notre domicile. »


















