LAS VEGAS – Zach Werenski s’est exprimé sur son désir de rester à Columbus pour une longue période, sur sa fébrilité en vue de la saison à venir et sur sa confiance envers les Blue Jackets de Columbus lors d’une longue entrevue avec LNH.com à l’occasion de la tournée des médias nord-américaine de la LNH/AJLNH, mardi.
Le plus récent gagnant du trophée Norris, remis au meilleur défenseur de la Ligue, espère être dans une position pour signer un nouveau contrat avec les Blue Jackets l’été prochain afin de continuer à bâtir une culture gagnante à Columbus. Une culture qu’il veut voir naître dès cette saison.
Werenski a encore deux saisons à écouler au contrat de six ans d’une valeur de 57,5 millions $ qu’il a signé le 29 juillet 2021. Il sera admissible à signer une prolongation de contrat avec les Blue Jackets le 1er juillet 2027.
« Je pense que nous allons nous retrouver dans une position où les gens ne se poseront pas de questions sur ma situation, car je crois que nous sommes une équipe de séries, a lancé Werenski. Dans tous les cas, je ne peux pas prolonger mon contrat avant l’été prochain, alors j’imagine que les gens vont spéculer tant que je n’aurais pas signé une nouvelle entente. Je suis prêt à vivre avec ça. Quand je serai admissible, j’espère qu’on trouvera un terrain d’entente, mais d’ici là, je me concentre à jouer à Columbus et à aider cette équipe à participer aux séries. Et je crois que nous allons y parvenir. »
Par cette affirmation, Werenski revenait sur la saga qui l’a entouré au début de la saison morte, alors que certains rapportaient qu’il n’était pas heureux du fait que les Blue Jackets avaient été exclus des séries pour une sixième saison consécutive et qu’il ne prolongerait pas son association avec Columbus lorsqu’il serait admissible à le faire.
Certaines publications suggéraient même que le défenseur de 29 ans avait demandé une transaction, et que les Blue Jackets avaient conclu une entente qui aurait envoyé Werenski aux Stars de Dallas le 30 juin. Werenski aurait refusé la transaction et, le lendemain, le directeur général Don Waddell et lui ont publié des communiqués à propos du désir de Werenski de demeurer à Columbus.
« J’avais l’impression que ça prenait une trop grande ampleur, alors j’ai appelé Don et je lui ai dit : "Nous devons remettre le train sur les rails. Je veux être ici. C’est l’endroit où je veux me retrouver. Je veux gagner ici", a expliqué Werenski. Je lui ai dit que nous devions dire quelque chose pour remettre les pendules à l’heure.
« Ça prenait des dimensions disproportionnées, et ça m’a confirmé que je voulais demeurer à Columbus. Quand tout ça s’est produit, j’ai su que je voulais être un membre des Blue Jackets, que je voulais gagner ici et que je crois en cette équipe. C’était fâchant de lire toutes sortes de choses que je ne savais même pas à mon sujet. Mais je pense qu’au fond de moi, ça m’a vraiment prouvé que Columbus est l’endroit pour moi. C’est ici et avec ce groupe que je veux gagner, et je veux être ici pendant longtemps. »
Werenski soutient qu’il n’a jamais eu besoin de réparer les pots cassés dans ses relations avec l’équipe ou avec Waddell, car les pots ne se sont jamais cassés.
« Don et moi avons une excellente relation, a-t-il dit. Je lui fais pleinement confiance. Je lui ai parlé tout au long de l’été, avant et après cette histoire. J’ai une très bonne relation avec lui. Nous sommes très ouverts dans nos communications. Nous nous parlons tout le temps. C’est d’ailleurs pourquoi c’était facile pour moi de lui envoyer un message texte lui disant que nous devions nous parler au téléphone afin de mettre fin à cette saga. »
Werenski entame sa 11e saison à Columbus. Il a mentionné que le fait d’avoir vu les Hurricanes de la Caroline remporter la Coupe Stanley la saison dernière avait renforcé son désir de gagner avec la seule équipe pour laquelle il a joué, plutôt que de quitter pour tenter de soulever la Coupe ailleurs.
« Je vois les (Jaccob) Slavin, (Sebastian) Aho, (Andrei) Svechnikov, (Jordan) Martinook et (Jordan) Staal. Ils ont participé aux séries pendant plusieurs années avant d’atteindre le but ultime, mais ils ont bâti quelque chose et ils s’y sont accrochés en continuant de travailler sans relâche pour finalement surmonter le dernier obstacle et devenir des champions de la Coupe Stanley, a expliqué Werenski. Remporter la Coupe doit être le meilleur sentiment, mais le faire de cette façon ajoute probablement une saveur encore plus particulière. Réussir à le faire avec un groupe qui est ensemble depuis aussi longtemps, c’est génial. »
Werenski assure que Waddell, l’entraîneur Rick Bowness et lui sont sur la même longueur d’onde à quelques jours de l’ouverture du camp. Il dit qu’il comprend également, maintenant plus que jamais, le pouvoir de ses paroles et l’importance de la communication.
Il sait que les partisans et les journalistes vont peut-être continuer de remettre en question son désir de demeurer à Columbus si les Blue Jackets ratent les séries éliminatoires pour une septième année de suite. Mais il ne s’en fait pas avec cela, car c’est hors de son contrôle.
« Lorsqu’il y a eu l’ombre d’un doute sur ma présence à Columbus, je me suis dit : "Non, ça ne se passera pas comme ça. Je joue à Columbus", a dit Werenski. Ç’a plutôt renforcé mon souhait d’être ici, de jouer ici et de gagner ici. »




















