MUNICH, Allemagne – Ukko-Pekka Luukkonen a eu besoin d’un peu de temps cet été pour remettre en perspective le revers de 3-2 en prolongation dans le match no 7 de la série de deuxième tour contre les Canadiens de Montréal. Une défaite qui a abruptement mis fin aux espoirs des Sabres de Buffalo.
« Tu rumines pendant une semaine ou deux, mais tu essaies de regarder le portrait d’ensemble », a expliqué Luukkonen lors de la tournée médiatique des joueurs européens de la LNH, le mois dernier en Allemagne. « Il y a plusieurs choses qui n’ont pas fonctionné pendant la saison et en séries, mais il y a également beaucoup de choses qui ont bien fonctionné en saison et dans les séries.
« Alors on doit regarder les aspects qui nous ont permis de nous rendre jusque-là. »
Dans le portrait d’ensemble auquel le gardien finlandais fait référence, il faut noter que les Sabres ont connu un départ difficile avec une fiche de 11-14-4, avant de revenir en force pour terminer au premier rang de la section Atlantique et de participer aux séries éliminatoires pour la première fois depuis 2011. Selon Luukkonen, le congédiement du directeur général Kevyn Adams, remplacé le 15 décembre par Jarmo Kekalainen, a servi d’appel au réveil à Buffalo, alors que l’équipe se dirigeait vers une autre saison décevante.
« Quand le DG se fait montrer la porte de sortie, tout le monde réalise que la façon de faire les choses doit changer, que l’équipe doit commencer à gagner sans quoi ce seront les joueurs qui seront échangés, a dit Luukkonen. Alors je pense que c’en est simplement venu à un point où nous avons compris que nous devions commencer à jouer de façon plus proactive, à jouer davantage avec la possession de la rondelle et à adopter un style de jeu plus rapide. »
Après le 16 décembre, les Sabres ont maintenu le meilleur dossier de la LNH (36-9-5), puis ont affiché le deuxième meilleur rendement offensif (3,74 buts par match, à égalité avec les Hurricanes de la Caroline) et le deuxième meilleur rendement défensif (2,62 buts par partie) du circuit. Dans un ménage à trois devant le filet avec Alex Lyon et Colten Ellis, Luukkonen a conservé une fiche de 22-9-3 avec une moyenne de buts alloués de 2,52, un taux d’efficacité de ,910 et un blanchissage en 35 matchs de saison régulière.
Luukkonen a obtenu le départ pour les deux premiers matchs de la série de premier tour contre les Bruins de Boston, mais Lyon a pris le relais pour les sept matchs suivants avant que Luukkonen n’obtienne une deuxième chance dans un gain de 3-2 face aux Canadiens pour le match no 4. Il a conclu le parcours éliminatoire avec une fiche de 3-3, une moyenne de 3,18 et un pourcentage d’arrêts de ,876 en six présences (cinq départs), dans ce qui était sa première expérience en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
Il assure en avoir tiré des leçons.
« J’ai appris qu’en saison régulière, tu peux t’en tirer à l’occasion avec une performance ordinaire. Mais en séries, il n’y a pas de place à l’erreur, a mentionné le gardien. Tout est amplifié quand arrivent les séries. C’est souvent une partie d’échecs entre les deux équipes et tu attends que l’adversaire commette une erreur. »
Ayant revu la séquence à plusieurs reprises, Luukkonen estime que plusieurs choses entrent en ligne de compte sur le jeu du but gagnant d’Alex Newhook en prolongation dans le match no 7 contre Montréal. Se servant du défenseur Rasmus Dahlin comme écran sur une contre-attaque, Newhook a décoché un tir des poignets du haut du cercle gauche et la rondelle s’est faufilée entre le gant et la jambière gauche de Luukkonen. La rondelle a possiblement effleuré Dahlin, donnant à la rondelle une trajectoire descendante.
« Il y a un écran en mouvement, a noté Luukkonen. J’étais en quelque sorte dans une position trop haute et je devais réagir sur un tir bas. Je pensais que le tir allait être haut, mais ce ne fut pas le cas. C’est difficile pour un gardien de lire un lancer quand la rondelle n’est pas à plat sur la glace.
« Je ne sais pas si elle a touché quelque chose ou non. Au bout du compte, ce n’est pas de cette façon que tu veux voir une saison se terminer. »


















